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La prison, ça n'arrive pas qu'aux autres
Zoummeroff Philippe ; Guibert Nathalie
ALBIN MICHEL
19,35 €
Épuisé
EAN :9782226170897
Surpopulation, taux de suicide en hausse, trafics de drogue, illettrisme, misère humaine... Les prisons françaises, où les détenus sont parfois confinés à trois ou quatre dans une cellule de 9m2, sont dans une situation qui ne cesse de se dégrader. A tel point qu'elles ne jouent plus leur rôle - celui de réinsérer - mais encouragent au contraire à la récidive une population aujourd'hui majoritairement composée de délinquants sexuels, de toxicomanes et de malades mentaux. Au fil d'une enquête nourrie de sources officielles et au hasard de rencontres improbables, Philippe Zoummeroff, qui se consacre depuis des années à la condition pénitentiaire, et Nathalie Guibert, journaliste au Monde, nous ouvrent les portes d'un univers que beaucoup d'entre nous se refusent à voir. Et envisagent des solutions à un problème qui nous concerne tous. Un document dérangeant pour comprendre la réalité d'un système qu'il est urgent de repenser, selon les auteurs qui font le pari de la volonté, en commençant par réhumaniser l'univers carcéral.
La société change, le crime fait désormais partie intégrante de la vie du citoyen et la justice pénale française du XXIe siècle se doit de tout allier : principe de liberté et valeurs humanistes, effectivité de la réponse pénale et dimension symbolique de l'acte de juger, universalité de la sanction et principe d'individualisation, souci de la responsabilité et sens de la peine, prévisibilité et réinsertion sociale... Face à l'ensemble de ces changements, le citoyen se sent toutefois étranger pour comprendre les ressorts de la criminalité et de son traitement, parce qu'il y a des déterminants auxquels il n'a pas accès. Outre les éléments inhérents au rituel judiciaire, ou ceux relatifs à l'absence de discipline criminologique, il y a surtout le nouveau paradigme traversant la pénalité. Ce dernier est fait d'immixtions tacites du modèle anglo-saxon dans les trois piliers sur lesquels repose le système pénal français à savoir un axiome normatif, une philosophie politique et depuis peu un modèle économique. Aussi, entrer dans la fabrique de la loi, depuis le cabinet du JAP, ce juge qui se trouve au coeur de la politique pénale, constitue une opportunité pour comprendre et saisir les enjeux d'une justice moderne tout autant qu'une démarche originale se situant au carrefour de l'audit sur la fonctionnalité de la sanction et de l'ethnographie du champ pénal.
Résumé : Si le nom de Thomas Edison (1847-1931) évoque à tous le téléphone ou l'ampoule électrique, nous devons reconnaître que la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands inventeurs du monde sont largement ignorées. Autodidacte, petit marchand ambulant dans les trains, Edison s'intéresse pourtant très tôt aux techniques et dès l'âge de 22 ans présente sa première invention : un enregistreur de vote. Ainsi débutait une longue vie de créations qui devaient le rendre si populaire en son temps, au point qu'à l'annonce de sa mort, toutes les lumières électriques des Etats-Unis furent éteintes quelques minutes. Est ici présentée l'une des plus complètes biographies sur un personnage paradoxalement célèbre et méconnu. Il nous éclaire sur l'oeuvre du génial inventeur et sur les controverses relatives à la paternité de certaines découvertes.
Aouli Smail ; Redjala Ramdane ; Zoummeroff Philipp
Les Algériens et les Français honorent la mémoire d'Abd el-Kader depuis des générations, mais les uns comme les autres n'ont pas toujours mis en vedette les mêmes aspects de la vie et du rôle de ce personnage fascinant et complexe. Pour magnifier sa victoire sur un adversaire indomptable et longtemps invaincu, la France ne pouvait qu'exalter sa bravoure et sa loyauté _ au demeurant bien réelles _, et elle en a quasiment fait l'un des héros de sa propre histoire ! Les Algériens, de leur côté _ en particulier durant la guerre d'indépendance _, ont souligné son esprit de résistance et son action dans la construction d'un pays dépourvu, à la différence de ses deux voisins du Maghreb, d'unité politique en 1830. Mais l'idéologie laïcisante du FLN l'a conduit à négliger sinon à occulter l'influence spirituelle de l'émir. C'est pourquoi les travaux sur Abd el-Kader, peu nombreux, demeuraient tributaires de visions unilatérales ; en outre, une grande partie des archives n'avaient pas été explorées. Portant un regard nouveau, sans passion, et bénéficiant de documents inédits, trois historiens _ deux Algériens et un Français _ de sensibilité différente restituent l'émir en son temps, lui donnant notamment sa pleine stature religieuse et mystique. Smaïl Aouli est enseignant. Ramdane Redjala, historien, est collaborateur du professeur André Miquel au Collège de France ; il a publié Le PRS-CNDR et le FFS (1988), et est co-auteur d'Algérie, deux cents ans de pouvoir (1992). Philippe Zoummeroff, collectionneur, est historien.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin