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Après la tragédie, la farce ! Comment l'histoire se répète
Zizek Slavoj ; Bismuth Daniel
FLAMMARION
8,20 €
Épuisé
EAN :9782081249660
Des milliards de dollars ont été déversés au coeur du système bancaire mondial, mais pourquoi n'avoir pas employé ces mêmes forces pour éradiquer la misère du monde et conjurer la crise environnementale? "Nous faut-il une autre preuve, demande Zizek, que le Capital est devenu le Réel de nos vies, un Réel dont les impératifs l'emportent en despotisme sur les plus pressantes exigences de notre réalité?" Analysant l'implosion soudaine de la sphère financière, Zizek souligne. à la suite de Hegel, Marx et Marcuse, que la répétition de la tragédie sous forme de farce est parfois plus terrifiante que la tragédie initiale. "Le philosophe le plus dangereux d'Occident" passe au crible l'envahissante vision libérale du monde, cette idéologie qui nous fait croire en un lien naturel entre capitalisme et démocratie, se déguise sous les oripeaux libertaires du pseudo-esprit de 68 qu'elle a parfaitement intégré, et nous raconte des histoires semblables à la saga populiste, "humaine, trop humaine", d'un Berlusconi. A ceux qui se résignent à l'alternative entre un capitalisme "socialiste" à l'occidentale et un capitalisme "autoritaire" à l'asiatique, Zizek rappelle qu'il existe une autre voie: il évoque la leçon de Lénine "commencer à partir du commencement, encore et encore", questionne les thèses de Négri sur les multitudes agissantes au sein de la sphère sociale globalisée et considère la position de Badiou pour qui le communisme reste un ultime, et peut-être indépassable, horizon. Après la tragédie, la farce! est un appel tonique aux forces de gauche pour qu'elles se réinventent.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Slavoj Zizek est tout autant philosophe que cinéphile, et Lacrimae rerum en est certainement la preuve. A travers les oeuvres de quatre réalisateurs majeurs, Krzysztof Kieslowski, Alfred Hitchcock, Andreï Tarkovski et David Lynch, c'est tout le cinéma contemporain qui est passé au crible de ses analyses percutantes. Son usage de Lacan ouvre des perspectives nouvelles et productives dans l'analyse cinématographique, qui sont aussi l'occasion d'aborder les questions de l'éthique politique, de la subjectivité, de l'altérité, des droits humains, du postmodernisme ou encore du pluralisme culturel.
Résumé : De février à mai 2020, reclus dans sa maison de Ljubljana, Slavoj Zizek observe ce qui se passe à l'échelle du monde. La pandémie a mis à nu ce que nous parvenons d'ordinaire à accepter ou à dissimuler : la barbarie à visage humain dans ses multiples formes. Zizek traque les virus idéologiques qui ont favorisé l'apparition et la dissémination de la Covid-19, mais aussi ceux que la pandémie active ou réactive, les virus du racisme, des fake news, des théories du complot. Il forme le voeu d'un autre type de contagion, propice à l'invention d'une société nouvelle qui ne pourra s'actualiser que dans la sobriété et une solidarité inconditionnelle. Une société où la vie de tous aura la même valeur. "Je ne suis pas un utopiste, et je n'en appelle pas à une solidarité idéalisée entre les peuples. Au contraire, la crise actuelle démontre clairement à quel point une solidarité et une coopération mondiales conditionnent la survie de tous et de chacun, à quel point un égotisme rationnel est la seule attitude valable."
En engageant la pensée deleuzienne en territoire philosophique "ennemi", en la confrontant à celles de Lacan et de Hegel, Slavoj Zizek s'efforce de penser Deleuze et de penser avec lui hors des sentiers battus. S'appuyant comme à son habitude sur l'analyse d'objets culturels en apparence hétérogènes, de Hitchcock à Fightclub en passant par la théorie psychanalytique, Zizek détourne la pensée deleuzienne et expose une ligne de divergence qui traverse la pensée critique contemporaine: peut on ne pas être spinoziste aujourd'hui? Ce faisant, il propose à ses lecteurs une manière inédite d'appréhender les termes du débat contemporain sur la mondialisation, la (dé) démocratisation et la "guerre contre le terrorisme". Il définit par là ce qui constituerait, selon lui, un acte véritablement politique en ces temps obscurs.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.