Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sexe évadé
Zimra Georges
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782140317194
La différence des sexes a institué le patriarcat comme la forme d'une domination théologico-politique, phallocentrique, principe de gouvernement et de contrôle des corps et des sexes. Invariant anthropologique, pour certains, histoire évolutive des normes, pour d'autres, la psychanalyse s'est écartée des évolutions et des normes, des fonctions et fictions sexuelles qui s'y rapportent, pour un ordre du discours et des signifiants qui inscrivent le "parlêtre" dans ses modes singuliers de jouissance. En ce sens, le sexe est un évadé de la langue, un évadé du réel, des conformismes et des assignations. Il appelle à penser une altérité irréductible, incommensurable. La vérité du sexe ne se réduit pas au "vrai sexe" , pas plus qu'elle ne se loge sous le scalpel du chirurgien, dans une pratique médicale dite de réassignation sexuelle, ou dans les arrêts d'une juridiction. La confusion en la matière est celle de l'organe et du signifiant, du sexe et de l'identité, de la norme et du désir. L'identité, comme la langue, n'est assignée à aucune place, pas plus que l'histoire n'est figée au cadran d'un passé indépassable. C'est à leurs débordements que nous sommes conviés, à leurs excès, à leurs évasions.
Résumé : Le quotidien chamboulé et touchant d'une petite orpheline qui doit réinventer sa vie avec sa poule rebelle qui rêve de voler et son golem nounou silencieux. Dans le monde où vit la petite Lytha et sa famille, il est possible de lier des enchantements à de l'argile crue grâce à la "margile" , la magie d'argile. Voilà pourquoi, quand elle se retrouve soudain orpheline, c'est un grand golem d'argile qui devient le gardien et le protecteur de Lytha (et de sa poule de compagnie caractérielle). Pas facile de retrouver ses marques quand toute notre vie est chamboulée... Heureusement grâce au golem la petite fille reprend doucement goût à la vie, et une belle amitié se développe entre eux. Mais la tristesse ne se laisse pas si facilement oublier, et Lytha se tourne vers la magie... au risque de tout perdre. Un récit touchant sur le deuil, l'amitié et les poules.
Au siècle des Lumières, la sécularisation du judaïsme avait permis le réinvestissement de l'histoire et du politique. Devenu citoyen, et non plus étranger ou apatride, le juif fut plus allemand que les Allemands. Le mythe du juif errant avait vécu et l'Allemagne devenait la " patrie de l'âme juive ". Au XIXe siècle, la psychanalyse a bouleversé les conceptions de l'homme sur la sexualité, l'identité, la temporalité. Le passé n'est pas révolu, il hante le présent, et le corps est l'espace d'une mémoire archivée à travers les symptômes où s'écrit l'histoire du sujet. Pour Freud, le signifiant juif ne fut pas seulement le signifiant de la révolte et de la résistance à l'antisémitisme, il fut aussi un signifiant éclaté, disséminé, excessif, " quelque chose d'essentiel " qui lui permit de s'extraire de " la majorité compacte ". Il refusa toujours de considérer la psychanalyse comme une science juive mais on ne peut ignorer que la judaïté de Freud regarde la psychanalyse. De la même manière, on ne peut méconnaître sa germanité, avec laquelle il entretenait des rapports ambivalents : " Ma langue est allemande... mais je préfère me dire juif. " L'assimilation fut la ligne de force du discours antisémite. Le nazisme consacra la rupture avec les idéaux de l'Aufklärung. La psychanalyse, considérée comme science juive, fut ravalée au rang de psychothérapie, sacrifiée sur l'autel de l'adaptation, du conformisme et de la soumission qui furent les valeurs d'asservissement de l'idéologie nazie. La race seule désormais suffisait à définir l'homme. Aux nazis qui avaient décrété la supériorité de la race aryenne, Freud répond, comme il répond à Jung, qu'il n'y a pas de race pure et dominatrice, pas d'humanité homogène mais le brassage, le mélange et le métissage des hommes et des cultures. Moïse devient pour Freud le passeur de l'universel, l'affirmation que c'est l'étranger qui habite l'homme. La véritable filiation ne concerne ni le sang, ni la terre, ni le nom propre, mais la puissance vivifiante du Nom-du-Père qui inscrit le sujet dans une généalogie des signifiants, lui permettant de produire l'héritage plus que de le recevoir.
Vous connaissez tous l'histoire de Charles Perrault : la fée Carabosse, vexée de ne pas avoir été invitée au baptême de Belle, ne fait ni une ni deux et lui jette un sort qui la fera trépasser le jour de son quinzième anniversaire. Heureusement, une bonne fée parvient à atténuer le sortilège : Belle se réveillera le jour où un prince daignera lui rouler une pelle. Ce que ce fourbe de Perrault ne vous a jamais dit, c'est que Carabosse s'est depuis repentie. C'est désormais une gentille marraine qui fait tout ce qu'elle peut pour guérir sa filleule des étranges effets secondaires dont elle souffre depuis son réveil. Dans ce troisième tome de "L'envers des contes", justice est enfin rendue à l'ancienne fée maléfique. Vous y apprendrez notamment que sans elle, Belle continuerait à piquer du nez à tout bout de champ...
L’homme occidental est hanté par le deuil d’une origine qu’il ne cesse de vouloir comprendre à travers les mythes, les fables et les religions qui en constituent le récit. Si chaque peuple a son identité, sa manière de vivre, de penser et de sentir, l’homme est-il pour autant prisonnier de sa culture, identifié à ses valeurs, aliéné à ses représentations, assigné à ses croyances ? Si toutes les cultures se valent sont-elles pour autant égales ?Aujourd’hui, le débat sur l’identité traduit un malaise dans la culture. Il s’agit de distinguer entre le pluralisme nécessaire à toute vie démocratique et un multiculturalisme qui peut en être la limite. L’effacement des repères symboliques, le décloisonnement des cultures, le brassage des populations ont favorisé l’émergence d’une identité cosmopolite, clanique. L’homme cosmopolite est un homme sans qualité, de toutes les mémoires mais d’aucune histoire, semblable aux autres mais ne ressemblant à personne. A l’inverse, et dans le même temps, les communautarismes revendiquent une identité inaltérable qui fait du Même l’organisateur du lien social, tandis que les fondamentalismes font des Ecritures le nouveau livre de sciences naturelles et de Dieu l’immense marché mondial des fanatismes. Une identité qui prétend à l’immuabilité ne menace pas seulement le corps social mais porte atteinte à l’idée même d’humanité.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.