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Objets d'art et art de l'objet. Actes du XXIe Colloque Corail
Barbé Dominique ; Perez Michel ; Zimmer René
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343000244
L'art est au centre des préoccupations des nouvelles entités politiques mélanésiennes, au moment même où le marché de l'art international s'intéresse massivement aux productions artistiques, principalement anciennes, des Océaniens. Le XXIe Colloque Corail (Nouméa, juin 2009), Objets d'Art et Art de l'Objet, ouvert un grand nombre de champs disciplinaires (littérature, esthétique, art plastique, histoire, anthropologie, muséographie), a permis de faire un point sur les tensions et les complémentarités qui existent à propos de l'objet d'art océanien, ne serait-ce que dans sa définition. Les différents textes qui composent les Actes éclairent la situation actuelle de la création artistique en Océanie, prise entre le jeu d'une tradition plus ou moins réinventée et celle d'une authenticité dictée de l'extérieur. La création artistique, et la création tout court, semblent bien avoir du mal à sortir du mythe des Mers du Sud.
Le pasteur Maurice Leenhardt (1878-1954), missionnaire en Nouvelle-Calédonie entre 1902 et 1926, fut une figure majeure de l'anthropologie océanienne. En parallèle de son activité de conversion, il a pratiqué l'observation de terrain pour étudier la linguistique, les arts, les mythes ou les activités traditionnelles kanak. Outre des ouvrages qui firent date (Do Kamo, 1947), le pasteur, enseignant à l'EPHE et fondateur de la Société des Océanistes, a laissé une somme considérable de documents, notes, conférences, recueil de données en langues kanak, brouillons ou correspondances... Dans cet ouvrage, issu du colloque organisé par l'université de Nouméa (2019), il est proposé de croiser les regards des spécialistes de l'anthropologie sociale, de la philosophie, de la théologie protestante, de la linguistique kanak, de l'histoire et de l'archéologie de l'Océanie, ainsi que d'archivistes, afin d'éclairer sous de nouveaux angles le legs intellectuel et scientifique de Maurice Leenhardt.
Résumé : Objet, acteur et horizon de la mondialisation, l'océan Pacifique en offre une excellente métaphore. Il incarne la mondialisation en marche. C'est avec son exploration, à partir du XVIIIe siècle, que l'humanité a bouclé le tour de la planète. De nos jours, c'est l'immensité océanienne, avec toute sa diversité, qui conserve à notre monde une complexité encore bien réelle. Il s'agit donc de donner droit à l'altérité, de faire cohabiter toutes les diversités, naturelles, mais également linguistiques et culturelles. L'objet de ce numéro d'Hermès est dès lors de comprendre l'enjeu de la communication et de l'incommunication dans le Pacifique. Il éclaire cette réalité anthropologique : il ne suffit pas que le monde soit traversé d'informations et d'interactions incessantes pour qu'il y ait davantage de communication et de tolérance. Le Pacifique met en lumière l'ensemble des tensions contradictoires qui sous-tendent la mondialisation. Longtemps isolée, l'Océanie ne s'est pas ouverte de son plein gré. Elle a été mondialisée par la force. Le prosélytisme religieux, le capitalisme marchand et le colonialisme en ont spolié les ressources, acculturé les traditions et dégradé les équilibres naturels. Avec moins de remords que d'embarras, les puissances riveraines en ont fait un terrain d'affrontement et d'expérimentation nucléaire. Pourtant, le Pacifique n'a pas été assimilé. La puissance des éléments, l'instabilité des milieux, l'isolement permanent n'ont cessé d'opposer leur inertie aux forces extérieures, inspirant aux Océaniens une résistance latente qui nourrit aujourd'hui leur réveil identitaire, comme elle leur sert aussi d'argument promotionnel. Les atolls, les lagons et les arts premiers sont autant d'incitations à la nostalgie du paradis perdu. Au lieu d'illustrer l'uniformisation des modes de vie, l'océan Pacifique nous invite à une autre mondialisation, opposée aux modèles dominants, une mondialisation du dialogue entre les valeurs, les savoirs et les cultures. Riche de sa diversité, le Pacifique est un des laboratoires de la cohabitation culturelle du XXIe siècle.
Résumé : La Via Francigena, la "Voie des Francs", est le nom donné au grand itinéraire de pèlerinage qui descend à Rome depuis le Nord de l'Europe. Il désigne le faisceau de chemins par lesquels les Francs étaient descendus en Italie au VIIIe siècle. Toutefois, son tracé actuel se fonde sur celui de Sigéric, consacré archevêque de Canterbury à Rome en l'an 990, et du récit de son retour qu'il en a tenu, étape par étape, aujourd'hui conservé à la British Library. De Canterbury à Sienne s'égrènent les cathédrales gothiques comme les grains d'un chapelet, sentinelles d'un temps où l'Europe s'appelait la Chrétienté. En Italie cependant, le baroque domine le chemin que parcourt le pèlerin, les églises et les chapelles, les palais et les villas, et cette Madonna dei Pellegrini due au Caravage, qui l'attend en l'église Saint-Augustin à Rome.
En Océanie, les tabous sont fort nombreux, tant dans la société civile que dans le monde de la recherche. Face à ces tabous et à l'un de ceux les plus puissants, il s'agit ici d'analyser les sources de l'histoire de l'anthropophagie en Océanie en croisant les méthodes et les avancées de plusieurs sciences humaines (anthropologie, archéologie, histoire, analyse littéraire). La tâche est difficile pour deux principales raisons : d'une part, les "récits cannibales" reposent le plus souvent sur des fondements bien fragiles parce que la vision de l'observateur avec ses représentations mentales furent souvent plus importantes que la réalité des faits ; d'autre part, dans le contexte de contacts coloniaux, le cannibalisme océanien était utile aussi bien aux Papous, aux Maoris, aux Kanak ou aux Marquisiens qu'aux Européens. Face à cette difficulté, face à l'opacité inhérente à l'histoire de l'anthropophagie, l'ouvrage déploie une analyse plurielle, scientifique et dépassionnée.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.