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Le cannibale dévêtu. Traces, récits et représentations de l'anthropophagie en Océanie du XVIIIe sièc
Murphy Gwénaël ; Barbe Dominique ; Dulucq Sophie
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753595576
En Océanie, les tabous sont fort nombreux, tant dans la société civile que dans le monde de la recherche. Face à ces tabous et à l'un de ceux les plus puissants, il s'agit ici d'analyser les sources de l'histoire de l'anthropophagie en Océanie en croisant les méthodes et les avancées de plusieurs sciences humaines (anthropologie, archéologie, histoire, analyse littéraire). La tâche est difficile pour deux principales raisons : d'une part, les "récits cannibales" reposent le plus souvent sur des fondements bien fragiles parce que la vision de l'observateur avec ses représentations mentales furent souvent plus importantes que la réalité des faits ; d'autre part, dans le contexte de contacts coloniaux, le cannibalisme océanien était utile aussi bien aux Papous, aux Maoris, aux Kanak ou aux Marquisiens qu'aux Européens. Face à cette difficulté, face à l'opacité inhérente à l'histoire de l'anthropophagie, l'ouvrage déploie une analyse plurielle, scientifique et dépassionnée.
A partir de 1853, la France entreprend la colonisation de l'archipel océanien de la Nouvelle-Calédonie. En quelques décennies, ces îles deviennent une colonie pénale, de peuplement, agricole et industrielle, la plus européanisée de l'Empire colonial français tout en étant la plus éloignée de la métropole, mais aussi un territoire de "haute surveillance" . En effet, vers 1900, ce sont 85 % de la population, Kanak, forçats, libérés ou travailleurs engagés, qui sont soumis à des régimes d'exception. Cet ouvrage propose d'entrer au coeur de l'un des outils de la domination coloniale, la Justice. Comment rendre la Justice aux confins de l'Empire, lorsque les coutumes autochtones sont niées et que l'on prétend imposer un véritable calque de la métropole ? Par la lecture de milliers de procédures "ordinaires" , civiles et pénales, des correspondances des gouverneurs et des procureurs ou de la presse locale, la réalité du terrain apparaît, entre rigidités, adaptations, bricolages et appropriations. Au-delà de l'institution, ce sont surtout les visages, les voix et les parcours de celles et ceux qui formèrent le "peuple des tribunaux coloniaux" de la Nouvelle-Calédonie qui resurgissent à travers cette étude.
Le pasteur Maurice Leenhardt (1878-1954), missionnaire en Nouvelle-Calédonie entre 1902 et 1926, fut une figure majeure de l'anthropologie océanienne. En parallèle de son activité de conversion, il a pratiqué l'observation de terrain pour étudier la linguistique, les arts, les mythes ou les activités traditionnelles kanak. Outre des ouvrages qui firent date (Do Kamo, 1947), le pasteur, enseignant à l'EPHE et fondateur de la Société des Océanistes, a laissé une somme considérable de documents, notes, conférences, recueil de données en langues kanak, brouillons ou correspondances... Dans cet ouvrage, issu du colloque organisé par l'université de Nouméa (2019), il est proposé de croiser les regards des spécialistes de l'anthropologie sociale, de la philosophie, de la théologie protestante, de la linguistique kanak, de l'histoire et de l'archéologie de l'Océanie, ainsi que d'archivistes, afin d'éclairer sous de nouveaux angles le legs intellectuel et scientifique de Maurice Leenhardt.
Résumé : Amandine est bien l'élève la plus maladroite de l'Académie de sorcellerie ! Quel désastre lorsqu'il s'agit d'apprendre à voler à son chat Petitpas ou de fabriquer la potion d'invisibilité. Sans compter les mauvais tours d'Octavie Pâtafiel... Mais un terrible complot se trame : élèves et professeurs pourraient bien être changés en grenouilles ! Retrouve Amandine à l'Académie de sorcellerie ! Malhabile et courageuse, elle ne tardera pas à te séduire.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.