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L'indifférence romanesque. Sartre, Moravia, Camus
Zima Pierre
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747580014
Cette analyse de l'indifférence dans le roman moderne peut être lue comme une continuation du livre sur L'Ambivalence romanesque. Proust, Kafka, Musil paru en 1980, réédité par Peter Lang en 1988 et par L'Harmattan en 2002. Sous-jacente à l'écriture existentialiste, la crise des valeurs à la fois sociales et linguistiques est représentée comme une transition graduelle de l'ambivalence à l'indifférence en tant qu'interchangeabilité des unités sémantiques. Dans le roman de Sartre, cette transition est à l'origine du sentiment de nausée qu'éprouve Roquentin face à la désintégration du " vernis culturel ", face à l'apparition d'une nature menaçante qui a l'air de mettre en question l'autonomie du sujet. Chez Moravia et Camus, elle rend compte du fléchissement de ce sujet et de la réification de la causalité narrative. Le problème de l'indifférence que Moravia et Camus situent au centre de leurs textes, annonce la disparition de la quête du sens dans le Nouveau Roman.
Issues de la philosophie, les théories de la littérature contemporaines ne sauraient être comprises indépendamment de leurs origines historiques. Partant de cette hypothèse génétique, l'auteur se propose de reconstruire les fondements philosophiques et esthétiques des principaux courants de la critique littéraire européenne et nord-américaine et d'établir des rapports dialogiques entre les différentes théories. Dans une perspective historique, ces rapports apparaissent souvent comme des rencontres polémiques entre des esthétiques kantiennes, hégéliennes ou nietzschéennes dont les principales divergences concernent les tensions entre la pensée conceptuelle et le beau (naturel ou artistique). On comprend mieux, dans ce contexte, pourquoi des kantiens comme les New Critics ou des nietzschéens comme Barthes ou G. H. Hartman mettent l'accent sur la polysémie de l'art et s'opposent à l'hégélianisme des marxistes qui tendent à identifier les œuvres à des structures conceptuelles. - Le livre renseigne le public francophone sur des aspects peu connus de la critique littéraire : par exemple sur les affinités entre le formalisme russe, le structuralisme tchèque et l'esthétique de la réception allemande. Le dernier chapitre présente une théorie constructiviste et dialogique de la littérature.
Moins de dix ans après la dissolution du pacte de Varsovie, trois pays postcommunistes, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, deviennent membres de l'OTAN. Comment expliquer ce passage du statut d'ennemi à celui d'allié ? En analysant la rénovation institutionnelle de l'Alliance atlantique, et plus particulièrement le bricolage institutionnel qui entoure la fabrique d'un processus de négociations, et les usages politiques de l'histoire qui émaillent les relations entre l'OTAN, les pays d'Europe centrale et la Russie, cet ouvrage apporte des clés d'analyse renouvelées sur le premier élargissement post-guerre froide. Il déconstruit de ce fait des étiquettes en montrant que l'atlantisme des pays d'Europe centrale a été une construction politique qui résulte tant de jeux politiques nationaux que des passés douloureux, et montre également que l'OTAN n'a pas été réellement une institution socialisatrice. Fondé sur un corpus inédit d'entretiens conduits avec des hommes politiques et des diplomates hongrois, polonais et tchèques, ce livre éclaire sous un nouveau jour les dynamiques postcommunistes. A l'heure où la politique d'élargissement de l'OTAN connaît un certain ralentissement, où la dimension libérale de l'Alliance est questionnée par l'autoritarisme de certains membres, et, où la relation entre l'espace euro-atlantique et la Russie est conflictuelle, il est utile de revenir sur la décennie fondamentale des années 1990 qui a façonné le monde d'après-guerre froide et a posé les bases du nouvel ordre européen.
Renouant avec ses deux ouvrages sociocritiques - Pour une sociologie du texte littéraire (1978, 2000) et Manuel de sociocritique (1985, 2000) -, l'auteur résume les résultats obtenus par une sociocritique orientée vers la Théorie Critique de l'École de Francfort. Il présente des projets partiellement réalisés dans le Manuel et concrétisés ici dans la " Première partie ". La " Seconde partie " est consacrée aux problèmes de l'institutionnalisation des langages et des esthétiques dans le texte littéraire et à l'interaction entre la psychanalyse et la sociologie. Dans la " Troisième partie ", il s'agit d'ouvrir des perspectives historiques et de montrer à quel point les périodes littéraires peuvent être conçues comme des situations à la fois sociales et linguistiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.