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Le mécanicien des roses
Ziarati Hamid ; Pozzoli Marguerite
THIERRY MAGNIER
22,40 €
Épuisé
EAN :9782844209139
C?est à travers le point de vue de cinq personnages que cette histoire nous est racontée. Aux marges du désert, vit Akbar, chef de famille dévot et respecté de tous. A l?insu de sa femme, Akbar échange son fils mort-né avec le bébé conçu par la belle gitane Zoleikha, la maîtresse de son frère. Il appellera l?enfant Khodadad, « cadeau de Dieu ». Une quinzaine d?années plus tard, Khodadad s?enfuit de son village natal avec son cousin Reza mais ses rêves se brisent rapidement. Donya a été une petite fille choyée et heureuse, avant que sa famille ne connaisse des revers de fortune et ne décide de la vendre. Adolescente, elle tombe amoureuse du fils de son patron et, en guise de punition, se retrouve mariée à un homme, Reza, son aîné de dix ans, qu?elle est incapable d?aimer. Leur fille, Mahtab, lui fera retrouver une forme de bonheur. Mahtab est choyée par ses parents et adorée par son père. Elle rencontre un étudiant en droit, Kianush, avec qui elle vit une belle histoire d?amour. Mais les Gardiens de la Révolution les surveillent, et la tragédie s?abat sur eux. Laleh rêve sur son lit d?hôpital. Proche de la mort, elle revoit toute sa vie. Laleh a voué sa vie à un homme, Reza. Celui-ci, qui l?aimait sans doute, a pourtant choisi, à la fin, sa femme et surtout sa fille.
A Téhéran, la famille d'Ali vit bien, tes quatre enfants, soutenus par l'ambition de leurs parents, poursuivront des études supérieures, l'avenir s'annonce plein de promesses. L'arrivée de la télévision à ta maison, le long voyage en voiture vers Ispahan sont les événements majeurs de cette année-là. Puis l'Histoire impose sa loi, l'arrivée de l'ayatollah Khomeini au pouvoir va bouleverser leur destin. Si Puyan, le fils aîné, soutient ardemment la révolution islamique, ses deux soeurs sont contraintes à l'exil... Ali, le benjamin, raconte avec humour et tendresse sa vie dans ces années troublées. Ce roman terriblement actuel nous fait partager l'intimité d'une famille iranienne condamnée à l'exil.
De l'atelier théâtre, plein d'exercices pratiques pour se concentrer, s'exprimer ou improviser, à l'atelier spectacle, pour apprendre à créer une vraie pièce en passant par la partie documentaire, cet ouvrage ludique et très complet, joyeusement illustré par Claire Franek, nous ouvre les portes de tous les théâtres !
2012.Nous habitions la ferme depuis deux ans quand c'est arrivé. Je n'oublierai jamais cette journée, même si je dois vivre mille ans. La ferme n'en était plus une depuis longtemps. Quand mes parents ont acheté les bâtiments, pour une bouchée de pain, seuls les murs tenaient debout. Et encore. Mais il y avait beaucoup de terrain autour et papa disait qu'on pouvait faire quelque chose de sensationnel de la propriété.- Il va falloir se retrousser sérieusement les manches et ne pas se montrer fainéants! s'était-il exclamé, en shootant nerveusement dans une des nombreuses touffes d'orties qui envahissaient la cour.Il s'était tourné vers moi, les sourcils en accent circonflexe, son regard évaluant à la fois la minceur excessive de mon corps de fille de quatorze ans et mes aptitudes à un travail de maçon. Mon père estimait que je m'intéressais trop aux mannequins des magazines de mode.- Tes jolies mains vont déguster, Bertille. Je crois que nous devrions commencer par nous munir d'une collection de gants blindés.«Gants blindés» était son genre d'humour!- Les miennes ne risquent rien? avait riposté Mélinda, ma mère, en levant les yeux vers les fenêtres de l'étage où ne subsistait plus une seule vitre. Je me demande si on a bien fait d'acheter cette ruine. Arthur, mon chéri...- Les mains d'une instit sont sacrées et nous les utiliserons le moins possible, avait coupé papa, se gardant de commenter le bien-fondé de leur acquisition.C'était trop tard.La propriété se composait de deux bâtiments posés au centre d'un vaste terrain lui-même entouré de prés. La ferme proprement dite servait d'habitation et, en face, de l'autre côté de la cour, se dressait une grange, une construction presque aussi massive que l'autre, mais en plus mauvais état. L'ensemble se trouvait dans un hameau nommé le Val Brûlé, soit cinq maisons éloignées les unes des autres, environnées de champs et de forêts. Nous habitions à six kilomètres de Sponge, la ville la plus proche. J'écris «ville» pour ne vexer personne, car Sponge comptait à peine quatre mille habitants.- Une région franchement comique! m'étais-je indignée, en débarquant la première fois au Val Brûlé.Trois corbeaux, pas le moins du monde effrayés, déchiquetaient sous nos yeux, au milieu de la route, la dépouille écrasée d'une bestiole quelconque.
Pour la sortie du prochain album de Bénabar, le 5 décembre, les Editions ThierryMagnier se sont associées à Sony et à la FNAC pour éditer un recueil de l?intégralitéde ses textes, offert dans un coffret avec le CD. En parallèle, une intégrale des textes de ce chanteur-poète moderne paraît:une façon originale de s?approprier l?univers drôle et décalé d?un auteur compositeurincontournable de la nouvelle scène française.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Svevo Italo ; Fusco Mario ; Piroué Georges ; Miche
Tu dois te représenter quelle violence je me suis fait pour sauter à pieds joints dans mes nouvelles occupations. Je dois en être intimement secoué et, lorsque, sans me le demander, mon roman se présente à moi, moi qui ai toujours aimé tout ce que j'ai fait, je reste stupéfait devant l'évidence de mes images, et j'oublie le monde entier. Ce n'est pas l'activité qui me rend si vivant, c'est le rêve..." Italo Svevo, à sa femme, 1900. "Vers la fin de l'après-midi, ne sachant à quoi m'occuper, je pris un bain. Je sentais sur mon corps une souillure et j'éprouvais le besoin de me laver. Mais une fois dans ma baignoire, je pensai:"Pour me nettoyer, être vraiment net, il faudrait que je sois capable de me dissoudre tout entier dans cette eau."En moi toute volonté était si bien abolie que je ne pris même pas le soin de m'essuyer avant de remettre mes vêtements. Le jour tomba. Je restai longtemps à ma fenêtre à regarder, dans le jardin, les feuilles nouvelles des arbres; et, là, je fus pris de frissons. Avec une certaine satisfaction, je pensai que c'était un accès de fièvre. Je ne souhaitais pas la mort, mais la maladie; une maladie capable de me servir de prétexte pour faire ce que je voulais, ou de m'en empêcher" La Conscience de Zeno, chap. VI.
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.
Résumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.