Si les Européens peuvent aisément comprendre que pour un Chinois " l'Union européenne joue un rôle important dans le maintien de l'équilibre du monde sur le plan économique ", ils auront peut-être plus de mal à admettre qu'ils sont globalement perçus comme arrogants, et physiquement tous pareils : " Les Européens sont tous blonds aux yeux verts ". Au-delà des blessures narcissiques éventuelles, l'intérêt de cette enquête qualitative menée par une équipe sino-française à Canton sur la vie quotidienne et la consommation entre 1999 et 2001 est d'abord de montrer les images positives et négatives que les Chinois se font des Européens, afin de permettre un meilleur ajustement des arguments des uns et des autres, dans le cadre de négociations internationales notamment. En ouvrant un pan de la culture chinoise dans ce qu'elle a de plus moderne, la consommation au quotidien, ce livre permet de mesurer le chemin parcouru par la Chine depuis la Révolution culturelle et, par là, sa part de proximité avec le monde occidental.
La notion de confiance est à l'ordre du jour, et se demander quelle confiance les Européens, et plus particulièrement les Français et les Chinois, éprouvent les uns envers les autres, c'est poser non seulement une bonne question mais aussi une question d'actualité. La confiance constitue la base de la compréhension, elle-même la clé de toute communication et de toute coopération, notamment dans le monde qui est le nôtre, caractérisé - avec la mondialisation, l'extension dans le temps et l'espace des activités économiques et l'intensification des échanges entre les pays - par une complexité telle qu'elle est devenue incontrôlable par le marché ou l'autorité. La confiance repose sur de nombreux présupposés, qu'ils relèvent des domaines interpersonnel, culturel, historique... ou économique, législatif, contractuel, etc. C'est une notion universelle mais son contenu peut différer d'une culture à l'autre.
La diversité n'est pas seulement une source potentielle de conflits mais aussi un trésor enrichissant : elle fait découvrir des solutions différentes à un même problème fondamental de l'humanité et permet de connaître les autres cultures mais surtout de reconnaître la sienne propre et d'aller au-delà de celle-ci. Ces débats et discussions entre universitaires et entrepreneurs chinois et français s'attachent aux problèmes observés dans les coopérations interculturelles, le management et l'internationalisation de grands groupes.
Considérée comme l'une des plus grandes voix féminines de la poésie chinoise, Li Qingzhao compose, dans la première moitié du XII ? siècle, une oeuvre rare, délicatement mélancolique. Les Fleurs du cannelier réunit ses poèmes les plus célèbres, à travers lesquels elle évoque l'amour, la perte, la solitude, la nature, ainsi que la mémoire d'un bonheur disparu. Ecrits au fil d'une vie qui aura connu le bonheur conjugal, puis la guerre, l'exil et le veuvage, sa poésie possède une grâce qui se situe à la lisière de la retenue et de l'expansivité.
Avec l'entrée de la Chine dans l'OMC, le terme mondialisation est devenu à la mode en Chine. Enthousiasmés par la mondialisation, on n'a pas encore le temps de se soucier de ce que signifie exactement le terme et de ses implications. On y voit vaguement la modernisation du pays accélérée par la convergence vers les normes internationales en oubliant que celles-ci sont en fait influencées par la culture occidentale et notamment américaine. La Chine, en allant vers la mondialisation, s'expose à un paradoxe incontournable : elle se voit obligée d'assimiler des critères basés sur une culture très différente de la sienne. C'est dans ce contexte qu'a eu lieu le troisième séminaire interculturel sino-français de Canton au cours duquel les universitaires et les entrepreneurs chinois et français ont confronté leurs points de vue sur l'entrée de la Chine dans l'OMC et ses conséquences, sur les stratégies à adopter par toutes les parties face à la mondialisation et sur les difficultés rencontrées au jour le jour dans les entreprises à caractère multiculturel.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.