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La nation et la mort. La Shoah dans le discours et la politique d'Israël
Zertal Idith ; Saint-Upéry Marc
LA DECOUVERTE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782707153791
Depuis la création d'Israël, la Shoah et ses millions de morts n'ont jamais cessé d'y être présents: dans la législation, dans les prières, les cérémonies, les tribunaux, les écoles, la presse, la poésie, les inscriptions funéraires, les monuments et les livres commémoratifs. La société israélienne n'a cessé de se définir en relation avec la Shoah et ses victimes, de se considérer dans un double mouvement d'expiation de leurs fautes et de rédemption de leur mort. C'est cette relation complexe et ambiguë que Idith Zertal analyse avec précision et lucidité. Elle montre le rôle central occupé par les morts de la Shoah dans le débat politique israélien depuis soixante ans, en particulier dans le contexte du conflit israélo-arabe. Auschwitz, dont le retour est perçu comme une éventualité permanente, est devenu la principale référence face à un monde systématiquement défini comme hostile et antisémite: Israël s'est ainsi doté d'une aura de sacralité, qui le rend imperméable à la critique et à une délibération rationnelle avec le reste de la communauté des nations. En outre, l'usage décontextualisé que l'État israélien fait de la Shoah a pour effet d'en dévaluer sa dimension exceptionnelle. Loin de toute polémique, Idith Zertal offre un regard émouvant, dérangeant et remarquablement documenté sur la société israélienne, une réflexion sur l'identité nationale d'Israël, sur la construction de la mémoire collective, sur la culture et la politique de la mort. Son ouvrage a déjà été traduit et publié en plusieurs langues.
Résumé : Quatre décennies ont passé depuis la guerre de 1967 et depuis, au mépris du droit international qui interdit aux Etats occupants de transférer une partie de leur population dans le territoire occupé, des citoyens juifs d'Israël n'ont cessé de s'installer au-delà de ses frontières. Ce livre est la première tentative d'appréhender dans sa globalité le phénomène des colonies juives en Palestine. Il rassemble des données éparses, souvent cachées, rarement mises en perspective. Tous les gouvernements successifs d'Israël, quelle que soit leur couleur politique, des figures aussi diverses que Moshe Dayan, Shimon Peres, Ehoud Barak ont encouragé l'établissement de nouvelles colonies. Ce soutien a pris aussi bien la forme de décisions politiques et budgétaires que celle d'un laxisme caractérisé envers le non-respect de la loi. La montée en puissance du mouvement de colonisation, avec l'apparition brutale dans la sphère publique, après juin 1967, de mouvements aux modes d'action uniques, comme le Gush Emunim fait face à l'effondrement progressif des institutions étatiques. Incapable de transformer la victoire militaire de 1967 en paix, Israël s'est ainsi empêtré dans le bourbier humain, moral, social, financier et politique de la colonisation.
Nejma, une française qui vient de casser avec son mec, part sur un coup de tête à Los Angeles. Accueillie là-bas par un couple de jeunes filles, Aya et Misato, elle va découvrir les charmes subtils de la Cité des Anges... Pour une apprentie fashionista comme Nejma, les anges sont les beaux mecs qu'elle croise partout : ils peuplent les magasins de vêtements et n'hésitent pas à proposer des tu-niques pour satisfaire leur nouvelle cliente, ils servent du café robusta et font bouillir la crème fraîche comme des dieux... La french touch de Nejma sera-t-elle à la hauteur d'une nouvelle vie composée de hot couture et de bitch volley ? Au pays des excès et sous le soleil torride de L.A, ce sera à coup sûr La La Glande et Californication !
Résumé : 1945 : la fin de la guerre jette dans les camps de personnes déplacées des dizaines de milliers de Juifs rescapés des camps de la mort. Face à eux, outre l'Angleterre, deux acteurs. D'abord les politiques : Ben Gourion et l'exécutif sioniste. Pour eux, la question est simple. Le génocide nazi a mutilé à jamais le judaïsme européen. L'Angleterre maintient la stricte limitation de l'immigration. Contre elle, ils décident d'organiser cette immigration, légale ou clandestine, du maximum de survivants, quoi qu'il en coûte. De 1945 à mai 1948, 64 navires transporteront 70 000 personnes vers la Palestine. 3 000 à peine pourront y demeurer. Les autres seront refoulés et internés, à Chypre notamment. Ensuite, sur le terrain, en Italie, en France, dans les Balkans, des émissaires, dûment mandatés par la direction sioniste. Anciens des kibboutz, rompus à l'action clandestine, ces hommes de l'ombre sauront aussi s'adresser à l'opinion internationale, organiser et décider. On lira ici le récit de leurs opérations, qui sont autant d'aventures, et leur portrait attachant. L'affaire de l'Exodus est analysée en détail et sans complaisance. Pour Idith Zertal, l'immigration clandestine a été aussi un instrument d'action et de propagande politique, à l'intérieur du mouvement sioniste et contre l'Angleterre, parfois au détriment des rescapés. Le livre se conclut par une interrogation et une méditation sur ce que fut, d'abord sur les rivages palestiniens, puis plus tard, la rencontre ambiguë entre les rescapés du nazisme et la communauté juive de Palestine.
Résumé : 'Plat du Jour' est une histoire d'amour racontée à travers la nourriture. Plus portée sur le chagrin que sur l'amour, sur les ballonnements que sur la nourriture, la première collaboration entre Melek Zertal et Christina Svenson affirme la magie des petites erreurs. Apprendre à nouer les queues des cerises en noyant ses larmes dans un verre, observer la Voie lactée depuis une station-service, jeter un emballage de chocolat qui reflète un visage familier... Tant de situations qui nous font nous rappeler : Le plat du jour sera différent demain. Titre original : Today's special
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.