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L'homme aux herbes
Zermatten Maurice ; Berchtold Jacques
FLORIDES HELVET
10,00 €
Épuisé
EAN :9782940749928
Depuis des générations, la souffrance et la mort reculent devant les Colas, père et fils. Leur don s'hérite, il vient du fond des âges et d'une connaissance intime de la nature : la santé s'offre dans les fleurs, les feuilles, les tiges et les racines de cette haute vallée des Alpes. Un jour surgit la route, puis l'automobile, puis le médecin diplômé, et désormais seules comptent ces nouveautés. De guérisseur, Colas est ravalé au rang de charlatan, et à son drame personnel s'ajoute celui de voir s'éteindre des connaissances millénaires. Publié pour la première fois en 1980 aux Editions Denoël, puis en 1983 aux Editions L'Age d'Homme, L'homme aux herbes est accompagné, dans la présente édition, d'une préface originale de Jacques Berchtold, professeur titulaire à l'université de Genève, directeur de la Fondation Bodmer et écrivain. Maurice Zermatten est né en 1910 à Saint-Martin, dans le canton du Valais. Il a été professeur à Sion, où il a exercé également de nombreuses activités civiques et culturelles. Evoquant le plus souvent le Valais, son oeuvre (romans, essais, pièces de théâtre) a rayonné bien au-delà des frontières suisses et a été couronnée à de nombreuses reprises : Grand Prix suisse du théâtre (1954), Prix Gottfried-Keller (1959), Grand Prix catholique de littérature (1959) ou encore Grand Prix de l'Académie française pour le rayonnement de la langue française (1974). Maurice Zermatten s'est éteint en 2001, à Sion.
Cet ouvrage retrace mon premier périple, celui d'une jeune femme tout juste entrée dans la vingtaine et partie seule en quête de réponses face à un monde qui l'intrigue et la bouleverse à la fois. De l'Afrique à l'Australie en passant par l'Asie, je vous propose de découvrir, au fil de ce voyage à travers les continents et vers les limites de ma conscience, les états d'âme d'une Occidentale insouciante brutalement confrontée à d'autres réalités. Porte-parole parmi tant d'autres d'une génération s'élançant aux quatre coins du monde, je vous emmène avec moi afin que vous puissiez comprendre ce que nous y trouvons, et, je l'espère, vous rappeler le privilège immense que nous avons de tous faire partie, ensemble, d'une planète si belle et si diverse. Cinq mois, huit pays, trois continents, et une vie changée à jamais. Vous êtes prêts ?
Résumé : L'auteur présente sa vision optimiste du fonctionnement de l'être humain sur la base des connaissances psychologiques, neurologiques et issues de la psychologie sociale. Il montre comme chacun se développe en interaction avec son milieu et comment ses expériences de vie l'amènent à mettre en place des mécanismes de défense qui vont peser sur son fonctionnement psychologique dans sa vie quotidienne. Dans une deuxième partie, il explique comment la méthode Tomatis fonctionne et permet de soulager le psychisme, permettant à toute personne de cheminer vers la liberté d'être lui-même et de vivre en authenticité.
Je suis un sentimental. C'est une sorte de faiblesse, je sais, une sorte de maladie, je sais. Vous en riez ; vous pouvez bien en rire, ça m'est complètement égal. Je ne suis pas un mou, je ne suis pas un lâche, je ne crois pas, je suis seulement un sentimental : je n'aime pas les murs. C'est un défaut, je sais, mais je n'ai pas le choix. Je n'aime pas les murs. Je ne dis pas les vieux murs, pierre de taille et fissures, je ne dis pas les murs irréguliers, leurs interstices inégaux, mousses et mortiers, tous les jeux de la lumière à leurs surfaces, non, je dis les murs que certains croient bon de dresser entre eux et moi, entre eux et vous, entre eux et eux, et ces murs-là sont de béton, lisses et inaltérables, ils ne se laissent entamer par rien, c'est du moins ce qu'ils prétendent, il leur faut ça pour se protéger, c'est du moins ce qu'ils croient ; moi je les soupçonne d'être plus fragiles et plus faibles que moi, je suis un sentimental pourtant, tenez, je me demande si derrière leur mur, à chaque fois, ce ne serait pas par hasard un sentimental qui se cache et se réfugie. Un sentimental qui s'ignore. Ou un sentimental qui se méfie de lui-même plus encore que de vous ou de moi".
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
La confession du pasteur Burg est un récit de neige et de feu. Car la faute obsède, au pays de Calvin. Le sentiment de culpabilité taraude les âmes et les coeurs. Il est le plus souvent lié à la chair, objet d'angoisse et de fascination : Geneviève. La vocation métaphysique, d'autre part, ou sa plus naturelle intuition, rend plus aigu, plus érodant, l'effet de l'introspection. Jean Burg se manifestera-t-il en vengeur ? Mais Geneviève révèle et change : elle est, au sens propre, celle qui annonce, l'évangéliste s'incarnant enfin au regard du juge médusé. La médiation de Geneviève gomme toute faute, le péché cède, s'efface, disparaît. Et c'est précisément à cet instant que le récit se crispe, que le drame se mue en tragédie et bascule dans l'immolation. Jacques Chessex L'oeuvre abondante du romancier et poète romand Jacques Chessex (1934-2009), récompensée à de multiples reprises, occupe une place majeure dans la littérature francophone. Seul auteur suisse à avoir reçu le Prix Goncourt (en 1973 pour L'Ogre), Jacques Chessex est mort soudainement d'une crise cardiaque alors qu'il participait à une conférence autour de l'adaptation théâtrale de La confession du pasteur Burg à la Bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains.
Résumé : À l'aube de la quarantaine, Anne Cuneo, alors maman d'une petite fille de neuf ans, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui pourrait lui être fatale. Elle-même a perdu son père alors qu'elle n'était qu'une enfant, et a toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu ; elle décide donc de raconter sa jeunesse et de retracer son cheminement intérieur afin que sa fille, si un jour elle en éprouve le besoin, puisse comprendre cette mère qui risque de s'en aller trop tôt. Remontant aux sources de son éveil à la conscience, l'auteure évoque sa vie en Lombardie dans une famille de la bourgeoisie italienne, puis sa condition d'immigrée en Suisse, revenant sur un parcours marqué par les brimades de la discrimination mais aussi par la conquête de l'émancipation. Anne Cuneo (1936-2015), née à Paris de parents italiens, a passé son enfance en Lombardie d'où elle a émigré en Suisse avec sa mère et son frère. Après des études de lettres à Lausanne, Londres et Florence, elle travaille comme journaliste et traductrice. Elle a écrit plusieurs récits autobiographiques, des romans historiques et policiers, des études sur le cinéma et le théâtre, ainsi qu'une quinzaine de pièces. Lauréate du Prix Schiller en 1979 pour l'ensemble de son oeuvre, Anne Cuneo compte parmi les écrivains les plus populaires de Suisse romande.