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Pour vivre ici
Zénon Sophie
LOCO
30,00 €
Épuisé
EAN :9782919507856
Sophie Zénon a développé une recherche autour du site du Hartmannswillerkopf (HWK), rebaptisé "Vieil Armand" après guerre, dans le massif des Vosges. Elle y questionne la notion de restitution de la mémoire d'un lieu de conflit de la première guerre mondiale. La spécificité de cet endroit est d'avoir été une ligne de front à la frontière entre la France et l'Allemagne. Pour vivre ici, titre emprunté à un poème de Paul Eluard, puise sa source dans une mémoire du conflit encore aujourd'hui très vive parmi la population. A mi-chemin entre recherches documentaires et esthétiques, ce livre propose une interprétation du lieu à partir de sa forêt (et notamment des arbres qui la constituent) et une approche du site par ceux qui le vivent, le côtoient, le pratiquent. Paysages "vibrés" , lumières éblouissantes, superpositions de documents d'archives et d'éléments naturels réalisées in situ constituent la trame d'une écriture photographique personnelle pour rendre compte tant de "l'esprit des lieux" que de la manière dont les hommes ont aujourd'hui appris à vivre avec cette forêt chargée d'Histoire. Des textes issus d'entretiens avec Raoul Ermel, ébéniste vivant sur la commune de Wattwiller et grand connaisseur du site, témoigne de manière sensible de sa relation à la forêt. Ses commentaires autour des photographies d'arbres de Sophie Zénon, nous disent tout l'émerveillement, mais aussi les croyances populaires attachées au lieu. Cette voix singulière alterne dans le livre avec des extraits d'un journal de 1915 écrit par l'aspirant Henri Martin, publié en 1936 aux éditions Payot sous le titre Le Vieil Armand : il y évoque, lui aussi, mais en pleine guerre de tranchées, la même forêt.
Pour les amateurs, l'ouverture anglaise est un excellent choix : solide mais dynamique, elle permet de se fier à des plans de jeu qui ont fait leurs preuves même au plus haut niveau. La compréhension des idées est ici particulièrement importante, et les explications d'un grand maître, spécialiste de la variante, apportent beaucoup
Un Petit groupe d'enfants de 9 à 11 ans de l'école primaire Vitruve à Paris, découvre le regard singulier du photographe britannique Partin Parr, son goût des autres, sa curiosité déconcertante. La rencontre de leurs mots et de ses images. Des écrivains en herbe arpentent la planète Martin Parr pour se raconter et nous raconter... Le monde décapant du photographe revu et corrigé.
Selon La Fontaine, Reims « est l'ornement et l'honneur de la France ». Liée intimement à l'histoire nationale, la cité des Sacres semble immuable, gardienne d'un patrimoine varié et exceptionnel. Ce nouveau livre propose un voyage sensoriel et temporel, mettant en scène des oeuvres mondialement connues et partant à la découverte d'histoires secrètes. Reims n'est pas une belle endormie. C'est une ville qui a survécu aux intenses bombardements de la première guerre mondiale, à deux millions d'obus. C'est une ville en perpétuelle mutation, melting-pot d'histoires et d'architectures, où l'antique porte Mars côtoie les halles du Boulingrin Art déco et le nouveau complexe aqualudique.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.