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Tous les savoirs du monde ? La circulation du patrimoine à l'ère numérique
Zaslavsky Floriane ; Bastard Irène
BORD DE L EAU
10,00 €
Épuisé
EAN :9782385190033
Un lieu commun s'est imposé dans le langage politique et culturel dès la fin des années 1990â : numérisation et démocratisation iraient de pair. En abolissant les barrières physiques, Internet devait permettre à tout un chacun de découvrir les collections patrimoniales jusqu'alors conservées entre les murs de bibliothèques et des musées. Les outils numériques allaient enfin rendre accessibles les trésors de l'humanité mis en ligne par les institutions. 25 ans plus tard, il est temps de confronter cette utopie aux usages réels du patrimoine numérisé. Avec la mise en ligne des ressources patrimoniales, de quelle démocratisation parle-t-onâ? Qui utilise ces documents, de quelle manière et dans quel butâ? Comment circulent ces objets hybrides sur l'immensité du webâ? Cet essai s'empare de ces questions en mobilisant les outils de la sociologie des usages, nécessaires pour cerner les publics du numérique et leurs pratiques.
Résumé : Le guide de survie pour inventer le changement ! Comment participer à la construction d'une société inclusive et durable ? Quelle alchimie permet de concilier modèle économique et ambitions sociales et écologiques ? C'est tout l'enjeu de ce guide : donner les clés pour accéder au royaume de l'économie sociale et solidaire et réussir son business à impact positif. Grâce à ses 10 années d'accompagnement d'entrepreneuses et d'entrepreneurs sociaux, son approche aussi pragmatique que décomplexée et son incroyable communauté, makesense sera votre guide pour naviguer dans le monde de l'impact. Au programme : - 29 ateliers pour penser son entreprise à impact - 50 témoignages d'entrepreneuses et d'entrepreneurs engagés - Toutes les idées reçues décryptées Que vous débutiez dans l'aventure de l'entrepreneuriat ou que vous ayez quelques années de vol au compteur, ce livre sera votre compagnon de voyage. Bonne route !
Zaslavsky Floriane ; Beaudouin Valérie ; Kennedy L
Le développement du web a favorisé l'irruption de voix longtemps dominées. Des débats multiples apparaissent aujourd'hui en ligne, portés par des activistes auparavant peu audibles, et dont les trajectoires soulèvent de nombreuses questions : comment une nouvelle génération de militants se fraye-t-elle un chemin de la périphérie vers le centre de l'espace public ? Quelle influence ont les outils numériques sur la construction des discours, le déploiement d'actions collectives et la hiérarchie interne aux mouvements que représentent ces acteurs ? Cet ouvrage s'empare de ces questions en s'appuyant sur l'étude d'un mouvement subalterne indien oeuvrant à la reconnaissance des droits des populations rejetées du système traditionnel des castes et longtemps désignées comme " intouchables ". Le déploiement dès le milieu des années 2010 d'une ethnographie complexe en ligne/hors ligne nourrit cette enquête et pose une méthode vouée à se développer dans le champ des sciences sociales. Il s'agit de dépasser l'écran pour incarner ces voix numériques, puis finalement offrir une réflexion sur l'espace public contemporain et la place qu'y occupent les minorités en revendication.
Katyn! Une clairière dans une forêt de Biélorussie. Une fosse gigantesque. Au fond, en couches superposées, 4100 cadavres d'officiers polonais assassinés d'une balle dans la nuque. Découvert en 1943, ce massacre a pendant des décennies été attribué aux nazis. Mais, avec la chute de l'URSS, les archives ex-soviétiques ont révélé, sans discussion possible, que le 5 mars 1940, c'est Staline et tout le Politburo qui avait ordonné la mort de 25700 personnalités polonaises, dont les officiers prisonniers de guerre. Cet ordre, immédiatement exécuté dans le bois de Katyn, participait du génocide de classe mis en ?uvre par Staline contre les élites d'une Pologne dont il venait de se partager la dépouille avec Hitler. Puis ce fut pendant cinquante ans la lutte acharnée du régime soviétique pour camoufler sa responsabilité dans ce crime de masse et fuir sa culpabilité. Victor Zaslavsky expose ici les pièces inédites de ce terrible dossier où crime et mensonge communistes se mêlent étroitement
Iouri Tynianov (1894-1943) fut autant un brillant théoricien qu'un romancier de grand talent. Son intelligence et sa générosité sont présentes dans chacun de ses écrits et elles furent confirmées par tous ses contemporains. Il fut un membre éminent de l'OPOYAZ (Société d'étude du langage poétique) fondée en 1916 et interdite par le Régime à la fin des années 20. Dans ce texte, Tynianov dresse un bilan, provisoire, de la poésie en 1924. Inventant ce précieux concept d'Intervalle, il est aussi capital dans le détail que plus généralement. Nous sommes frappés par le fait que Tynianov parle déjà d'une sorte de victoire de la prose sur le vers. Cela nous semble d'une étonnante actualité. Nous serions donc encore dans l'Intervalle. Ne doutons pas que des oeuvres émergeront de ce lieu quand la poésie sera à nouveau nécessaire aux hommes.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.