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Les philosophes et la question de Dieu
Zarka Yves Charles ; Langlois Luc
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130542766
La thèse de la mort de Dieu a obsédé, et obsède encore, la philosophie contemporaine depuis Nietzsche au moins, au point qu'il semble que nous devions comprendre notre temps comme celui d'un deuil paradoxal, parce que sans fin, à la mesure de son objet infini. Toutes les considérations sur le désenchantement du monde, la fin de la représentation symbolique, la perte du sens, l'évanouissement de toute perspective eschatologique, voire la fin de la religion, indéfiniment reprises et répétées, en sont la conséquence. Il ne faut cependant pas prendre cette thèse à la légère. Il faut en mesurer tout le poids pour en évaluer la portée: la destitution de Dieu, l'annulation de la transcendance ou de l'ex-cendance, pour reprendre une expression d'Emmanuel Levinas, au-delà des êtres, au-delà même de l'être. La thèse veut dire la chose suivante Dieu est mort, parce qu'il n'aura jamais vécu qu'une vie de représentation, dans la croyance, la foi ou le concept, en tout cas dans l'esprit de l'homme. Il n'aura vécu que la vie que l'homme lui aura prêtée. L'homme et Dieu se faisant ainsi face, il n'est pas étonnant que la thèse de la mort de l'homme ait suivi de près celle d'un Dieu qui n'est plus désormais conçu comme son créateur, mais simplement comme sa créature. La pensée contemporaine peut à certains égards se ramener à cette inversion des rôles et à cette double mort. Mais par là même notre temps ne peut esquiver une question majeure, celle qu'il convient absolument de poser: comment surmonter le nihilisme? Comment surmonter un nihilisme - qui prend parfois la figure de nouveaux dieux - dont la forme extrême a conduit le XXe siècle à la catastrophe, à la barbarie inouïe? Cette interrogation constitue l'horizon à partir duquel la question philosophique de Dieu se trouve ici reposée à nouveaux frais. Que reste-t-il de ce que les philosophes ont dit de Dieu? Que reste-t-il d'un savoir de Dieu, d'un savoir de celui qui dépasse tout savoir? N'y a-t-il là qu'une prétention exorbitante, une illusion qui a traversé la plus grande part de l'histoire de la philosophie? A l'inverse, les manières dont les philosophes ont pensé Dieu ne sont-elles pas susceptibles de frayer de nouveaux chemins à la pensée vers l'altérité, la transcendance? Ne peut-on y trouver un rempart contre des formes de sacralisation nouvelles du séculier qui capturent la subjectivité ou manipulent politiquement les volontés ? L'ambition de ce volume est de restituer l'interrogation philosophique sur Dieu dans sa diversité, sa force et ses métamorphoses, hier et aujourd'hui.
Résumé : L'ouvrage s'articule autour de deux perspectives. La première consiste à analyser des processus factuels touchant la réalité, mais aussi les représentations, la hiérarchie des valeurs, le statut de la violence au sein des démocraties contemporaines. Il ne s'agit pas de donner une vision globale, mais de mettre en évidence des transformations singulières, obscures et inaperçues qui affectent pourtant profondément la politique et sont susceptibles de rendre compte des dérives de la démocratie aujourd'hui. Ainsi, le monstre ordinaire, le maître anonyme, la nouvelle trinité sont des concepts qui permettent de comprendre les métamorphoses du rapport entre la norme et sa transgression, la mise en place de nouveaux dispositifs de domination ou encore l'hégémonie de valeurs purement instrumentales. La seconde est normative, elle entend dépasser les faits pour s'interroger sur notre capacité à repenser et à changer le cours des choses au plan politique. Il en va ainsi de la reconsidération de la notion de légitimité démocratique, de la distinction des différents modes de consultation des populations, de l'élucidation des modes d'identification collectifs, des réflexions sur les conditions d'une laïcité vivante.
Résumé : Le pouvoir est devenu l'élément central du politique à l'époque moderne et contemporaine, à distance des conceptions sur le meilleur gouvernement ou la société idéale. Toute réflexion sur les institutions, les lois, la justice, le droit, le gouvernement, l'homme d'État y reconduit inévitablement. C'est en revenant ainsi au pouvoir que la pensée rejoint le réel. Mais qu'est-ce que le pouvoir ? Comment se constitue-t-il ? Par quelles voies s'inscrit-il dans les articulations de la société ? Quels sont ses modes d'institutionnalisation dans les structures juridico-politiques et les codes sociaux qui pérennisent la domination et reproduisent l'obéissance ? Quels sont ses modes de légitimation ? Peut-on en faire l'histoire ? Figures du pouvoir entend répondre à ces questions à travers une double interrogation qui traverse l'ouvrage. 1 / Si le pouvoir n'est pas une essence immuable, quelles sont les figures qui l'ont successivement défini à l'époque moderne et contemporaine ? 2 / Le pouvoir n'est pas séparable de la manière dont il est exercé : comment penser le rapport entre structures de pouvoir et formes de gouvernement en particulier dans les démocraties contemporaines ? Les réponses apportées ont pour objet de déterminer la mesure dans laquelle nous serions aujourd'hui sortis des catégories conceptuelles sur lesquelles la pensée politique moderne s'est construite.
Résumé : Le débat sur l'opposition entre monarchie et république à l'époque moderne, c'est-à-dire sur l'établissement d'un régime républicain qui suppose la destitution de la personne sacrée du roi, la redistribution des pouvoirs, la réévaluation de la loi et le remodelage de l'espace social, se cristallise le plus souvent, en tout cas en France, autour de la Révolution de 1789 et de ses conséquences. Mais le caractère indéniablement décisif de la Révolution française ne doit pas masquer une autre " révolution " qui se produisit, en Angleterre, un siècle et demi plus tôt, de 1640 à 1660, et dont les conséquences ont été également importantes quoique profondément différentes, ne fût-ce que parce qu'elle demeura une affaire intra-britannique. Ce qui s'est joué en ce moment que Hobbes nommait, dans son Béhémoth, " le point le plus élevé du temps ", c'est d'abord cet acte absolument inouï dans l'histoire européenne : le jugement et l'exécution de Charles Ier, monarque de droit divin et ensuite, la proclamation de la république qui allait bien vite se transformer en régime autoritaire sous la conduite du Lord Protector, Olivier Cromwell. Ce sont certains aspects de l'effervescence théorique auxquels ce basculement a donné lieu, à la fois en Angleterre et dans d'autres pays européens, que nous avons voulu soumettre à l'analyse dans ce volume. Celui-ci commence cependant en amont de l'exécution de Charles Ier et traite du rapport entre monarchie et république, au-delà d'une seule réflexion sur le cas anglais, ou plutôt britannique, dans le XVIIe siècle européen, mais le débat britannique constitue une sorte de centre de gravité du volume. Sur le plan théorique, le retour sur ce débat et ses répercussions en Europe conduit à des interrogations comme celles-ci : 1/ quelle est la relation entre les théories de la république au milieu du XVIIe siècle et celles qui prévalaient dans l'Italie de la Renaissance ainsi que dans les Provinces-Unies ?, 2/ quelles sont les mutations que connaît l'idée de république (Commonwealth) à l'époque où se met en place le concept de l'Etat moderne autour de la notion de souveraineté ?
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.