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Figures du pouvoir. Etudes de philosophie politique de Machiavel à Foucault
Zarka Yves Charles
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130514749
Le pouvoir est devenu l'élément central du politique à l'époque moderne et contemporaine, à distance des conceptions sur le meilleur gouvernement ou la société idéale. Toute réflexion sur les institutions, les lois, la justice, le droit, le gouvernement, l'homme d'État y reconduit inévitablement. C'est en revenant ainsi au pouvoir que la pensée rejoint le réel. Mais qu'est-ce que le pouvoir ? Comment se constitue-t-il ? Par quelles voies s'inscrit-il dans les articulations de la société ? Quels sont ses modes d'institutionnalisation dans les structures juridico-politiques et les codes sociaux qui pérennisent la domination et reproduisent l'obéissance ? Quels sont ses modes de légitimation ? Peut-on en faire l'histoire ? Figures du pouvoir entend répondre à ces questions à travers une double interrogation qui traverse l'ouvrage. 1 / Si le pouvoir n'est pas une essence immuable, quelles sont les figures qui l'ont successivement défini à l'époque moderne et contemporaine ? 2 / Le pouvoir n'est pas séparable de la manière dont il est exercé : comment penser le rapport entre structures de pouvoir et formes de gouvernement en particulier dans les démocraties contemporaines ? Les réponses apportées ont pour objet de déterminer la mesure dans laquelle nous serions aujourd'hui sortis des catégories conceptuelles sur lesquelles la pensée politique moderne s'est construite.
Résumé : Pourquoi la démocratie qui, en son principe, est un régime de liberté peut-elle dériver vers la servitude ? Cette question n'est pas nouvelle, elle figurait déjà en bonne place dans la pensée politique de Platon et d'Aristote, pour lesquels cette dérive était inscrite dans la nature du régime, lequel n'était donc pas viable. Elle se retrouve également chez les premiers penseurs de la démocratie réelle moderne, en particulier Alexis de Tocqueville, pour lequel la démocratie est perpétuellement confrontée à une redoutable alternative : promouvoir le goût de la liberté ou, à l'inverse, se dégrader en servitude de m?urs et d'opinion. Or, que cette servitude démocratique, qui est une tendance interne par laquelle la démocratie se détruit elle-même, ne résulte pas d'un pouvoir de contrainte externe mais trouve ses ressorts dans la volonté des individus, nous savons le penser depuis longtemps avec le concept de servitude volontaire d'Etienne de La Boétie. Pourquoi donc parler de nouvelles servitudes ? Parce qu'il n'y a pas lieu d'écrire aujourd'hui un " Contr'un ". La figure du maître a changé, ce n'est plus un maître personnel, un tyran, qui tiendrait sous son pouvoir une multitude effrayée, mais un maître anonyme, sans visage et sans nom propre qui, par de nouvelles voies (processus, consensus, production d'idéaux ou de croyances, etc.), instaure une domination d'un nouveau genre et de nouvelles servitudes. Celles-ci sont analysées ici sur les plans de l'anthropologie, de l'éthique, de l'économie, ainsi que de l'analyse sociale et de la philosophie politique en vue de repenser une liberté civile (individuelle et politique) à la mesure des problèmes de notre temps. Ce livre est une défense de la liberté issue de la convergence des vues, non d'un collectif, mais d'un certain nombre d'individus singuliers, auteurs libres et indépendants, disons intempestifs, qui entendent s'élever contre les formes larvées de servitudes qui se mettent en place dans les sociétés démocratiques. Il s'agit donc de retrouver l'esprit de liberté sans lequel la démocratie se dégrade et se meurt.
Qu'est-ce qu'un point névralgique en philosophie ? C'est une question ou une position particulière, locale, mais autour de laquelle une pensée se joue dans sa totalité. Autrement dit, c'est un lieu de décision philosophique qui n'engage pas seulement la cohérence d'une pensée, mais aussi et surtout sa spécificité et sa teneur. Un point névralgique est donc le lieu d'un choix majeur dont aucune philosophie marquante ne fait l'économie. Dans cet ouvrage sont analysés les principaux points névralgiques de certains des plus grands philosophes contemporains. Il en va ainsi de la question du sujet chez Foucault, ou de celle du pardon chez Derrida, ou encore de celle de la légitimation postmoderne chez Lyotard, etc. Ces points névralgiques ne sont pas les seuls chez ces penseurs, mais ils ont au moins une importance toute particulière et tous ont joué un rôle majeur dans la construction de la pensée occidentale.
Résumé : Comment la pensée médiévale continue-t-elle à agir dans la philosophie juridico-politique moderne, c'est-à-dire dans un horizon intellectuel et historique qui n'est plus le sien ? Telle est la question qui anime les contributions au présent ouvrage. Cette action persistante de la pensée médiévale, qui est en même temps transformation de ce qui agit, est étudiée dans le cadre de trois grandes problématiques. 1. Le transfert de la notion de plenitudo potestatis de l'ordre ecclésiastique à l'ordre politique. 2. Le déplacement d'un univers qui trouvait son fondement en Dieu vers un univers qui comporte, non un, mais deux fondements possibles entre lesquels se développe une tension (laquelle deviendra plus tard une concurrence) : Dieu et l'homme. C'est dans le cadre de cette tension entre les deux fondements théologique et éthique que se forment les doctrines du sujet psychologique et affectif, d'une part, et du sujet de droit, d'autre part. 3. Enfin, la constitution d'une théorie du pouvoir politique sur les hommes qui n'est plus pensée dans les catégories de la propriété des choses alors que celles-ci fournissaient, au Moyen Age, le principe d'intelligibilité de celle-là. Ce volume entend ainsi apporter un éclairage nouveau sur la naissance et la constitution de la philosophie juridico-politique moderne.
Faut-il réviser la loi de 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat? Si cette question comporte une charge affective et politique très forte, c'est qu'elle engage la définition contemporaine de la France comme République laïque. C'est d'une certaine manière la spécificité de l'institution républicaine en France qui est interrogée en même temps que les changements qui sont intervenus dans cette société sur les rapports entre religions et politique, en particulier sur le statut des communautés religieuses qu'elles soient anciennes ou nouvelles. Pour répondre à la question, il fallait d'abord définir le sens qu'avait la séparation en 1905 et celui qu'elle a aujourd'hui sur les plans historique, politique et législatif. Il fallait ensuite s'interroger sur l'utilité de la révision de la loi. La France du début du XXe siècle est-elle la même que la France du début du XXIe siècle? Doit-elle modifier ses lois pour s'adapter au temps présent? C'est l'avenir de la République qui est en jeu. Il s'agit donc pour nous d'éclairer le citoyen aussi bien que le législateur sur les raisons et les effets d'une révision.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.