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Les nouveaux miroirs aux alouettes. L'information entre pouvoir et démocratie
Zarka Pierre
SYLLEPSE
20,50 €
Épuisé
EAN :9782849501030
Les groupes industriels ou financiers dévorent lentement les principaux médias. Ce processus d'accaparement se fait avec trop peu de bruit et de résistance compte tenu des enjeux démocratiques que cela représente. Comment expliquer en effet qu'il y ait si peu de réactions collectives, alors qu'il est bien rare que le questionnement des médias ne vienne sur le tapis et que chaque moment de tension sociale ou politique entraîne de sérieuses récriminations à leur encontre? Ainsi, le référendum sur le projet constitutionnel européen a-t-il donné lieu à la confiscation la plus criante et la plus scandaleuse des moyens d'information au profit des partisans du oui. Ancré dans une constante pratique de dépossession, le système informatif est à la fois le reflet et le reproducteur des rapports sociaux inégalitaires. La question des médias est trop rarement posée par ceux qui entendent changer la société, alors qu'elle est au cœur de la question démocratique. Cependant, une demande croissante d'appropriation collective des moyens de communication et d'une participation active des citoyens et des citoyennes heurte de plein fouet les pratiques médiatiques traditionnelles. Cette distorsion est à la source d'une crise de l'information et de la politique, alors que de nouvelles pratiques de communication de masse commencent à émerger et portent la demande de conceptions émancipatrices. Ce livre cherche à dépasser la dénonciation des atteintes à la déontologie ou au pluralisme politique dans les médias en mettant en valeur les niches démocratiques creusées par ceux qui ne veulent pas les voir réduits à des miroirs aux alouettes ou à des marchands de temps libre pour le compte de Coca Cola. L'auteur conteste le pouvoir des maîtres de l'opinion, décrypte leurs langages et dresse un panorama des expériences alternatives qui dessinent les contours d'un système d'information réellement pluraliste et démocratique.
Zarka Fabrice - Ferré Françoise - Poulard Benjamin
Les fondamentaux de la comptabilité présentés dans un manuel accessible et ancré dans le réel. Chaque chapitre énonce les compétences qu'il va permettre d'acquérir et est structuré de la façon suivante : accroche simple pour faire émerger la problématique du chapitre de façon concrète, énoncé structuré des notions, rythmé par des schémas, tableaux, exemples, encadrés, points méthodologiques, applications variées et progressives (quiz de vérification des connaissances, exercices, cas d'entreprise, activités pour aller plus loin) et leurs corrigés.
Résumé : Qui pouvait prévoir, lors de la mise en place d'un marché commun, d'une monnaie unique et du principe de la libre circulation des personnes, que le projet d'une union de l'Europe risquait de s'effondrer par l'effet conjugué de la spéculation financière et de la remise en cause d'un régime social obtenu par la lutte ? Prévoir l'avenir, en dessiner même des modèles, est vain. Si nous ne pouvons concevoir l'avenir, au moins pouvons-nous avoir prise sur le présent. C'est dans cette perspective que se situe le présent ouvrage : déterminer ce que nous pouvons faire pour que le projet d'Union ne soit pas versé au rebut des utopies humaines, pour que l'horizon de démocratie et de paix qu'il promettait ne disparaisse pas sous les coups redoublés de forces adverses. Telle est la tâche philosophique et politique à relever.
En renvoyant dos à dos les analyses de droite comme de gauche, "antitotalitariennes" ou nostalgiques d'une tragédie stalinienne qui n'a pas seulement tué des millions d'humains mais jusqu'à l'idée de communisme, Paul Ariès montre que ce qu'on nomme le stalinisme fut l'antithèse du communisme ce qu'avaient pressenti beaucoup de bolcheviks dès Octobre. Et pourtant... Au coeur même de la tourmente, les meilleurs esprits avaient imaginé un nouveau mode de vie dans tous les domaines de l'existence. Comme si la famine qui décimait la population ne pouvait pas empêcher de débattre de démocratie, de design, de sexualité, de pédagogie, de culture, d'éducation. La jeune Russie des Soviets fut le pays le plus avancé en matière d'écologie et de conservation de la nature, qu'elle fut le pays où l'on envisagea le plus sérieusement du monde la disparition des grandes villes. L'objectif de Lénine n'était pas de construire le socialisme, et encore moins le communisme, mais de réaliser ce qu'il nommait le "capitalisme d'Etat", dont le modèle fut d'abord l'économie de guerre allemande, puis le taylorisme, le fordisme et le behaviorisme nord-américains. La tragédie russe a commencé sur le terrain économique avec la volonté de produire toujours plus, à la façon des grandes firmes capitalistes, avec l'invention d'un modèle de management fondé directement sur la terreur. Paul Ariès explique que la cause ultime de cette tragédie ne furent ni la folie des hommes ni les idées d'égalité, mais la foi béate dans le productivisme. Les productivistes bolcheviks, de Lénine à Trotski, détruisirent toutes les expériences qui auraient pu permettre d'écrire une autre histoire. L'austérité et le sacrifice débouchent toujours sur la terreur.
Zarka Yves Charles ; Audi Paul ; Durand-Gasselin J
Aborder la France par les récits qui sont tenus sur elle sur tous les plans (la vie quotidienne, la langue française, les langues régionales, les monuments, certaines de ses figures historiques majeures, mais aussi les différents aspects de la vie sociale, artistique, religieuse, institutionnelle et politique), c'est se donner pour but de comprendre comment les expériences individuelles et surtout collectives prennent une dimension temporelle, se mettent en intrigue, acquièrent un sens, forgent une mémoire et se projettent dans l'avenir. La France fait l'objet de récits nombreux et divers, qui n'ont pas tous la même portée. Certains ont contribué à forger son identité et contribuent à faire ce qu'elle est aujourd'hui. Cet ouvrage exceptionnel, auquel ont participé plus de 60 contributeurs prestigieux, met ainsi au coeur de son propos les récits anciens ou modernes qui font le présent de la France. Cet ouvrage a été conçu à l'occasion du vingtième anniversaire de la revue Cités (2000-2020).
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.