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L'événement...
Zarka Pierre ; Goussault Bénédicte ; Vermeulin Chr
SYLLEPSE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782849503270
L'événement politique semble surgir de nulle part et nous est présenté comme un accident de l'histoire. Les institutions sont en effet là, puissantes et impavides, pour garantir la continuité. Et imposer à la politique une marche lourde, programmée, apte à brider les impatiences populaires. Les régimes politiques sont eux aussi là, en apparence installés pour toujours. Et pourtant, en quelques jours, en quelques semaines, l'imprévu, un événement, les fait basculer, à l'instar de ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte. Pourtant, toujours, surgissent impromptus des événements - la Révolution française, Mai 68, la chute du Mur de Berlin, les soulèvements dans le monde arabe qui déchirent brutalement la sage tapisserie sans fin travaillée, imposant l'inouï et inventant l'impossible possible. Voilà l'événement ! Non pas ce qui arrive, au sens banal du terme, mais une rupture, une brèche, une révolution dans le cours ordinaire du temps et l'ordre naturel des choses.
Guenancia Pierre ; Sylvestre Jean-Pierre ; Zarka Y
Pierre Guenancia est professeur d'histoire de philosophie moderne à l'Université de Bourgogne. Jean-Pierre Sylvestre est professeur de sociologie dans cette même université.Ils sont l'un et l'autre membres du Centre Gaston Bachelard de recherche sur l'imaginaire et la rationalité. Ils ont déjà publié en collaboration: Le sens commun (EUD, 2004), Homme et animal, la question des frontières (Quae, 2009) et Continuité et transformations de la nation (EUD, 2010).
Les groupes industriels ou financiers dévorent lentement les principaux médias. Ce processus d'accaparement se fait avec trop peu de bruit et de résistance compte tenu des enjeux démocratiques que cela représente. Comment expliquer en effet qu'il y ait si peu de réactions collectives, alors qu'il est bien rare que le questionnement des médias ne vienne sur le tapis et que chaque moment de tension sociale ou politique entraîne de sérieuses récriminations à leur encontre? Ainsi, le référendum sur le projet constitutionnel européen a-t-il donné lieu à la confiscation la plus criante et la plus scandaleuse des moyens d'information au profit des partisans du oui. Ancré dans une constante pratique de dépossession, le système informatif est à la fois le reflet et le reproducteur des rapports sociaux inégalitaires. La question des médias est trop rarement posée par ceux qui entendent changer la société, alors qu'elle est au cœur de la question démocratique. Cependant, une demande croissante d'appropriation collective des moyens de communication et d'une participation active des citoyens et des citoyennes heurte de plein fouet les pratiques médiatiques traditionnelles. Cette distorsion est à la source d'une crise de l'information et de la politique, alors que de nouvelles pratiques de communication de masse commencent à émerger et portent la demande de conceptions émancipatrices. Ce livre cherche à dépasser la dénonciation des atteintes à la déontologie ou au pluralisme politique dans les médias en mettant en valeur les niches démocratiques creusées par ceux qui ne veulent pas les voir réduits à des miroirs aux alouettes ou à des marchands de temps libre pour le compte de Coca Cola. L'auteur conteste le pouvoir des maîtres de l'opinion, décrypte leurs langages et dresse un panorama des expériences alternatives qui dessinent les contours d'un système d'information réellement pluraliste et démocratique.
Zarka Fabrice - Ferré Françoise - Poulard Benjamin
Les fondamentaux de la comptabilité présentés dans un manuel accessible et ancré dans le réel. Chaque chapitre énonce les compétences qu'il va permettre d'acquérir et est structuré de la façon suivante : accroche simple pour faire émerger la problématique du chapitre de façon concrète, énoncé structuré des notions, rythmé par des schémas, tableaux, exemples, encadrés, points méthodologiques, applications variées et progressives (quiz de vérification des connaissances, exercices, cas d'entreprise, activités pour aller plus loin) et leurs corrigés.
Ce livre a profondément marqué l'histoire de l'interprétation de Hobbes en montrant que la signification de l'œuvre reposait sur une position métaphysique et qu'il fallait donc réinscrire Hobbes dans l'histoire de la métaphysique pour élucider sa place dans l'histoire de la pensée éthique et politique. On conçoit facilement le déplacement que cette lecture impliquait dans la compréhension d'une œuvre qui était pour l'essentiel réduite à une dimension politico-historique. Il ne s'agissait évidemment pas d'en réduire l'importance politique, ni d'en minimiser l'inscription dans l'histoire de la guerre civile anglaise, mais au contraire de mettre au jour la structure spéculative qui en fondait l'originalité théorique. La pensée de Hobbes engage une réélaboration du concept de vérité, c'est-à-dire une redéfinition du rapport entre la perception, le discours et le monde qui constitue l'horizon de sa philosophie naturelle et de sa philosophie politique. Les deux premières parties du livre sont consacrées à l'examen des positions métaphysiques de Hobbes sur le plan de la théorie de la perception et sur celle du langage. La troisième en étudie les implications dans la philosophie naturelle. Enfin, la quatrième comporte une nouvelle analyse du déploiement complet du système éthico-politique depuis la théorie de l'individu jusqu'à la protofondation de l'Etat. Ce livre a été couronné par l'Institut de France (Académie des Sciences Morales et Politiques) et a obtenu la médaille de bronze du CNRS.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.