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DRAMATURGIES ROMANTIQUES
ZARAGOZA GEORGES
EUD
22,87 €
Épuisé
EAN :9782905965387
25 février 1830 ! Cette date reste écrite dans le fond de notre passé en caractères flamboyants : la date de la première représentation d'Hernani ! Cette soirée décida de notre vie ! " Théophile Gautier, Histoire du Romantisme. " Que celui qui nie ou doute que nous sommes en révolution, qu'il se rende au Théâtre del Principe et qu'il assiste à la représentation du drame dont je vais à présent rendre compte à mes lecteurs. " Antonio Alcala, article du 25 mars 1835, consacré à la première de Don Alvaro. 1830 ou 1835, Paris ou Madrid : même sentiment de vivre un moment capital de l'histoire du théâtre, même enthousiasme face à un phénomène qui dépasse, et de très loin, le seul avènement d'une esthétique dramatique. De part et d'autre des Pyrénées, s'invente un nouveau mode d'appréhension du théâtre qui cesse d'être la mise en espace d'un poème dramatique pour devenir la réalisation spectaculaire d'une partition.
On croit connaître le théâtre de Victor Hugo. Mais qu'en sait-on ? qu'en retient-on ? Des formules que l'on cite souvent par dérision : "Je suis une force qui va !", "ver de terre amoureux d'une étoile". Mais se donne-t-on la peine d'étudier ses drames en s'affranchissant de tous les préjugés que le temps a accumulés sur eux ? Son théâtre, pour peu qu'on lui fasse confiance, c'est-à-dire qu'on accepte les règles de son jeu, est une formidable opération spectaculaire mise au service de convictions morales et politiques toujours vibrantes, et qui ont encore tant à nous dire. Les drames de Victor Hugo ne sont pas des pièces de musée ou de vénérable bibliothèque. Elles sont vivantes, extraordinairement. Il suffit de bien vouloir s'exercer à les jouer pour mesurer combien elles sont admirablement faites pour le corps et la voix de l'acteur.
La poésie d'Ausiàs March est un univers poétique sombre. Ecrite à la première personne, elle est habitée par un moi qui, tel un nouvel Adam, s'est révolté contre son Créateur en lui préférant sa dame et l'amour tout charnel qu'il lui porte. Par ce nouveau péché originel, le moi devient amador : son être en est profondément modifié, et il mérite le châtiment de ceux qui osent contrevenir à l'ordre divin. Déchu de son humanité, il se sait condamné. Pourtant, chez lui, dans un mouvement d'orgueil stupéfiant, le châtiment sera auto-dispensé et auto-imposé : l'être marchien sera exclu du monde des hommes et ne trouvera plus d'existence que par sa parole, douloureusement lucide et puissante, obsessionnelle et exclusive. La poésie marchienne se révèle ainsi comme le seul lieu d'existence possible pour un moi à l'orgueil hyperbolique, capable par son cri poétique de dresser à travers les siècles, pour l'éternité, son être d'amador.
Georges Brassens, au même titre que les poètes qu'il avait visités dans les bibliothèques de sa jeunesse, est entré dans le monde des auteurs classiques et est devenu un artiste universel. Avec un CD contenant des textes dits et des chansons choisies dans le répertoire mal connu de Georges Brassens qui nous remet en mémoire l'esprit chantant et fraternel de cet authentique poète populaire. Format 25 x 23 - 96 pages
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.