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Le corps dans la relation aux autres. Pour une éducation à l'empathie
Zanna Omar
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753535657
Cet ouvrage traite d'un objet de recherche singulier : le corps comme opérateur de la construction du lien aux autres. C'est dans ce domaine que l'auteur a élaboré une perspective originale. Son cursus de formation, conjuguant des études de sociologie, de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et de psychologie, ainsi que son parcours personnel, incluant par exemple le statut de boxeur et d'athlète, l'ont manifestement beaucoup guidé pour en tracer les contours. Aussi est-ce au fil d'une lecture quasi narrative d'un chemin de recherche que le lecteur comprend le système de références théoriques mis en place par l'auteur : "des corps de filles et de garçons en mouvement dans les quartiers", "éducation par le sport", "langage du corps", "douleurs socialisantes", "éducation émotionnelle" et surtout "éducation - par le corps - à l'empathie". A aucun moment l'auteur ne se cache derrière son livre ; il expose systématiquement et clairement ses résultats en précisant comment il a travaillé, à travers son expérience sociale personnelle et à travers les différentes étapes de son parcours professionnel. Ce parti pris implique un style et une manière de s'adresser au lecteur qui font de ce livre un outil pédagogique. "Pédagogique" signifie qu'en l'écrivant Omar Zanna ne pensait pas seulement aux chercheurs et aux étudiants ; il s'adresse à des parents, des enseignants, des travailleurs sociaux et à tous ceux qui s'intéressent à l'éducation. Enfin, ce livre ouvre sur l'école une perspective nouvelle. Il permet de mieux comprendre comment construire ou restaurer un lien social dégradé, mais contribue aussi à ne jamais perdre de vue ce qui est en jeu dans ce lien social spécifique qu'on appelle "le rapport pédagogique".
Le progrès dans la prévention de la violence des jeunes, notamment en milieu scolaire, est régulièrement mis en échec par une sorte de " plafond de verre pédagogique " . Si les jeunes acceptent souvent d'endosser, après coup, la responsabilité des effets de leurs actes, ils se trouvent la plupart du temps dans l'impossibilité d'accéder à une prise de conscience du préjudice cause, c'est-à-dire a considérer la victime. A les écouter, les victimes n'existent pas en tant que sujets ; elles sont associées à des proies dont on peut abuser. Tout se passe alors comme si, au moment du passage à l'acte, ces adolescents se trouvaient dans un état de conscience modifiée, lie à une difficulté à juguler leurs émotions, faute de ne pas avoir appris à les vivre, les ressentir, les reconnaître, les apprivoiser et finalement ont les socialiser. Cet ouvrage propose de mettre en place une véritable éducation à l'émotion dans les établissements scolaires pour en finir avec cette violence, situation insupportable pour les victimes et obstacle insurmontable dans tout processus de format ion personnelle.
Pentecouteau Hugues ; Zanna Omar ; Nahoum-Grappe V
Etudier un phénomène social tel que l'abstinence alcoolique est une affaire délicate quand il s'agit de comprendre le cheminement biographique des individus, jamais offert d'une façon directe et limpide. C'est en participant à des groupes d'Alcooliques Anonymes (AA) qu'est né ce projet d'analyse compréhensive d'une biographie. Dépendant alcoolique, Camille dit être devenu abstinent lorsqu'il rencontre les AA. C'est également ce qu'il annonce publiquement, chaque fois qu'il témoigne de son parcours. Mais est-ce si simple que cela ? Suffit-il d'entrer chez les Alcooliques Anonymes pour mettre à distance une dépendance qui occupe une place importante dans la vie quotidienne d'un alcoolique ? Quelle est la dimension sociale de la construction de l'abstinence ? C'est à ces interrogations que Hugues Pentecouteau et Omar Zanna répondent, en mettant en oeuvre une méthodologie sociologique longitudinale, qui croise observations et entretiens. Pendant deux années, ils ont recueilli les propos de Camille, dans une démarche de recherche à trois voix, en faisant progressivement de Camille un co-auteur de ce livre. Fils d'instituteur, diplômé, cadre supérieur et polyglotte, le parcours de Camille dans l'abstinence est unique et singulier. "Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur" écrit Rousseau au début des Confessions. L'autobiographie de Camille, qui s'apparente à bien des égards à une confession, construite dans le contexte d'une enquête sociologique, apparaît comme le résultat d'un parcours social. historiquement et culturellement défini. Le lecteur pourra alors lire ce livre comme un écho à d'autres expériences de vie.
Le " vivre ensemble " en classe est parfois difficile : les conflits se multiplient, du simple irrespect à la violence la plus brutale. Partant de ce constat, l'auteur a mis au point et validé, en partenariat avec des enseignants, un protocole qui consiste à mettre en scène les expériences partagées des émotions pour éduquer à l'empathie. Le coeur des interventions est l'occasion de proposer aux élèves de vivre des situations permettant d'accéder à la reconnaissance de l'autre, de s'ouvrir à l'autre, en passant par la médiation des émotions. Cet ouvrage propose des exercices concrets, à mettre en place et à adapter à chaque situation, avec de nombreuses clés pour construire de véritables temps d'échanges et de rencontre nécessaires pour bien vivre ensemble à l'école et ailleurs.
Pour ce dix-huitième numéro des Cahiers de la LCD, Stéphane Héas et Omar Zanna proposent de mieux comprendre les relations entre émotions et discriminations. L'analyse des émotions ressenties, exprimées et partagées par les personnes discriminées, mais aussi par leurs proches, enrichit une approche sensible en sciences humaines et sociales. Ces expériences discriminatoires à forte charge émotionnelle se combinent à un sentiment de discrimination repéré sur nombre de terrains. Les contributions rassemblées dans ce volume précisent ces liens intimes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.