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Un anonyme alcoolique. Autobiographie d'une abstinence
Pentecouteau Hugues ; Zanna Omar ; Nahoum-Grappe V
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753522237
Etudier un phénomène social tel que l'abstinence alcoolique est une affaire délicate quand il s'agit de comprendre le cheminement biographique des individus, jamais offert d'une façon directe et limpide. C'est en participant à des groupes d'Alcooliques Anonymes (AA) qu'est né ce projet d'analyse compréhensive d'une biographie. Dépendant alcoolique, Camille dit être devenu abstinent lorsqu'il rencontre les AA. C'est également ce qu'il annonce publiquement, chaque fois qu'il témoigne de son parcours. Mais est-ce si simple que cela ? Suffit-il d'entrer chez les Alcooliques Anonymes pour mettre à distance une dépendance qui occupe une place importante dans la vie quotidienne d'un alcoolique ? Quelle est la dimension sociale de la construction de l'abstinence ? C'est à ces interrogations que Hugues Pentecouteau et Omar Zanna répondent, en mettant en oeuvre une méthodologie sociologique longitudinale, qui croise observations et entretiens. Pendant deux années, ils ont recueilli les propos de Camille, dans une démarche de recherche à trois voix, en faisant progressivement de Camille un co-auteur de ce livre. Fils d'instituteur, diplômé, cadre supérieur et polyglotte, le parcours de Camille dans l'abstinence est unique et singulier. "Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur" écrit Rousseau au début des Confessions. L'autobiographie de Camille, qui s'apparente à bien des égards à une confession, construite dans le contexte d'une enquête sociologique, apparaît comme le résultat d'un parcours social. historiquement et culturellement défini. Le lecteur pourra alors lire ce livre comme un écho à d'autres expériences de vie.
La formation par alternance se caractérise par la succession de périodes d'apprentissage en entreprise et en centre de formation, permettant ainsi la découverte d'un monde professionnel, tout en développant l'acquisition de connaissances techniques par la mise en œuvre de situations concrètes. L'entreprise et le centre de formation mènent des actions qui sont complémentaires et qui s'inscrivent dans une recherche commune de formation d'un personnel qualifié. Ce type d'alternance, qui vient d'être décrit, correspond à une alternance institutionnelle, qui structure les rapports entre entreprises et établissements d'enseignement. Mais dans toutes les formations professionnelles universitaires, les étudiants ont une double approche de la formation : une formation par le discours, à l'université, et une formation par l'action, dans l'entreprise. Cette alternance prend une place de plus en plus importante dans l'enseignement supérieur, avec notamment le développement des masters, des DESS, des IUP, des licences professionnelles... Ce qui nécessite une nouvelle implication de la part des acteurs de l'enseignement supérieur qui désirent développer ces formations, laissant entrevoir de nouvelles perspectives pour les universités. Cette journée d'étude a pour objet : de poser un certain nombre de questions : Qu'est-ce-qu'un dispositif de formation universitaire par alternance ? Existe t-il des démarches d'apprentissage spécifiques à l'alternance ? Dans quels cadres institutionnels ce type de formation pourrait se développer ? Quelle est la place et quelles sont les responsabilités des différents acteurs (tuteur d'entreprise, étudiant-stagiaire, enseignant, centre de formation) ? et de proposer des réponses, à partir des expériences de praticiens, d'enseignants-chercheurs et d'acteurs institutionnels.
Les épreuves corrigées 2016, 2017 & 2018 des grandes écoles commerciales ou des grandes écoles scientifiques. Des corrigés enrichis de commentaires comportant : des points méthodes, des rappels de cours, des remarques sur les questions, des conseils de rédaction, des remarques issus des rapports de jurys, etc. D'authentiques copies d'étudiants annotées qui accompagnent certains de ces corrigés commentés.
Deschamps Anne-Stéphanie ; Pentecouteau Hugues ; E
Ce livre se présente comme une discussion autour de pratiques d'accompagnement vécues, expérimentées ou observées. Des bénévoles, des salariés et des cadres du Secours Catholique, mais également des chercheurs (en sociologie, en psychologie, en éducation/formation), des formateurs, des praticiens (éducateur, psychologue, consultant), ont été invités à questionner et à penser l'accompagnement, à partir de l'expérience du Secours Catholique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.