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Dérangé que je suis
Zamir Ali
LE TRIPODE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782370551696
Sur l'île d'Anjouan, Dérangé est un humble docker. Avec son chariot rafistolé et ses vêtements rapiécés, il essaie modestement chaque jour de trouver assez de travail pour se nourrir. Mais un matin, alors qu'il s'est mis à la recherche d'un nouveau client, Dérangé croise le chemin d'une femme si éblouissante qu'elle "ravage tout sur son passage". Engagé par cette femme dans un défi insensé qui l'oppose au Pipipi (trio maléfique des trois dockers Pirate, Pistolet et Pitié), le pauvre homme va voir son existence totalement chamboulée. Avec ce troisième roman, Ali Zamir confirme la place très originale qu'il occupe dans la littérature francophone, son don pour les récits incongrus et l'usage de mots rares. Dans Dérangé que je suis, la vitalité de sa langue se met au service de l'histoire tragi-comique d'un pauvre docker. Le mélange survitaminé des genres (on passe en un clin d'oeil du drame à la farce) et la puissance ininterrompue des scènes font de ce roman-film virevoltant un bonheur de lecture. Dérangé que je suis, c'est tout à la fois la folie du Surmâle d'Alfred Jarry ou de Wacky Races, la tendresse du Voleur de bicyclette et la conviction d'avoir trouvé un nouveau Pagnol sur une île de l'océan Indien.
Voici une version autobiographique de l'auteur, selon son angle de vue, sa perspective face à l'existence, face au passé, au présent et au futur. Cette perspective le mène à une confrontation décharnée de soi avec les autres, avec la version qu'ont les autres de sa vie. Plus qu'une autobiographie, c'est une plaidoirie en défense de sa façon d'avoir vu senti et souffert son existence, par rapport à la façon comme l'ont perçu ceux de son entourage. Ecrit dans un style épistolaire, il se dirige à Gustave qui va être la personne qui résumera le monde entier autour de lui, le juge, le témoin et le procureur de son existence. Et, Zamor, sera l'avocat défenseur de sa propre cause.
En 1994, une jeune juive française, sioniste convaincue, intègre l?armée israélienne pour prouver son attachement à sa nouvelle patrie. Rapidement, la jeune recrue se fait piéger par ses supérieurs qui la forcent, chantage oblige, à rentrer dans la clandestinité pour le compte du Mossad. Après un entraînement difficile, la jeune fille revient en scène, sous le nom d?emprunt de Nima Zamar, pour infiltrer les réseaux terroristes palestiniens. Sa nouvelle identité l?amène à fréquenter le Hezbollah, à se faire "tabasser" par les Syriens... et à tuer. Le résumé de cette histoire pourrait ressembler à l?intrigue d?un roman d?espionnage de John Le Carré, mais il n?en est rien. Ce livre est le parfait témoignage des dix années de clandestinité de cette Mata-Hari orientale. Quelques silences et quelques approximations obligées pour ne trahir personne, comme l?incroyable aventure de cette jeune fille ordinaire, rendent parfois l?histoire bien difficile à croire. Alors, info ou intox ? Quoi qu?il en soit, le livre a le mérite de rendre toute crue la complexité du conflit israélo-arabe. Il présente l?affrontement inégal de deux peuples, pris dans les rivalités internationales, américano-russes surtout, où l?intégrisme religieux prend une part de plus en plus importante. Il faut donc aborder ce livre avec toutes les précautions d?emploi : un esprit critique et une vigilance continue. L?accusation de l?auteur contre les Russes qui seraient à l?origine de l?attentat du World Trade Center peut prêter en effet à sourire. Mais pourquoi pas ? En ce qui concerne le conflit israélo-arabe, il est plus raisonnable de se forger sa propre idée en lisant quelques ouvrages de références comme Les Palestiniens, de Xavier Baron ou La Question de Palestine, de Henry Laurens. Cet ouvrage, même très polémique, peut être lu par les amateurs de littérature d?espionnage comme par toutes personnes intéressées par le monde arabe. --Franck Mimar
Douze chapitres, aux nom de leurs sujets, aussi divers que faisant partie d'un ensemble de lettres adressées aux êtres Sensibles. Cette dénomination, la plus difficile partie du livre selon le Prélude que fait Zamor dans son livre, va designer toutes les personnes qui, d'une façon ou d'une autre souffrent d'une sensibilité exacerbée, une sensibilité qui ne trouve pas sa place dans ce monde où la désensibilisation médiatique, culturelle, médicale, psychologique, est de mise.
Extrait : "Voilà Ophélie est morte ! Est-ce vrai ? Comment le saurais-je ? Il faudrait que je retourne sur les lieux de mes ancêtres, sur les lieux où tout se déroula, que j'aille dans la maison où les bougainvilliers dormaient à l'ombre du patio et que je réclame sa présence à nouveau pour savoir si elle est toujours là. Mais je ne le ferai pas. Je ne sais pas si c'est vrai qu'elle est partie. Comment est-il possible que cela puisse arriver ? La mort n'existe pas. Elle ne peut pas, même avec ses pas feutrés, dérober ce qui ne lui appartient pas. Ophélie, avec ses cent ans, n'est pas morte. Même si tous s'obstinent à dire le contraire elle demeure en moi. Je la vois encore assise sur sa chaise à bascule, avec son éventail, après le coucher du soleil, sur le pas de sa porte, dessous les bougainvilliers sur un tapis de ses fleurs par terre, son sourire aux lèvres et cette chose ineffable que communiquent ceux qui croient".
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.