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Je devais aussi tuer
Zamar Nima
ALBIN MICHEL
24,55 €
Épuisé
EAN :9782226141866
En 1994, une jeune juive française, sioniste convaincue, intègre l?armée israélienne pour prouver son attachement à sa nouvelle patrie. Rapidement, la jeune recrue se fait piéger par ses supérieurs qui la forcent, chantage oblige, à rentrer dans la clandestinité pour le compte du Mossad. Après un entraînement difficile, la jeune fille revient en scène, sous le nom d?emprunt de Nima Zamar, pour infiltrer les réseaux terroristes palestiniens. Sa nouvelle identité l?amène à fréquenter le Hezbollah, à se faire "tabasser" par les Syriens... et à tuer. Le résumé de cette histoire pourrait ressembler à l?intrigue d?un roman d?espionnage de John Le Carré, mais il n?en est rien. Ce livre est le parfait témoignage des dix années de clandestinité de cette Mata-Hari orientale. Quelques silences et quelques approximations obligées pour ne trahir personne, comme l?incroyable aventure de cette jeune fille ordinaire, rendent parfois l?histoire bien difficile à croire. Alors, info ou intox ? Quoi qu?il en soit, le livre a le mérite de rendre toute crue la complexité du conflit israélo-arabe. Il présente l?affrontement inégal de deux peuples, pris dans les rivalités internationales, américano-russes surtout, où l?intégrisme religieux prend une part de plus en plus importante. Il faut donc aborder ce livre avec toutes les précautions d?emploi : un esprit critique et une vigilance continue. L?accusation de l?auteur contre les Russes qui seraient à l?origine de l?attentat du World Trade Center peut prêter en effet à sourire. Mais pourquoi pas ? En ce qui concerne le conflit israélo-arabe, il est plus raisonnable de se forger sa propre idée en lisant quelques ouvrages de références comme Les Palestiniens, de Xavier Baron ou La Question de Palestine, de Henry Laurens. Cet ouvrage, même très polémique, peut être lu par les amateurs de littérature d?espionnage comme par toutes personnes intéressées par le monde arabe. --Franck Mimar
Comment s'occuper à la retraite, surtout si l'on a du bon sens à revendre? Ouvrir une agence matrimoniale, bien sûr? Aussi M. Ali, originaire de la ravissante ville de Vizag, dans le sud de l'Inde, voit-il son affaire prospérer sous les regards attentifs de son indomptable épouse et d'Aruna, son assistante hors pair. Si la plupart de leurs clients s'en retournent satisfaits, des problèmes ne s'en profilent pas moins à l'horizon... Une comédie tendre et joyeuse sur le mariage et l'amour dans l'Inde d'aujourd'hui, entre tradition et modernité. Une version à l'orientale d'Orgueil et Préjugés, d'où il ressortira que l'amour sincère ne s'avoue jamais vaincu. Sélectionné par Richard et Judy, traduit dans huit pays, Le Bureau de mariage de M. Ali a touché par son humour et sa douce sagesse des milliers de lecteurs. L'auteur, londonien d'adoption, achève la suite des aventures de M. Ali.
Nous pouvons voir, outre que les miracles de l'existence-même, les miracles qui nous arrivent au quotidien, des choses que pour beaucoup sont extraordinaires, non explicables par la raison mais qui, pour d'autres, font partie de cette clause mentale qui ont les êtres Sensibles, qui leur permet d'être à l'écoute de perceptions, sensations, pensées, que tout autre ignore, par l'inertie que la vie impose à travers la société. Ce sont les miracles des Sens. A ces choses-là nous ne devons pas leur attribuer une cause spécifique, ni essayer de leur trouver une cause raisonnable. Il faut les accepter comme un simple événement de la vie, que nous avons la grâce de recevoir, par le fait d'apprendre à écouter en dehors de nos cinq sens physiques.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Résumé : Quand le peuple juif fut-il créé? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du "axe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple afin de façonner une nation future ? Dans ce livre qui a fait date, Shlomo Sand a montré pour la première fois comment, à partir du xixe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Si ses propos ont soulevé une onde de choc dans le monde entier, c'est que derrière le débat historiographique se cache une question brillante : à l'heure où certains généticiens israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'"Etat juif", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, c'est une critique de la politique identitaire de son pays que propose Shlomo Sand.
Les mots "terre d'Israël" renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'Etat d'Israël, il s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper: la "terre promise" sur laquelle le "peuple élu" aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la "terre d'Israël"? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre: ont-ils, ou non, le droit d'y vivre?
Résumé : 2018 marque l'anniversaire des 70 ans d'Israël (vote de l'ONU du 14 mai 1948). Dans cet ouvrage, Salomon Malka revient sur 70 dates qui ont compté dans l'histoire de cet Etat. Il nous raconte ainsi chaque journée marquante ou déterminante pour ce pays, en guerre depuis sa création. La politique, les relations internationales, mais également l'archéologie, la culture, la technologie, l'écologie... sont revisités par l'éclairage qu'en donne l'auteur. Un essai passionnant et essentiel pour comprendre le parcours d'un Etat et d'un peuple, du roi David à l'actualité la plus récente.
Résumé : Le présent livre dépasse l'interminable débat sur l'antisémitisme et l'antisionisme, et lui donne de nouvelles et stimulantes dimensions. Il remonte aux débuts de l'histoire de la judéophobie, et remet en cause l'idée selon laquelle le christianisme se serait édifié après et en opposition au judaïsme. Au contraire, estime-t-il, et malgré le présupposé chronologique, c'est bien le judaïsme qui s'est constitué sous la pression du christianisme, s'accommodant du même coup des termes du procès que lui ont fait, des siècles durant, ses ennemis. Ce renversement est riche de bénéfices intellectuels et politiques. Il rend caduque la mauvaise querelle assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme (celle-là même qui fut relancée par Emmanuel Macron), et nourrit des questionnements parfaitement contemporains : " Jusqu'à quel point, écrit Shlomo Sand, le sionisme, né comme une réponse de détresse à la judéophobie moderne, n'en a-t-il pas été le miroir ? Dans quelle mesure, par un processus dialectique complexe, le sionisme a-t-il hérité des fondements idéologiques qui ont, de tout temps, caractérisé les persécuteurs des juifs ? " Un essai brillant et brûlant. Professeur émérite à l'université de Tel-Aviv, Shlomo Sand est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), qui a suscité des nombreuses controverses, où il questionne durement la construction mémorielle de l'Etat d'Israël. Il a récemment publié au Seuil son premier roman, La Mort du Khazar rouge, désormais en Points. Traduit de l'hébreu par Michel Bilis