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Délire et destin. Les vingt ans d'une Espagnole
Zambrano Maria
DES FEMMES
11,74 €
Épuisé
EAN :9782721004659
Ecrite à La Havane au début des années cinquante, cette autobiographie à la troisième personne paraît en Espagne en 1989. Maria Zambrano évoque les grands événements historiques qui marquèrent son destin et celui de tous les Espagnols de sa génération, explorant en elle, comme dans l'âme espagnole, leur résonance. "La pensée qui révèle la réalité crée un espace vital, respirable. L'une des fonctions vitales de la pensée est de rendre l'atmosphère respirable, de libérer les êtres humains de l'asphyxie due au manque d'espace intérieur, quand la conscience s'emplit d'ombres, d'incertitude, quand l'ombre des autres, y compris la nôtre, a rendu trop opaque notre espace intérieur, premier espace où nous nous mouvions, où nous existions. [... ] C'est ainsi que parfois la pensée devient sang ; elle pénètre dans le sang et l'oblige à se verser, car nous ne pouvons simplement pas le lui refuser". M. Z
L'homme et le divin est un livre central dans l'?uvre de Maria Zambrano : il est ce moment charnière où tout un passé de tâtonnements et de recherches se cristallise pour ouvrir au futur d'une étape finale qui représente pour son auteur le plein épanouissement de sa pensée et de son écriture. Commencé en 1948 et terminé, pour sa première édition, en 1951, le livre se présente comme une suite d'essais articulés autour d'un thème central : celui des rapports de l'homme au sacré et au divin dont la perte progressive, jusqu'à aujourd'hui ne nous a laissé que son absence. Qu'est-ce que le divin ? Pour le comprendre, il faut recourir à une sorte de fable qui nous est racontée dans le premier chapitre du livre, " La naissance des dieux ". A l'origine, l'homme se trouve jeté dans un espace non pas vide mais plein parce que peuplé de forces obscures dont il se sent la proie. Les choses n'existent pas encore, ni la nature, ni le monde, mais un grouillant, un obsédant " il y a ". Cet univers de la nuit et de la terreur originaires, où tout est en quelque sorte imbriqué, où l'espace et le temps n'existent pas encore, Maria Zambrano l'appelle le sacré. Ce livre est, indissolublement, une grande aventure d'écriture et de pensée. Puisque écrire et penser sont inséparables. "... On ne peut être grand philosophe ou philosophe sans être un grand écrivain " écrit Maria Zambrano de Max Scheler, la remarque vaut également pour elle. Les ?uvres véritables n'étant pas soumises au temps puisqu'elles créent leur propre temps à partir de l'événement de leur apparition, on souhaite que L'homme et le divin puisse enfin avoir en France l'accueil qu'il mérite et que son auteur aurait souhaité plus précoce et que Camus, Char comme Cioran avaient appelé de leurs v?ux. J.A.
Les faits de l'histoire, qui loin d'occulter la vie la laissent transparaître, finissent par révéler leur sens très tard, c'est-à-dire quand on n'y peut plus rien, même en rêve". C'est sans doute pour cette raison que Maria Zambrano choisit, en 1987, de réunir ces textes de différentes époques de sa vie, et de leur donner pour titre Sentiers, chemins philosophiques, historiques ou poétiques, qui tous représentent un moment de son action et un aspect de sa foi - foi en la puissance de l'esprit humain et de la culture sur les forces de mort et de violence, foi lumineuse qui a pour représentants privilégiés les deux figures de saint Jean de la Croix et d'Antigone. Le fascisme révéla à Maria Zambrano que le monde n'est pas "docile" , qu'il est composé non "de choses" mais "d'événements" . Et que la tâche du penseur est d'en chercher la raison.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
- La Chrysalide constitue une remise en question du système féodal régissant la destinée de la femme algérienne. - ELLE- La Chrysalide saisit et fixe; à travers l'histoire d'une famille comme mille autres, l'injustice et la douleur qui sont le lot quotidien de la femme. (...) Les droits du père, du mari, en terre arabe; sont sans limites. Aïcha Lemsine donne à voir et s'élève contre le mariage forcé, la répudiation, la polygamie. - LE MONDE- La Chrysalide est un livre qui, de page en page, vous fera rire et vous fera pleurer. - LE NOUVEL OBSERVATEUR- C'est la première saga maghrébine, un de ces romans populistes qui, à travers l'histoire d'une famille, révèle la condition féminine algérienne. De cette femme que l'on marie, que l'on répudie, que l'on bat ou que l'on méprise. Car l'islam a engendré l'une des civilisations les plus misogynes du globe. - L'EST RÉPUBLICAIN
Constantin Sarah ; Duvelle-Charles Elvire ; Des Al
Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? " En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société. Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public. A leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres. En parallèle de la série, Sarah et Elvire ont créé une communauté sur les réseaux sociaux pour échanger de manière décomplexée sur la sexualité et l'actualité féministe. Elles sont aujourd'hui suivies par plus de 85 000 personnes sur Instagram. Construit en neuf chapitres (" Se révolutionner soi-même " ; " Recouvrir les murs "...), ce livre se présente comme une boîte à outils pour transmettre les techniques des activistes féministes autour du monde et permettre à chacune de trouver le mode d'action qui lui convient le mieux. Il donne aussi du contexte historique et sociétal pour chaque mode d'action abordé.
Ret Samadhi" est l'histoire de Dadi, grand-mère et veuve de 80 ans, qui abandonne un beau jour, sans un mot, la maisonnée de son fils aîné chez qui elle vit comme le veut la tradition. Retrouvée par la police, elle sera ensuite hébergée par sa fille célibataire et artiste, qui lui offre une toute nouvelle forme de liberté et d'amour. Elle s'ouvre alors au monde, aidée dans sa métamorphose par une curieuse aide-soignante, Rosy, qui s'avère être une transgenre issue de la communauté des Hijras. Une amitié intense naît de cette rencontre, brutalement interrompue par l'assassinat de Rosy. Cette disparition marque un nouveau tournant dans la vie de Dadi, qui décide alors de partir pour le Pakistan retrouver la maison natale de son amie, entraînant sa fille dans cette aventure. Elles seront arrêtées par la police qui les soupçonne d'être liées à leur insu à un réseau politique subversif. Lors des interrogatoires, Dadi étourdira les policiers par son attitude farfelue et ses récits apparemment incohérents, mais qui sont en réalité porteurs de sens, de spiritualité et de subversion. Ils seront eux aussi pris dans les mailles de ce filet mystérieux, conquis par cette vieille dame qui en impose par sa ténacité. "Ret Samadhi" est un roman qui fait vaciller les frontières : celle du familier et de l'étrange dans une temporalité où l'instant ramasse tout le passé et la mémoire des siècles, les frontières de genre, celles de l'âge aussi, du corps et de l'esprit, de l'amour et de la haine, des modèles de famille, de la dépendance et de la liberté, des nations " ennemies ", de l'humain et du non humain. Histoire de famille, du quatrième âge et de la dépendance, des confins surtout. L'écriture traduit puissamment ce thème de la perception par un style où monologue intérieur, dialogue, bribes de conversation scénographiées à la manière de Nathalie Sarraute et narration s'entremêlent sans couture apparente, et où familiarité et poésie se superposent, jouant en particulier sur les sonorités et les rythmes d'une façon parfois vertigineuse que la remarquable traduction d'Annie Montaut a su restituer.