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A défaut d'Amérique
Zalberg Carole
ACTES SUD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782330002466
Dans un cimetière parisien, on enterre une vieille dame. De loin, une femme observe la scène: Suzan a débarqué de Floride le matin même. A présent qu?Adèle n?est plus, l?Américaine se demande si elle a eu raison de détester cette femme qui a séduit son père, Stanley, alors jeune soldat, pendant les folles journées de la Libération de Paris, en 1945. Pourquoi elle a été irritée, voire jalouse, de l?exorbitante aptitude au bonheur qu?ont manifestée ces platoniques tourtereaux octogénaires qu?elle a tardivement réunis à Palm Beach pour tenter de consoler son père de son veuvage. Peut-être parce que la vieillissante ?Jewish American Princess? qu?est à présent Suzan n?a jamais été douée pour la vie, n?a jamais su aimer - seulement obéir? Que, brillante avocate, elle a perdu foi en son métier, se shoote au jogging pour oublier ses frustrations, et que, divorcée, ayant fait le choix de ne pas avoir d?enfants, elle n?a rien à transmettre? Adèle, au moins, c?était la vie, excessive, débordante. Une spectaculaire survivante - aux pogroms en Pologne, à l?exil en France, à deux guerres mondiales, à l?exode - même les camps l?avaient épargnée. Mais est-ce que cela donne tous les droits et surtout celui de la rendre elle, Suzan, encore plus malheureuse? Près de la tombe, une femme se tient un peu à l?écart du groupe: Fleur a aimé son arrière-grand-mère, Adèle, au moins autant qu?elle a fini par détester Sabine, sa mère dépressive, et toutes les autres femmes de sa lignée. Elle s?est fabriqué une famille à elle, résolument ?inédite?, avec ses trois amours: son mari Julio venu d?Argentine et leurs deux fils. Adèle a toujours fasciné Fleur, avec son vouloir-vivre impérieux et presque tyrannique, son adaptabilité, depuis l?enfance, aux situations les plus tragiques, sa séduction dévorante (dont toutes les photos attestent) restée intacte, malgré les épreuves inhumaines de ces années passées à Paris - dans le quartier de Beaubourg où les réfugiés juifs avaient refondé leur communauté meurtrie et précaire -, avec sa capacité têtue, épuisante, à réaliser de petits miracles, à sauver des vies autour d?elle, à commencer par celle de l?amour de sa vie, son mari, Louis, auquel, jusqu?à la fin, elle est restée fidèle. Cette personnalité rayonnante - ou écrasante, c?est selon - qui n?a cessé d?éblouir son vieux père, l?Américaine n?en a eu, à Palm Beach, qu?un bref aperçu, et de surcroît dans sa ?version senior?. Si, comme Fleur (qui va bientôt s?y employer afin de prendre, à travers Adèle, la mesure de la seule hérédité qu?elle accepte de se reconnaître), elle se plongeait dans l?histoire individuelle d?Adèle et dans la grande Histoire que celle-ci a, plus que traversée, incarnée, elle en saurait davantage sur ?la française?, sa ?rivale?, et sur la communauté de souffrance et d?amour dont elle est issue et d?où elle a tiré sa force exceptionnelle. Elle saurait comment Etele est devenue Adèle. Mais, comprend-elle alors, elle a peut-être, elle aussi, ?son? Adèle en la personne de Sophia, sa tante, la s?ur de sa mère, mondialement célèbre pour avoir été la première femme blanche à militer contre l?Apartheid en Afrique du Sud où elle a fait le choix de s?installer, plus de cinquante ans auparavant. C?est donc par le truchement indirect de ?la française? honnie que Suzan va, à la veille des attentats du 11 Septembre, rejoindre à Cape Town, cette autre vieille dame afin de renouer avec la vérité de son histoire de fille trop peu curieuse, et découvrir enfin en quoi sa propre mère, Lisa, a, forte de renoncements assumés, embrassé une autre forme d?héroïsme, plus modeste, auquel il convient sans doute de donner le nom d?amour. Par delà sa capacité à nouer ensemble, sur trois générations et sur trois continents, les fils de l?histoire individuelle et collective, le roman de Carole Zalberg se signale par sa capacité à détourner, subtilement, le ?roman de la filiation? de sa mécanique obligée, à en proposer une lecture ouverte. En confrontant l?exil subi (Adèle) ou choisi (Sophia), à l?errance, ?sans étiquette?, d?une Américaine presque ordinaire (Suzan) ou au périlleux voyage dans l?interprétation du passé (Fleur), sans jamais instaurer, entre ses personnages, de suspecte hiérarchie, Carole Zalberg nourrit son roman d?une décision d?écriture qui en féconde admirablement l?ambition et la sensibilité. A nouveau crédités de l?humanité profonde qu?ils ont un jour eux aussi incarnée, les fantômes y gratifient l?existence de ceux qui prennent leur suite sur la scène du monde d?un legs d?amour et de souffrance, qui, sans consoler quiconque de vivre ou de mourir, façonne l?authentique présence que les vivants sont tenus de s?accorder à eux-mêmes, faisant de la découverte de l?autre la condition d?une authentique connaissance de soi.
Résumé : Jeune fille au parcours scolaire sans faute, Melissa paraît s'intégrer au mieux dans la vie professionnelle... sans réellement trouver sa place. Fragilisée par un manque d'assurance sociale, elle perd le fil, se lie avec une autre jeune femme, désorientée comme elle, qui l'entraîne à de mystérieuses réunions. Dans ce groupe aux visées douteuses, animé par un gourou manipulateur, Melissa se soumet à un cadre rassurant et s'engage corps et âme dans un mouvement politique qui se révèle brutal et dangereux. Se croyant enfin protégée, enfin utile, enfin aimée, elle ne voit rien, ne veut pas comprendre. Jusqu'au jour où, associée aux funestes projets du groupe, elle se trouve mêlée à la mort d'un enfant. Tout bascule. Au lendemain du drame, Melissa entame une danse avec sa conscience, qui la mènera d'un engagement toujours plus extrême vers un effondrement et une réinvention de soi, de New York à la Corse en passant par Key West et l'Alaska où se nouent des rencontres déterminantes.
Résumé : Marie, treize ans, est enlevée et séquestrée. Tour à tour le ravisseur et la victime racontent : lui ce qu'il croit être de l'amour, elle sa résistance intime, son acharnement à survivre. "Tout le monde est captif dans Je dansais. Marie est captive de son ravisseur, Edouard, et Edouard est captif de son propre visage dévasté, du scénario amoureux délirant qu'il a tissé à partir d'un simple échange de regards avec cette petite fille croisée dans la rue. Les parents de Marie sont prisonniers du vide laissé par leur enfant enlevé, obligés de composer avec les failles que leur passé a creusées en eux. Et les femmes, partout et de tout temps, sont en butte à la violence des hommes, quand la crainte et le désir mêlés suscitent chez eux une cruauté qui peut aller jusqu'à l'annihilation. De cet enfermement, pourtant, naît une force : celle de l'invention de soi, de la résistance intime, d'une forme puissante et admirable de survie. C'est ce feu-là, parfois vacillant, enfoui, que j'ai eu envie de traquer avec ce roman, le chant polyphonique des empêchés." C.Z. Avec une poésie et une intensité rares, Carole Zalberg ose confronter des voix que tout semble éloigner et aller au plus profond des paradoxes de l'enfermement et de la liberté.
« Ah, les réunions de famille... La cousine aux gros seins qui barbouille de rouge à lèvres, la grand-mère énergique qui décoiffe brutalement, l oncle énorme qui écrabouille la joue en la pinçant, la tante aux chats qui fait rougir avec ses allusions grivoises, le cousin de quarante ans qui taquine avec ses blagues pas drôles, le petit dernier dégoulinant de chocolat ou les cousins timides et gênés... qu on vienne pas me demander, après, pourquoi j aime pas dire bonjour! Enfin, y a quand même quelqu un à qui j aimerais bien faire des bisous, de temps en temps... »
Grandeur et dégringolade de Lili Riviera., ex-star du porno mondialement connue pour ses avantages mammaires hors normes: son enfance confinée dans la respectabilité rancie, son adolescence violemment travaillée au corps, sa jeunesse confisquée par divers amants qui comptent bien tirer profit de l'exhibition de ses appâts spectaculaires, la gloire de pacotille sur des podiums éclairés par le jour cru des projecteurs. les opérations chirurgicales qui en font bientôt une monstresse fellinienne, la déchéance... attendue, désirée presque... Carole Zalberg (Les Mémoires d'un arbre, Le cherche midi, 2002: Chez eux, Phébus. 2004) ne cache pas qu'elle s'est inspirée ici d'un fait divers qui avait défrayé la chronique il y a quelques années "A chaque apparition de ce phénomène. je me sentais partagée entre une répulsion effarée et un sourd mais obsédant sentiment de compassion: cette créature avait été autrefois une gamine bercée de rêves; une petite fille souffrait dans la prison de ce corps difforme, cherchait à s'évader, quêtait l'amour... J'aurais pu en faire un reportage à ma façon, mener mon enquête sur la vie du personnage réel qui m'avait fascinée. J'ai préféré rester dans le registre où je me sens le plus à l'aise: celui de la fiction. A part les seins et les traits excessifs, j'ai tout inventé de Lili: son enfance. ses parents, ses rencontres, ses amants, sa splendeur et sa chute. Est-elle moins vraie pour cela? Ce n'est plus à moi de le dire."
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...