Les oeuvres franco-maghrébines contemporaines s'inscrivent dans une dynamique d'échange avec des pratiques culturelles, artistiques et médiatiques différentes. Les références qu'elles font à la peinture, au dessin, à la musique, à la photographie, au cinéma, au journal de presse, entre autres, sont qualifiées d'intermédiales. Le champ de l'intermédialité, inhérent à la pratique interartiale, explore ainsi les interactions entre littérature et arts et leurs rapprochements esthétiques, mais aussi entre littérature et médias, en s'intéressant notamment à la matérialité des médias et leur dimension technique dans une oeuvre littéraire. Les différentes études de ce collectif appartenant à des chercheurs universitaires de la Tunisie, du Maroc, de l'Albanie, de la France et du Canada concluent, en effet, à une esthétique sans frontières, faisant des seuils littéraires des espaces de médiation et de dialogue entre les différents modes d'expressions culturelles.
Zaid Abdelkarim ; Bisault Joël ; Le Bourgeois Rose
Les objets sont omniprésents à l'école ; certains sont même emblématiques de disciplines scolaires particulières. Pourtant, les recherches en didactiques se sont peu intéressées à ces objets en dehors de la didactique de la technologie. Ces objets sont souvent considérés comme des moyens pour enseigner et apprendre. Les articles de ce dossier thématique explorent les dimensions utilitaires mais aussi culturelles et conceptuelles des objets. Ils montrent ainsi que ceux-ci peuvent être à la fois des "objets pour apprendre" et des "objets à apprendre". Le premier article rend compte de l'extension des objets techniques aux systèmes techniques dans l'enseignement de la technologie. Le second article étudie l'utilisation de tablettes tactiles par des enfants de 3 à 6 ans. Le troisième analyse l'utilisation de "cartes argumentatives" réalisées par un logiciel pour aider des élèves d'école élémentaire à argumenter en sciences. Le quatrième article étudie un objet, le calendrier et la manière dont des élèves de 7-8 ans l'utilisent, ou non, pour résoudre des problèmes de repérage dans le temps. Le cinquième article vise à caractériser le rôle de l'objet artistique "tableau de maître" dans l'enseignement de l'espagnol. Deux articles relatifs à la didactique de l'histoire terminent ce numéro : le premier consacré à la problématisation chez des élèves de CE2 et le second autour d'un entretien avec François Audigier.
Ce livre est une fabuleuse exploration du continent asiatique. Il rassemble les plus belles images d'Asie et les citations les plus célèbres des grands courants de pensée asiatique. Autant de merveilles à contempler, à admirer, à méditer.
L'Afrique se dévoile, au fil de magnifiques photographies accompagnées de pensées, de poèmes et de proverbes emplis de philosophie, à l'image de ce continent dont la beauté invite à la médiation. Un voyage en terre d'émerveillement, guidé par le regard de nombreux écrivains et d'hommes engagés, pour découvrir un espace fascinant, ses paysages, sa faune et ses habitants.
Etre en accord avec soi-même et apprendre à s'aimer, vaste programme ! Dans cet essai, Célia Zaïd, Maître Reiki et coach personnel, nous propose de nous découvrir de façon ludique, et grâce à des concepts novateurs. Avec ses enseignements simples, et s'appuyant sur des techniques de thérapie douce, cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui souhaitent prendre un nouveau départ dans leur existence.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.