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Comment répondre au massacre de la psychiatrie française ?
Zagury Daniel
ALPHA
9,00 €
Épuisé
EAN :9782383881186
La crise du Covid-19 et les Assises de la psychiatrie en 2021 ont mis en exergue l'extrême pénurie du secteur psychiatrique. Dans cet ouvrage, le grand psychiatre français Daniel Zagury tire la sonnette d'alarme. La situation de la psychiatrie publique n'a cessé de se dégrader dans notre pays depuis plus de vingt ans ! La fermeture massive des lits d'hôpitaux, le doublement du nombre de patients suivis, la chute de la démographie hospitalière ont conduit à l'asphyxie du dispositif et à l'épuisement physique et moral du personnel soignant... Tout le monde s'accorde à constater ce désastre, qui était prévisible et qu'aucun gouvernement n'a voulu gérer, au nom de doctrines absurdes, d'ignorances feintes, d'abandons et de lâchetés. Daniel Zagury est formel : c'est par la révolte salvatrice des soignants unis, la remobilisation des intelligences collectives, l'allègement de la bureaucratie, le retour à des synergies entre gestion et soin, l'abrogation des lois de défiance et la promotion d'une psychiatrie ouverte à tous ses courants, que nous pourrons tourner la page d'une situation qui fait honte à notre pays.
Résumé : Pourquoi les actes les plus barbares sont-ils si souvent commis par les hommes les plus ordinaires ? Un mari assassine brutalement la femme qu'il disait aimer ; une mère tue son enfant à la naissance ; un homme respectable participe à un génocide ; un petit délinquant prépare une tuerie. Cela suscite à chaque fois l'incrédulité et la stupéfaction de l'entourage et des médias. C'était " un homme sans histoire ", " une jeune femme discrète ", " un marginal sans grande envergure "... Comment ces personnes basculent-elles dans la barbarie ? Quels sont les mécanismes psychiques à l'oeuvre pour que leur pensée se vide et que plus rien ne les retienne ? Quelles barrières émotionnelles et morales sont un temps franchies pour que surgisse l'impensable ? Ce livre éclaire les conditions qui, d'étape en étape, conduisent à des actes aussi atroces. Il explore la clinique de la banalité du mal. Il nous semble incroyable de commettre de telles horreurs. Cela dépasse notre entendement. Pourtant, les cas ici présentés ne relèvent ni de la maladie, ni de la perversion, ni de la psychopathie. Autrement dit, ils nous ressemblent.
Ouvrons le questionnement à ce qui est en jeu dès notre titre, à ce qui vient suppléer le questionner en exigeant qu'il se dise encore. Or le mot encore, loin de simplement signifier un recommencement ou une répétition, nous interpelle en indiquant le surcroît, le surplus, le reste à venir. Questionner encore indique non seulement prendre sur soi ce que l'histoire de la philosophie a thématisé quant à la question, mais encore cela même qui ne saurait entièrement souscrire à cette thématisation. En ce sens, tout laisse penser qu'il faudrait entendre, dans et par le sens et l'essence de la question, autre chose que ce qui s'y promet, voire l'autrement de ce qu'elle promet. En somme, il s'agit d'y entendre une certaine supplémentarité du questionner qui ne cesse d'exprimer, selon des modalités encore inconnues et imprévues, le " sens " et 1'" essence " de la question. Comme si, en elle, s'entendait plus encore que ce que son nom appelle. Plus encore que sa résolution, c'est sans doute que la question appelle à un tout autre ordre du penser. Cet autre ordre du penser est toujours à déceler à la fois dans l'histoire de la philosophie et comme cela même qui la met en mouvement, la sollicite, la requiert depuis un ailleurs qu'en elle, un ailleurs qu'en ses stratégies et ses calculs, qu'en ses concepts et ses mots. Comme si l'autre ordre du penser était ce qui demeure établi dans le fond même de la philosophie et ce qui y fait retour sous les mots s'inscrivant dans la chaîne de la " différence ", de l'" altérité ", etc., n'y souscrivant pourtant jamais une fois pour toutes.
Dans cette thèse élaborée à partir de son expérience clinique et de ses lectures de Canguilhem, Foucault, Henri Ey, Freud et quelques autres, Daniel Zagury posait, à contre courant des modes de l'époque, la question du normal et du pathologique comme légitimation éthique de l'intervention psychiatrique et de ses limites. En interrogeant de façon systématique l'épistémologie, l' histoire de la psychiatrie, la démarche clinique et la psychanalyse, il ébauchait un modèle formel de normalité, décentré par rapport aux conceptions communes ou à la subjectivité du sujet souffrant. Il soulignait que c'est en elle-même que la psychopathologie doit trouver ses repères et ses bornes, si elle veut résister à toutes les visées ségrégatives, réadaptatives ou rééducatives, selon les normes socio-idéales ou les idéologies du moment. Près de vingt ans plus tard, l'auteur fait, dans sa postface, le point sur la question d'actualité du traitement des délinquants sexuels, à la lumière des exigences éthiques de son travail inaugural.
Pourquoi les actes les plus barbares sont-ils si souvent commis par les hommes les plus ordinaires ? Un mari assassine brutalement la femme qu'il disait aimer ; une mère tue son enfant à la naissance ; un homme respectable participe à un génocide ; un petit délinquant prépare une tuerie. Cela suscite à chaque fois l'incrédulité et la stupéfaction de l'entourage et des médias. C'était "un homme sans histoire", "une jeune femme discrète", "un marginal sans grande envergure"... Comment ces personnes basculent-elles dans la barbarie ? Quels sont les mécanismes psychiques à l'oeuvre pour que leur pensée se vide et que plus rien ne les retienne ? Quelles barrières émotionnelles et morales sont un temps franchies pour que surgisse l'impensable ? Ce livre éclaire les conditions qui, d'étape en étape, conduisent à des actes aussi atroces. Il explore la clinique de la banalité du mal. Il nous semble incroyable de commettre de telles horreurs. Cela dépasse notre entendement. Pourtant, les cas ici présentés ne relèvent ni de la maladie, ni de la perversion, ni de la psychopathie. Autrement dit, ils nous ressemblent.
Résumé : Que se passe-t-il dans la tête d'un chien ? Pour y répondre, le neuroscientifique Gregory Berns a observé, grâce à l'imagerie cérébrale, le cerveau des chiens exposé à certaines stimulations telles que la promesse d'une friandise, l'odeur de leur maître ou celle d'un chat. Cette excursion inédite dans la matière grise canine qui aura duré quatre ans, complétée par des travaux pionniers sur d'autres mammifères tels que les otaries, qui peuvent apprendre à danser, ou les dauphins, qui "voient" le monde par écholocalisation, nous montre que les animaux réagissent comme les humains aux mêmes émotions. Vous ne regarderez plus votre chien de la même façon.
Résumé : En France, la fin de l'occupation nazie est associée à deux événements : le débarquement sur les plages de Normandie puis l'entrée de la 2e DB de Leclerc dans Paris. S'il n'est pas dans l'esprit de l'auteur d'en nier l'importance, il montre néanmoins qu'il est nécessaire d'ouvrir la focale et d'analyser toutes les facettes de la guerre menée par les unités anglo-américaines dans le ciel de France. Utilisant des bombardiers comme artillerie à longue portée, le général Eisenhower organisa la destruction de ports, de complexes industriels, d'installations militaires et même de villes entières. Cette offensive entraîna la mort de dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants, et causa des dommages irréparables aux cités et aux oeuvres d'art d'une nation certes occupée, mais amie. En examinant la doctrine et les plans du commandement allié tout en racontant les opérations principales, Stephen Bourque offre un récit complet et particulièrement percutant de la guerre des Alliés contre la France entre 1940 et 1945. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Simon Duran
Résumé : Des scientifiques qui testent l'effet d'une sonate de Mozart sur la productivité des vaches, des médecins qui utilisent la musique pour résoudre les problèmes d'éjaculation précoce... Le jour caricatural sous lequel les bienfaits de la musique sont souvent présentés dresse un portrait réducteur des recherches médicales qui entendent exploiter les vertus thérapeutiques de la musique. Et la sagesse populaire ne s'y trompe pas, puisque la croyance est effectivement répandue que la musique peut avoir de grands effets sur l'humeur et sur l'état général de tout un chacun. S'il semble raisonnable d'aller chercher réconfort dans les musiques douces, il paraît plus insidieux de confier son bien-être à certaines pseudosciences édictées sur le compte de musiques bienfaisantes. David Christoffel propose un tour d'horizon des théories en circulation sur la question et s'interroge sur les risques à médicaliser son rapport à la musique.
L'audition du directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, Masao Yoshida, à la suite de la catastrophe de mars 2011, s'est échelonnée sur plusieurs jours. Dans cet ouvrage en est réunie l'essence : de par l'enchaînement des péripéties qu'il rapporte et l'épaisseur des personnages qu'il met en scène, le témoignage de Yoshida apparaît comme un "roman technique" . Aux questions techniciennes des enquêteurs, le directeur répond parfois par de longs développements dans lesquels il fait surgir ici un nouveau protagoniste, là un événement imprévu. Il livre son expérience hors du commun avec un réalisme et une cohérence qui confèrent un sens profond à son action, particulièrement lors de ses écarts aux recommandations et autres bonnes pratiques que les enquêteurs relèvent systématiquement. Pourtant, en transgressant la procédure, Masao Yoshida a assurément empêché une catastrophe pire encore : l'explosion pure et simple de toute la centrale. Dans ce témoignage présenté et mis en lumière par deux chercheurs spécialistes de la sûreté nucléaire, il apparaît que lorsque les probabilités sont contrariées et les manuels devenus inutiles, l'humain est le dernier rempart face au pire.