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Le temps de l'adolescence. Entre contrainte et liberté
Zaffran Joël
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753512504
La désertion d'un skatepark financé par les collectivités territoriales, le désintérêt pour des activités périscolaires pourtant attrayantes et bon marché, le désamour pour les structures de loisirs organisés..., n'ont de cesse d'interpeller les acteurs publics. Dans la sphère familiale, le travail scolaire fait souvent l'objet de tensions avec les parents. Pourquoi les adolescent(e)s ne vont-ils pas là où l'on voudrait qu'ils aillent et pourquoi ne font-ils pas ce que l'on voudrait qu'ils fassent? Des réponses sont apportées après avoir pris la mesure des contraintes que les temps sociaux imposent et des ressources qu'ils recèlent. Ce faisant, l'adolescence apparaît comme une période tiraillée entre, d'une part, un temps scolaire omniprésent et, d'autre part, la quête d'un temps pour soi dans bien des cas passé entre soi. L'expérience de l'adolescence s'élabore ainsi dans la capacité à lier harmonieusement ce temps libre avec les temps de la vie quotidienne. Ce livre interroge en dernière instance la politique du temps libre, puis invite les acteurs publics à l'envisager, de concert avec les parents et les adolescent(e)s, dans le sens d'une possibilité offerte à ces derniers de disposer d'un temps à soi sans qu'il ne devienne un temps désocialisé. Tel est l'enjeu d'une politique de temps libre: donner aux bénéficiaires les moyens d'être autonomes par du temps libre qui ne se dérobe pas lorsqu'ils en réclament.
Cet ouvrage est destiné en priorité aux étudiants du premier cycle des facultés. Il pourra également être utile, par la clarté de son propos et ses nombreux schémas explicatifs, aux étudiants des classes préparatoires et à toute personne désireuse de se procurer à un prix modique une introduction à la biologie végétale. Cette initiation a pour ambition de participer, au niveau le plus élémentaire, à l'importante avancée de cette discipline dans la dernière décennie.
La loi du 11 février 2005 "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" a rappelé avec force le principe de reconnaissance de ces personnes et réaffirmé la volonté de l'Etat de faire évoluer leurs conditions d'intégration, en particulier dans le domaine de l'éducation. La scolarisation en milieu ordinaire des élèves à besoins éducatifs particuliers étant perçue comme un sésame à l'intégration sociale, il convient d'ouvrir très largement les portes de l'école ordinaire "aux enfants, aux adolescents [...] présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant". Cependant, la scolarisation des élèves handicapés, quand elle vise notamment une intégration scolaire individuelle dans une classe ordinaire, est confrontée à des entraves multiples. Elle ne va pas de soi car l'école peut dans le même temps inclure et exclure. Ce livre analyse les difficultés de l'intégration scolaire puis propose une démarche susceptible de faire évoluer les représentations et d'étayer le projet personnalisé d'intégration scolaire, à partir de l'analyse des pratiques. Car, sur le fond, l'intégration scolaire doit tenir compte de la manière dont tous les acteurs - l'enfant handicapé lui-même, les parents, les enseignants, le personnel éducatif, les autres élèves... - s'engagent dans une aventure parfois difficile mais toujours passionnante, et instructive à bien des égards. Cet ouvrage s'adresse donc à toutes les personnes qui, à titre personnel, institutionnel ou universitaire, sont concernées par le handicap en général et l'intégration scolaire des enfants handicapés en particulier.
Alors qu'au milieu des années 1970 le nombre de sortants du système scolaire faiblement qualifiés est largement supérieur aux chiffres des années 2000, la mise à l'agenda politique somme toute récente du décrochage scolaire est révélatrice d'une part du glissement des politiques de lutte contre l'échec scolaire aux politiques récentes de rattrapage scolaire des élèves, d'autre part de la manière avec laquelle il est devenu un problème pour l'Europe, l'Etat et les collectivités territoriales qui élaborent à leur échelle, et le plus souvent sans se coordonner, des politiques de formation et d'insertion des jeunes sans diplôme. Alors que le champ politique utilise plus facilement les termes de décrocheur et d'absentéiste, la communauté scientifique appréhende le décrochage comme un processus de déscolarisation porté par des facteurs scolaires, sociaux, familiaux et relationnels. Ce décalage amène à interroger l'expérience scolaire et sociale des décrocheurs, le contenu des dispositifs de lutte contre le décrochage, la teneur des politiques d'orientation scolaire et d'insertion professionnelle. Ce sont ces thèmes que traitent les auteurs de ce livre qui comprend trois parties : la première est un état des lieux du décrochage et des savoirs sur la déscolarisation ; la seconde renvoie aux modèles d'analyse des expérimentations et aux leçons à en tirer ; la troisième traite des trajectoires individuelles et des dispositifs singuliers de lutte contre le décrochage scolaire. Considérées ensemble, ces trois parties interrogent la capacité de l'école, et plus largement de notre société, à traiter efficacement ce problème.
La lutte contre le décrochage scolaire appelle une forte mobilisation d'acteurs oeuvrant dans différents champs : l'école, la prévention spécialisée, la mission locale, l'animation socio-culturelle, etc. Les moyens mis en oeuvre sont à la hauteur des enjeux politiques et économiques du problème. Ils se déploient soit en amont de l'abandon scolaire pour soutenir des actions de repérage et de prévention, soit à l'aval du décrochage pour permettre aux jeunes de raccrocher à un dispositif de retour en formation tel que le microlycée, l'Ecole de la deuxième chance (E2C) ou l'Etablissement public d'insertion de la Défense (EPIDE). La façon dont le phénomène est devenu problème ainsi que son traitement politico-médiatique sont une invitation à interroger, d'une part, la notion de décrochage scolaire, d'autre part, le sens que les jeunes sans diplôme donnent à leur situation. L'objectif de cet ouvrage est de mettre au jour les voies qui font sortir les jeunes de l'école, celles qui les ramènent en formation et celles qui les poussent à y rester. Leur expérience sociale est replacée dans le tumulte de leur parcours, depuis le départ prématuré de l'école jusqu'à l'entrée dans un dispositif palliatif du décrochage scolaire. En portant le regard sur les parcours de ces jeunes qui ont quitté l'école, ou que l'école a rejetés, puis en restituant le contenu de leur expérience, ce livre déconstruit les a priori sur les décrocheurs scolaires, rétablit les ressorts de leur désengagement scolaire, et relie la force de leur engagement dans le dispositif à la bienveillance des adultes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.