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So Long, China
Zachmann Patrick
XAVIER BARRAL
45,00 €
Épuisé
EAN :9782365110938
Cet ouvrage présente le regard porté par Patrick Zachmann sur ce pays depuis les années quatre-vingt à travers une dizaine de séries qui auscultent non l'actualité (Zachmann revendique le temps long) mais dont le fil rouge est la question de l'identité. Question qui traverse l'ensemble du travail de Patrick Zachmann et qui, en Chine, devient pour les nouvelles générations en perte de repères, un enjeu essentiel. Après avoir découvert la Chine en 1982, à travers le prisme du cinéma chinois sur lequel il réalisait un reportage, Patrick Zachmann a entrepris, pendant huit ans, un travail personnel sur les Chinois dans le monde qui a aboutit à la publication de l'ouvrage W. ou l'oeil d'un Long-nez, en 1995 aux Editions Marval. En 2001, le photographe ressent le désir de s'immerger à nouveau dans ce pays en pleine mutation. La Chine nouvelle a déjà été beaucoup photographiée, mais très vite il acquière la certitude que la compréhension de la Chine contemporaine ne peut se limiter à une photographie du présent et que sa connaissance du pays lui permettrait d'ouvrir de nouvelles perspectives. La première partie du livre, en noir et blanc, est à la fois documentaire - cette réalité a disparu - et romanesque car elle emprunte à l'imaginaire cinématographique et aux fantasmes de " long-nez " (d'Occidental) de Patrick Zachmann. " Elle est en noir et blanc parce que j'essayais de retrouver - consciemment ou inconsciemment - les images du cinéma shanghaï en des années trente qui m'avaient marquées. " Images du sud de la Chine, de Hong Kong et de Taïwan qui, si elle ne fait pas partie de la Chine politiquement, entretient un lien très fort et incontournable avec elle. Mais aussi images de Tian' Anmen lors des événements de mai-juin 1989, et du terrible tremblement de terre qui endeuilla la province du Sichuan en 2008, trois mois après le séisme, une fois les projecteurs des médias braqués ailleurs. A partir de 2001, la Chine de Patrick Zachmann est en couleur. Comme une transition, la série " Nuit de Chine " montre un pays qui est passé du costume Mao, uniforme et triste, aux couleurs vives, extravagantes et audacieuses. Le photographe choisit dès lors de montrer faux-semblants et envers du décor, il veut être le témoin de la complexité des formes qui bouleverse les identités individuelles et collectives de la Chine aujourd'hui. Mais entre les images de façade qui caractérisent le pays - décors urbains, pouvoir des apparences, univers artificiel de la nuit - se glissent des existences dures et incertaines, comme celles de ces mingong, paysans et paysannes pauvres venus fuir la misère et chercher du travail dans les grandes villes. Véritables esclaves modernes qui construisent la Chine de demain, ils ne rentrent au village, qu'une fois par an, durant le nouvel an chinois, pour une dizaine de jours seulement. Avec la série " Retour à Wenzhou " Zachmann montre les mutations profondes de l'espace urbain. Le mouvement d'immigration s'est presque inversé. Les candidats a l'exil se font plus rares et de nombreux Chinois reviennent vers la " Mère Patrie ", les chances de s'enrichir sont plus grandes aujourd'hui à Wenzhou que dans un atelier clandestin en France. Quant aux dernières images du livre, composées de portraits transgénerationnels, elles rendent visible le choc culturel à l'intérieur des familles dans un pays où l'histoire s'est accélérée à une vitesse vertigineuse.
Résumé : Voyages de mémoire est le nouveau livre monographique de Patrick Zachmann qui accompagne sa grande exposition rétrospective au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à Paris, durant tout l'hiver 2021. Il rassemble une douzaine de ses grandes séries, pour certaines jamais publiées. L'oeuvre photographique de Patrick Zachmann, membre de l'agence Magnum, est complexe et dense. Elle se lit notamment à la lumière de plusieurs thèmes récurrents qui la traverse. Le premier, et l'un des plus importants, est la question de l'identité juive. Cette identité, il va la chercher, l'explorer, la découvrir, partant pour cela en introspection dans sa propre famille, puis dans différents pays d'Europe, à un rassemblement des rescapés des camps ou auprès d'une communauté parisienne. Ce travail interroge la notion même d'une communauté, d'une identité, aussi forte que celle juive. De ses réflexions naitrons d'autres chemins que le photographe empreinte aisément, comme ceux de l'exil ou de la disparition. Il ne s'attache en effet pas uniquement à l'identité juive, mais photographie également l'Afrique du Sud et ses rassemblements antinazis, le Rwanda et les survivants du génocide, ou encore la disparition des personnes pendant la dictature chilienne. Dans ce corpus en noir et blanc et en couleur, Zachmann pointe les fragilités de nos relations aux autres, tout en revisitant son oeuvre. Voyages de mémoire est la nouvelle grande rétrospective du travail de Patrick Zachmann, depuis So Long, China (EXB, 2016) à la Maison Européenne de la Photographie, à Paris.
Si la banlieue, pour beaucoup, est une question de géographie, chez Patrick Zachmann, elle relève d'abord de l'histoire. Une histoire nationale. Pour bien connaître son travail, je n'ai en effet jamais eu le sentiment que Patrick Zachmann photographiait "la" banlieue. Au contraire! Son travail a toujours exclu cet article défini qui déterminerait d'avance un angle de vue. Au contraire! Il ne repose que sur l'audace du pluriel indéfini! "Des" banlieues, "des" gens, "des" histoires. Comme il tisse des liens étroits, mais pudiques, avec ceux qu'il photographie, il sait leur singularité. La respecte. Photographiées hors du bruit et de la fureur, ces histoires en tricotent une plus collective. En trente ans d'images, c'est autant l'immigration que l'évolution de notre société française qui nous est contée. La France, une si proche banlieue... Souâd Belhaddad.
Le photographe et réalisateur Patrick Zachmann, membre de l'agence Magnum depuis 1990, allie une oeuvre de photojournaliste engagé sur les fronts de l'actualité à une recherche spécifique sur la mémoire et l'identité des populations en exil. Comprendre, interroger, documenter la vie et la culture des communautés migrantes ou déplacées dictent le travail de Zachmann. Par sa longue fréquentation des diasporas chinoise ou malienne qu'il suit et accompagne avec attention, il s'attache à montrer l'ici (le pays d'accueil) et le là-bas (la terre natale). Cette pratique de l'immersion, de la proximité inquiète des êtres rencontrés, donne à ses travaux une profondeur particulière et une exceptionnelle dimension sociale.
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Capturer le réel, en saisir ses moindres traces et fragments, telle est la quête de Marie Bovo, photographe qui travaille depuis de nombreuses années sur l'espace et son occupation par diverses communautés. Marseillaise d'adoption, la photographe s'intéresse particulièrement aux zones urbaines ou rurales du bassin méditerranéen et des côtes africaines : cours intérieures ou restaurant kebab à Marseille, camp de Roms dans les faubourgs de cette même ville, appartements vides à Alger ou cuisines aménagées en plein air au Ghana. " C'est moins l'architecture qui m'intéresse, dit-elle, que la façon dont elle est vécue. " La culture méditerranéenne du regard est toujours dérobée. Les images de Marie Bovo donnent à voir les coulisses, ce qui est caché, ce qui demeure dans le silence. Avec une attention constante au cadrage, entendu comme une imbrication d'espaces physiques et mentaux, l'oeuvre de Marie Bovo, qui se construit par séries, questionne la façon dont nous vivons dans certains lieux, publics ou privés. La photographe s'est emparée de son médium : ses temps de pause très longs en lumière naturelle et réalisés à la chambre captent le moindre détail. Le temps et le mouvement sont des composantes avec lesquelles elle construit ses images. Réalisés à l'aube depuis un pont en surplomb d'un camp de Roms ou au crépuscule peu avant l'arrivée des protagonistes venant prendre leur repas ou encore la nuit dans des cours intérieures d'immeubles, l'objectif tourné vers le ciel saisissant le linge suspendu : les photographies de Marie Bovo donnent à voir une vie qui se dérobe. Les objets disparaissent d'une image à l'autre, les lumières se déclinent en teintes presque irréelles, l'image devient picturale. Cette révélation du flux de la vie dans un aller-retour permanent entre passé et présent suggère des récits à venir. Cet ouvrage présente son travail filmique inédit et sa dernière série En Suisse - Le palais du roi.
Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
Townsend Chris ; Woodman George ; Woodman Francesc
Francesca Woodman est devenue l une des photographes les plus influentes de la fin du XXe siècle. Alors qu elle réalise ses premières photographies à l âge de treize ans, elle crée, moins d une décennie plus tard, une uvre qui la fait aujourd hui figurer parmi les artistes américains les plus importants des années 1970. Dans ses images sensuelles et envoûtantes, la photographe bouleverse les certitudes de la photographie.Cette monographie est la plus complète publiée à ce jour sur Francesca Woodman. L ouvrage présente plus de 200 travaux de l artiste, dont certains n ont encore jamais été exposés ni publiés, ainsi que des extraits inédits de ses journaux, choisis et présentés par son père George Woodman. L ouvrage inclut en outre quelques-uns de ses longs diazotypes, ainsi que des pages de ses livres d artiste, dont Some Disordered Interior Geometries qui a été publié en 1981, l année où la jeune femme a mis fin à ses jours. Dans un texte très complet, Chris Townsend étudie l influence de la littérature gothique, du surréalisme, du féminisme et le postminimalisme sur les photographies de Francesca Woodman, tout en situant l artiste par rapport à ses contemporains, tels Cindy Sherman et Richard Prince. Chris Townsend est maître de conférences au Department of Media Arts du Royal Holloway de l université de Londres. Ses dernières publications comprennent The Art of Bill Viola et The Art of Rachel Whiteread (2004), ainsi que New Art from London (2006). Il a en outre organisé les expositions « Rapture: Art s Seduction by Fashion, 1970-2000 » (Barbican Art Gallery, Londres, 2002).
Résumé : Pendant une vingtaine d'années, Anny Duperey s'est passionnée pour l'art photographique, installant un laboratoire dans sa salle de bains, où elle passait des jours, et parfois des nuits, à développer ses pellicules et tirer elle-même ses images argentiques en noir et blanc. Elle commente ici, avec émotion, délicatesse et drôlerie, une centaine de ses photos préférées et inédites.
Résumé : Steve McCurry Inédit : Les histoires à l'origine des photographies porte un regard neuf sur les coulisses du travail de Steve McCurry, l'un des photographes les plus talentueux et les plus audacieux de notre époque. Cet ouvrage explore la façon dont ce professionnel réputé sur la scène internationale a choisi, composé et développé ses images emblématiques. On y trouve 14 reportages réalisés dans le monde entier tout au long de sa carrière. Ils sont illustrés de notes, de photographies et de documents inédits, conservés par McCurry au fil de ses voyages, ainsi que près de 120 superbes planches photographiques en couleur de ses oeuvres les plus significatives. Les reportages couvrent un large éventail de thèmes et de sujets : le réseau ferroviaire indien (1983), les effets de la mousson (1984) ou les événements du 11 septembre (2001). Ils abordent aussi des sujets moins connus comme les conséquences environnementales de la guerre du Golfe (1991) et les Hazaras d'Afghanistan (2007). Des textes écrits pour l'occasion apportent un nouveau regard sur les recherches, les expériences et les événements qui sous-tendent l'oeuvre de McCurry. Ensemble, ces fascinants matériaux offrent une vision nouvelle et passionnante des travaux de Steve McCurry et des histoires sous-jacentes à ces images, créant une biographie vibrante d'humanité de l'un des plus grands noms de la photographie.