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Touche pas à ma langue
Yvane Jean ; Hagège Claude
PG DE ROUX
19,90 €
Épuisé
EAN :9782363712288
A l'heure de la énième réforme de l'orthographe, de l'écriture comme de la grammaire inclusives, toutes deux opposées à la prééminence du masculin sur le féminin, n'est-il pas temps d'alerter les autorités du vrai danger qui menace l'intégrité de notre langue par la contamination insidieuse et les manipulations interlopes dont elle est l'objet depuis des lustres ? Quelle voix, quelle conscience, quel homme enfin se chargera de cette mission ? Cette voix, cette conscience, cet homme enfin, il existe. Autoproclamé lanceur d'alerte et agent assermenté du phonème, il se nomme Barbet Michel. Aussi engagé dans sa mission que le héros balzacien de La recherche de l'absolu, Barbet Michel se portera aux avant-postes, au mépris de sa carrière universitaire et de sa cantatrice d'épouse, totalement esseulée, pour défendre ce qui peut l'être encore de notre cher idiome malmené par leur fils adolescent et barbare, tant en ce qui concerne le son et le sens, rongés l'un et l'autre par un mystérieux virus contre lequel nulle thérapie n'a pu être proposée. Touche pas à ma langue relate donc les aventures de ce croisé improbable des temps modernes, attaché aux valeurs d'une époque révolue peut-être à jamais. Mais quoi de plus beau, quoi de plus noble qu'une cause perdue quand la raison, l'humour et un peu de tendresse lui imposent ses limites ? "L'être de notre langue a besoin de défenseurs, mais il serait temps qu'on se décide à distinguer les vrais périls que court la langue de ceux qui sont cultivés par les fétichistes."
Résumé : Gainsbourg, Kafka, Perec et les autres... Neuf portraits d'hommes illustres voués à l'art d'écrire et de chanter ou de filmer. Neuf hommes illustres auxquels Jean Yvane sacrifie en faisant sienne la formule : "Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense" . Neuf portraits exécutés à la gouache, au pistolet ou à l'eau forte, voire au couteau. Bref, neuf exercices d'admiration, l'auteur se glissant dans l'intimité de ses grands personnages sans pour autant tomber dans le pastiche.
Des enfants numérotés et parqués comme du bétail, des laissés pour compte, des indigents, des rêveurs impénitents... telles sont les "Pèlerines" qui alimentent un club de vacances dirigé par un certain Laréo. L'auteur d'Un cow-boy en exil - que la critique accueillit chaleureusement - nous fait à nouveau entendre sa voix si originale. Ses personnages, il les arrache au réel pour les entraîner dans les demeures de la poésie. C'est ainsi que les "Pèlerines" vont vivre une aventure fantastique où nous verrons s'engager un combat burlesque entre des enfants qui s'insurgent contre les grands principes et un groupe de vieillards qui essaient de les leur inculquer. Les enfants abandonneront à jamais les contes de fées qui ne peuvent les aider à vivre une réalité dérisoire et violente. En effet, dans un monde où se déchirent les adultes, de quel secours peuvent être les cerfs-volants et les comptines ? Sommes-nous irrémédiablement "acculés à l'utopie" ?
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.