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Le vendeur de sang
Yu Hua
ACTES SUD
23,30 €
Épuisé
EAN :9782742714698
Du jour où Xu Sanguan apprend qu'on peut gagner de l'argent en vendant son sang commence pour lui une vie nouvelle. C'est en effet à cet expédient qu'il devra son mariage, une union bientôt assombrie par la révélation de la bâtardise de son premier fils. Et c'est à cette pratique qu'il recourra ensuite - parfois au péril de sa vie -, chaque fois que le destin viendra frapper les siens. Comme dans son précédent roman, Vivre ! , Yu Hua a choisi de suivre une existence humaine dans ses vicissitudes - ici au cours des trente années qui suivent l'instauration du nouveau régime avec la mise en place des communes populaires et la Révolution culturelle. L'histoire politique cependant n'est pas le véritable sujet du livre : ce qui fascine Yu Hua c'est l'acharnement de ses personnages à survivre, envers et contre tout, sous le signe du sens de l'honneur, de la piété filiale et du dévouement, au sein d'une misère partagée et comprise par tous. Se réconcilier avec soi-même et avec le milieu naturel et humain dont on est issu - après tant de mensonges, de violences, de lavages de cerveau et de haine de soi -, tel est le propos de Yu Hua. De tous les jeunes écrivains chinois d'aujourd'hui, il est sans aucun doute celui qui a su le mieux maintenir la balance entre la tonalité nécessairement sombre et critique de son époque, marquée par le traumatisme de la Révolution culturelle, et l'humanisme - ou pour exprimer les choses en termes bouddhistes la "compassion" - sans lequel une littérature ne saurait longtemps subsister.
Une histoire d'amour au seuil des années 1930 dans une Chine peuplée de brigands qui pillent villes et villages, tuent et torturent les populations. Un livre où la barbarie côtoie la bonté et la loyauté d'une galerie de personnages souvent miséreux autant qu'inoubliables.4e de couverture : Une histoire d'amour au seuil des années 1930 dans une Chine peuplée de brigands qui pillent villes et villages, tuent et torturent les populations. Un livre où la barbarie côtoie la bonté et la loyauté d'une galerie de personnages souvent miséreux autant qu'inoubliables.Notes Biographiques : Yu Hua est né en 1960 à Hangzhou (Zhejiang) et réside actuellement à Pékin. Yu Hua a exercé la profession de dentiste et a commencé à écrire en 1983. Il a reçu en 2008 le prix Courrier international du meilleur livre étranger pour« Brothers».
Biographie de l'auteur Né en 1960 à Hangzhou (Zhejiang), Yu Hua a commencé à écrire en 1983. Il a reçu en 2008 le prix Courrier international du meilleur livre étranger pour Brothers. Son oeuvre est disponible en France aux éditions Actes Sud.
Clairvoyant, lucide, tendre, parfois ironique, toujours dénué de complaisance nationaliste, tel est le regard de l'auteur de Brothers sur son pays. Témoin d'un demi-siècle d'histoire chinoise, Yu Hua propose une analyse sociale pertinente et courageuse de la face cachée du miracle chinois. Et livre, en filigrane, le chemin d'un écrivain et de son oeuvre.
Construit autour de dix mots clefs - "Peuple", "Leader", "Lecture", "Ecriture". "Lu Xun", "Disparités", "Révolution", "Gens de peu", "Faux", "Embrouille" -. qui pour certains appartiennent au lexique maoïste et pour d'autres au vocabulaire le plus récent, cet essai interroge un demi-siècle d'histoire: ce demi-siècle qui a vu la Chine passer brutalement de l'hystérie politique de la Révolution culturelle à la frénésie productiviste et consumériste de ces dernières années. Tel un long commentaire de Yu Hua sur son best-seller Brothers, ce livre révèle les continuités entre le passé et le présent, et bat en brèche certains discours béats sur le miracle économique chinois en mettant au jour ses plaies, ses excès et ses dérives. Avec une clairvoyance dénuée de toute complaisance nationaliste, il en dénonce la face cachée, notamment l'absence de transparence politique. C'est en virtuose que Yu Hua entremêle souvenirs personnels et analyse sociale, revisite son enfance, ses années de formation, et finalement souligne au fil de ces dix mots le parcours qui fut le sien: celui d'un écrivain cinquantenaire dont l'oeuvre s'est constamment nourrie des paradoxes et des drames de la Chine. Ce témoignage lucide et courageux, qui n'élude pas les sujets sensibles tels que les événements de Tian'an-men en 1989, est inédit en Chine.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.