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Brothers
Yu Hua ; Pino Angel ; Rabut Isabelle
ACTES SUD
28,40 €
Épuisé
EAN :9782742774371
Li Guangtou et Song Gang ne sont pas de vrais frères mais leurs destins se sont de longue date trouvés liés pour le meilleur et pour le pire. Enfants, puis adolescents pendant la Révolution culturelle, ils atteignent l'âge adulte au moment où la Chine entre dans l'ère tumultueuse des "réformes" et de l""ouverture'. La solidarité, cimentée par les épreuves, qui les unis-sait jusqu'alors se fissure et leurs chemins, pour un temps, se séparent: tandis que Song Gang, l'intellectuel"doux et loyal, est rapidement dépassé par son époque, Li Guangtou, le"brigand', tirera le meilleur parti des bouleversements sociaux et économiques en cours. A travers ce couple de "faux" frères, c'est près d'un demi-siècle d'histoire chinoise qui défile sous nos yeux, des années 1960 et 1970, marquées par la répression morale et les atrocités politiques, à l'époque contemporaine, où les énergies individuelles se libèrent dans un désordre épique. Le "loser" et le "battant" résument à eux seuls une transition vécue par des millions de Chinois dans la fièvre et le désarroi. Li Guangtou, à la fois rustre et ingénieux, brutal et généreux, et avant tout doué d'une force de vie et d'un culot sans limites, est le cligne représentant des entrepreneurs de la Chine contemporaine, et le "bourg des Liu', microcosme où se reflètent les grands événements des dernières décennies, s'élève à la hauteur des grands lieux mythiques que l'imagination littéraire est susceptible de créer. Avec ce roman qui contient l'expérience de toute une génération, celle de la faim, de la violence, celle de la frénésie économique et des grandes migrations, des ascensions fulgurantes et des naufrages individuels, Yu Hua a écrit une véritable odyssée de la Chine, de Mao aux Io. Le public chinois ne s'y est pas trompé, qui a fait un triomphe au livre. Biographie: Né en 1960 à Hangzhou (Zhejiang), Yu Hua a commencé à écrire en 1983. Ont été traduits en français: Vivre! (Le Livre de poche, 1994; Babel, 2008), porté à l'écran pur Zhang Yimou et primé au Festival de Cannes en 1994. Un monde évanoui (Philippe Picquier. 1994) et, chez Actes Sud, Le Vendeur de sang (1997), Un amour classique (2000), Cris dans la bruine (2003) et 1986 (2006)."
Du jour où Xu Sanguan apprend qu'on peut gagner de l'argent en vendant son sang, commence pour lui une vie nouvelle. C'est en effet à cet expédient qu'il devra son mariage, une union bientôt assombrie par la révélation de la bâtardise de son premier fils. Et c'est à cette pratique qu'il recourra ensuite - parfois au péril de sa vie-, chaque fois que le destin viendra frapper les siens. Ballottés par les vicissitudes des trente années suivant l'instauration du nouveau régime chinois, avec la mise en place des communes populaires et la révolution culturelle, les personnages s'acharnent à survivre, envers et contre tout, sous le signe du sens de l'honneur, de la piété filiale et du dévouement - malgré la misère générale. Un roman empreint d'humanisme sur la réconciliation avec soi-même et avec le milieu naturel et humain dont on est issu.
Du jour où Xu Sanguan apprend qu'on peut gagner de l'argent en vendant son sang commence pour lui une vie nouvelle. C'est en effet à cet expédient qu'il devra son mariage, une union bientôt assombrie par la révélation de la bâtardise de son premier fils. Et c'est à cette pratique qu'il recourra ensuite - parfois au péril de sa vie -, chaque fois que le destin viendra frapper les siens. Comme dans son précédent roman, Vivre ! , Yu Hua a choisi de suivre une existence humaine dans ses vicissitudes - ici au cours des trente années qui suivent l'instauration du nouveau régime avec la mise en place des communes populaires et la Révolution culturelle. L'histoire politique cependant n'est pas le véritable sujet du livre : ce qui fascine Yu Hua c'est l'acharnement de ses personnages à survivre, envers et contre tout, sous le signe du sens de l'honneur, de la piété filiale et du dévouement, au sein d'une misère partagée et comprise par tous. Se réconcilier avec soi-même et avec le milieu naturel et humain dont on est issu - après tant de mensonges, de violences, de lavages de cerveau et de haine de soi -, tel est le propos de Yu Hua. De tous les jeunes écrivains chinois d'aujourd'hui, il est sans aucun doute celui qui a su le mieux maintenir la balance entre la tonalité nécessairement sombre et critique de son époque, marquée par le traumatisme de la Révolution culturelle, et l'humanisme - ou pour exprimer les choses en termes bouddhistes la "compassion" - sans lequel une littérature ne saurait longtemps subsister.
Résumé : Yang Fei vient de mourir dans une explosion. Seul, extrêmement pauvre du temps de son vivant, il arrive sur l'autre rive sans pouvoir prétendre à la moindre sépulture. Ainsi est-il condamné à errer là où certains semblent attendre, quand d'autres savent depuis toujours que misère et solitude les consignent à jamais dans ce paisible entre-deux. Déambulant en toute quiétude, Yang Fei croise des êtres depuis longtemps perdus, parvient à donner un sens aux incomplétudes de son existence sans jamais renoncer à l'idée de retrouver son père, ce cher vieillard qui s'échappa une nuit de leur logis en espérant ainsi adoucir leur triste avenir. Un roman d'une beauté prégnante, où les êtres cheminent vers la douceur en convoquant pour mieux s'en déprendre leur vie de souffrances et d'offenses dans une Chine d'aujourd'hui au pouvoir arrogant et brutal.
Un enfant de quatre ans, en provoquant accidentellement la mort de son cousin, déclenche une série de vengeances qui anéantira une famille entière. Un jeune lettré, candidat aux examens impériaux, qui traverse sur son chemin une ville florissante et y rencontre, comme en rêve, une merveilleuse jeune fille, retrouve quelques années plus tard une terre dévastée, en proie à la famine, et la jeune femme transformée en viande de boucherie... Un personnage à l'identité incertaine nous parle d'une présence féminine qui le hante, peut-être celle de Yang Liu, la jeune fille morte en lui léguant ses yeux... Dans un café, deux hommes ont assisté à un meurtre. Leur relation épistolaire, nourrie d'hypothèses sur les mobiles de ce crime, s'achèvera en tragédie... Oniriques et cauchemardesques, ces "petits romans" ont fait connaître Yu Hua à la fin des années quatre-vingt. Par leur écriture où se lit parfois l'influence d'un Kafka ou d'un Borges, ils imposent d'emblée la vision d'un authentique créateur. Car cette oeuvre angoissée, écrite au lendemain d'une période dramatique de l'histoire chinoise qu'elle désigne sans la nommer, allie la puissance de l'imaginaire à la profondeur de la réflexion métaphysique.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.