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Saint Louis en Egypte
Youssef Ahmed ; Lacouture Jean
ORIENTS
8,90 €
Épuisé
EAN :9782954079295
On ne sait pas grand-chose de la captivité de Louis IX en Egypte. Après la dramatique défaite de l'armée croisée en 1250 à Mansourah, le futur Saint Louis est fait prisonnier. Cette pièce révèle ce qui s'est alors déroulé : demande de rançon, menace d'assassinat, ou folle proposition de la sultane Shadjar Adorr de lui offrir son trône et plus encore... Depuis vingt ans, Ahmed Youssef, journaliste et écrivain a traité des rapports Orient-Occident : Bonaparte et Mahomet Le Conquérant conquis, préface de Jean Tulard, Cocteau l'Egvplien, L'Orient de Jacques Chirac, Nos Orients : Le Rêve et les confins, dialogue avec Jean Lacouture... Pour sa première pièce de théâtre retraçant la captivité de Saint Louis en Egypte, il s'est basé sur les témoignages des chroniqueurs arabes et sur le récit de Joinville avec une préface de Jean Lacouture : un dialogue méconnu et savoureux entre le roi très saint et la dernière sultane d'Egypte. Ce livre s'inscrit dans les commémorations du 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis en 2014. Déjà programmé à Poissy, Versailles, Damiette, le Caire et de l'opéra d'Alexandrie.
Résumé : Des sept Merveilles du monde, le phare d'Alexandrie reste celui qui frappe les imaginaires et marque encore aujourd'hui la mémoire collective de l'humanité. L'antique Phare se trouve inexorablement lié au passage d'hommes et de femmes illustres, de César à Antoine, en passant par le conquérant Amr ibn al-Ass. A l'instar de la Bibliothèque d'Alexandrie, seules les images ont le pouvoir de raconter non seulement le Phare, mais aussi la légende qu'il a nourrie au long des siècles. Fruits de plus de mille ans de songes, images et textes se mêlent ici pour lui rendre sa lumière matérielle et spirituelle.
L''égyptologie n'aurait jamais eu d'histoire sans l'intuition du lieutenant Pierre-François-Xavier Bouchard. Cet enfant du Jura se trouva pris dans les péripéties militaires de l'armée de Bonaparte en Egypte. Champollion n'est que l'arbre qui cache la forêt plantée par Bouchard. Ce dernier a sauvé la pierre lors d'un terrassement d'un fort à Rosette, l'a calquée sur la feuille même qui aura servi à Champollion pour déchiffrer des hiéroglyphes. Les Anglais ont compris non seulement l'importance majeure de la pierre, mais aussi du lieutenant qui l'a déterrée. Dans le tragique siège d'El-Arich, dans le Sinaï, ils sauveront Bouchard des Ottomans, mais feront main-basse sur la précieuse pierre. Par cette première biographie du lieutenant Bouchard, l'auteur ouvre une nouvelle page dans l'histoire de l'armée d'Orient.
Notre kawa vient vraiment de là-bas niais on l'avait oublié... Que d'aventures et de chemins depuis l'Abyssinie et le Yémen voisins ! Ce berceau de l'humanité aura aussi donné au monde sa boisson la plus populaire. D'abord consommée par les musulmans, elle sera reprise par les chrétiens qui ne voudront pas se priver de ses bienfaits. Popularisé par les soufis, le café continue son chemin : l'Egypte, la Turquie, Venise, puis toute l'Europe. Ce breuvage souvent associé au vin pour sa convivialité et ses effets stimulants se (lote de maisons de café, lieux d'accueil et d'échanges, mais qui feront aussi naître des fàtwas, et des interdictions politiques en Europe. A l'aube du XVIIIe siècle, le génial Antoine Galland - traducteur des Mille et Une nuits et du Coran - sera à l'origine des Turqueries en France, le premier orientalisme. Nous lui devons ce joli traité, De l'Origine et du progrès du café (1.699), que nous republions. Dans un livre aux incroyables images, le préfacier Ahmed Youssef de l'Institut d'Egypte reprend avec gourmandise ce chemin venant d'Orient qui unit tous les peuples. L'or noir, le kawa arabica, a bien conquis le monde.
Nos Orients livre le dialogue passionné et parfois contradictoire entre deux journalistes appartenant à des générations et des univers culturels différents. En croisant leurs opinions et leurs deux regards, l'un occidental et l'autre oriental, cet entretien lève le voile sur un Orient sans cesse animé par les controverses politiques, philosophiques et religieuses. Les auteurs évoquent aussi leurs rencontres, émaillées de révélations politiques, avec les grands hommes qui ont façonné cet Orient multiple: de Gaulle, Malraux, Sartre, Mitterrand, Nasser, Sadate, Ben Bella, le prince Sihanouk, Taha Hussein, Abd el-Kader, Mohammed V. L'Orient est un métier a déclaré Disraeli: Jean Lacouture et Ahmed Youssef démontrent que, par ses attraits multiples et complexes, l'Orient est avant tout une passion qui est parvenue, depuis les croisades, l'expédition de Bonaparte et le conflit de Suez, à dominer notre imaginaire collectif. Tantôt effrayant, tantôt enchanteur, cet Orient doit cependant rester une source de lumières pour tous.
Daniel Juré est peintre et auteur français. Parallèlement au dessin et à la peinture, il poursuit un travail littéraire. Ses oeuvres sont entrées dans des collections publiques.
Dans la civilisation arabo-musulmane. la coupe des poils est très codifiée. Enoncée dans les textes sacrés, elle perdure aujourd'hui la fameuse barbe ou moustache restant les attributs absolus de la virilité alors que l'épilation complète des femmes est obligatoire. Il est intéressant de voir que ces rites se sont complètement installés en Occident avec des normes tout à fait différentes...
Il était la voix qui demandait aux Français d'appliquer aux Algériens leurs principes démocratiques, puis aux nouveaux maîtres du pays de s'ouvrir au multipartisme. Ferhat Abbas, le pharmacien de Sétif, a lutté toute sa vie pour une solution juste, médiane. Est-ce pour cela qu'il n'a pas été le leader incontesté de la révolution algérienne ? Critiqué par les deux parties, il reste aujourd'hui considéré comme un juste. Ses deux textes fondamentaux, le Manifeste du peuple algérien (1943) et le Rappel au peuple algérien (1976) prouvent qu'on peut dire des vérités et ne pas être entendu. Jean Lacouture est l'un des grands journalistes engagés de la décolonisation. Un temps séduit par les Viét-Cong, il reconnaîtra son aveuglement en l'occurrence en affichant toujours sa subjectivité face aux grands hommes dont il dressa le portrait. Honnête homme éclectique, il conserve une tendresse pour ce leader contesté de la révolution algérienne qu'il a bien connu et soutenu. Cinquante ans après, il accepte de reparler de Ferhat Abbas en reprenant ses écrits d'antan qui s'accordent avec les plus récents. Grâce à ces deux textes fondamentaux, jamais publiés, on rentre au coeur de ces hommes et de l'histoire de ces deux pays, de ces ennemis complémentaires, une formule qui résonne encore si fort aujourd'hui des deux côtés de la Méditerranée.