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La grande méthode
Yousfi Louisa
FABRIQUE
15,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 20 février 2026
EAN :9782358723145
Ce livre raconte le voyage d'une famille de l'immigration algérienne partie enterrer le père au pays. Cette traversée est l'occasion d'une crise intime mais aussi de visions mystiques où se mêlent fantômes, retour en Palestine et oiseaux fantasmagoriques. L'autrice de Rester barbare se propose de saisir les vies des colonisé-es et de leurs descendant-es comme une aventure métaphysique. Si les modernes ne savent plus entendre les récits merveilleux, et encore moins les prendre au sérieux, c'est peut-être une des puissances de la littérature que de redonner vie aux mondes invisibles. Délaissés tant par une religiosité de plus en plus agrippée à une orthodoxie fantasmée que par une laïcité désenchantée, les imaginaires postcolonisés ont été rangés au placard des superstitions et des folklores colorés. Louisa Yousfi travaille ici le commun entre l'espace littéraire et les arts hiératiques : assumer la disproportion entre l'instrument et son produit, refuser la tyrannie des liens de causalité au profit des trames du sens et de leur pouvoir d'emprise, faire entrer dans le microcosme d'un objet, d'une trace, d'une oeuvre, l'immensité du macrocosme.
Je sens que j'ai tellement de choses a? dire qu'il vaut mieux que je ne sois pas trop cultive?. Il faut que je garde une espe?ce de barbarie, il faut que je reste barbare." Kateb Yacine "Ne?gre vous m'appelez eh bien oui, ne?gre je suis. N'allez pas le re?pe?ter, mais le ne?gre vous emmerde." Aime? Ce?saire A? l'heure ou? le terme " ensauvagement ", d'abord charrie? par l'extre?me droite, pe?ne?tre les sciences sociales et se discute dans la sphe?re me?diatique et politique comme un phe?nome?ne tangible, Louisa Yousfi nous propose ici un re?cit a? la fois politique et litte?raire de ce (re)devenir barbare des Noirs et des Arabes de France. Pour ce faire, elle ne de?roule pas un commentaire de l'actualite? ni n'e?graine la longue liste des offenses racistes que nous offre la France contemporaine. Non, elle fonde une esthe?tique radicale ; elle propose un grand re?cit – qui convoque aussi bien Kateb Yacine, Chester Himes que Booba et la prose des militants de?coloniaux en prise avec les luttes actuelles – pour se de?partir des conflits de loyaute?s impose?s par le mythe inte?grationniste a? la franc?aise mais aussi pour aborder tous les sujets de?licats que la logorrhe?e sociologique ou l'essai militant ne sauraient saisir avec autant de relief : pourquoi ne fu?mes-nous pas tous Charlie ? Comment s'extraire des turpitudes du " privile?ge blanc " (" une histoire de mai?tre qui a appris de son esclave le stade supe?rieur de la dialectique : quand c'est l'esclave lui-me?me qui enseigne au mai?tre le sens de la liberte?. ")? Et " "qu'aurions-nous e?te? si ? " Si la colonisation n'avait pas organise? un rapport de force moral qui tient en e?chec la civilisation, le pays et la famille qui aurait du? nous voir nai?tre et grandir ? Si l'inte?grationnisme n'avait pas e?dicte? pour nous les conditions de notre salut dans ce pays conditionnel qui n'a rien d'une patrie ? " Rester barbare a quelque chose des essais litte?raires offerts en son temps par James Baldwin aux luttes noires ame?ricaines. Ici, il faut saisir " la barbarie comme un lieu d'e?nonciation a? partir duquel " Louisa Yousfi " vient secouer et saccager l'ordre des choses ".
Deux philosophes syriaques, Bardesane (154-222) et Ahoudemmeh (VIè siècle) offrent leur vision originale de l'homme, être doué de liberté qui peut faire face au destin. Bardesane conçoit la sagesse comme la connaissance des lois qui régissent, non seulement la conduite des hommes mais l'univers entier. Ahoudemmeh voit en l'homme un prodige de composition. Il souligne l'unité de sa personnalité dans ses actes, ses oeuvres et ses paroles. Tous deux donnent un vrai rôle à la liberté et à la volonté de l'homme.
Résumé : Ainsi va la vie est le journal intime de Fatna Yousfi. Rédigé sous forme de poèmes, ce recueil exprime ses sentiments, ses tendresses, ses questionnements sur la vie, la solitude, la haine et l'amour. Les vers transmettent la puissance de ses pensées et de ses émotions qu'elle énonce difficilement avec de simples mots. Laissez-vous envahir par ces souvenirs empreints de sensibilité.
Cet ouvrage traite de l'immigration tunisienne à travers ses réalités humaines, économiques et sociales. L'auteur s'est intéressé au contexte général et régional dans lequel s'inscrit la migration, aux facteurs contraignant ou favorisant ce mouvement entre les deux pays, mais aussi aux capacités, aux motivations et aux discours des " acteurs ". L'étude montre aussi que la structure sociale régie par des affinités familiales, locales... permet de solutionner les problèmes de logement et d'emploi.
Les nuages de gaz lacrymogènes et les détonations incessantes composent l'atmosphère désormais habituelle des manifestations en France : des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, toute expression d'une opposition collective à l'Etat expose aujourd'hui à la violence des armes non létales. Alors qu'un nouveau palier a été franchi avec la répression du mouvement des Gilets jaunes, ce livre propose une analyse critique du recours massif à l'arsenal non létal, principal pilier du maintien de l'ordre à la française. Les premiers chapitres s'appuient sur une typologie historique, depuis la matraque aux armes sonores, en passant par les multiples grenades, gaz et lanceurs de balles de défense, d'où il ressort que : 1) le développement de cet attirail se présente toujours comme une solution purement technologique à une crise de légitimité ; 2) l'écart est saisissant entre les prescriptions des fabricants et la pratique policière : bien que conçues comme des armes défensives, permettant de maintenir à distance un adversaire, les forces de l'ordre en font un usage offensif, disproportionné, terrorisant voire tortionnaire - et parfois létal, comme l'exemplifient dramatiquement les décès de Rémi Fraisse, Zineb Redouane et Steve Maia Caniço. Ceci n'empêche pas l'Etat et les industriels du secteur d'employer la rhétorique humanitaire pour booster un marché juteux tourné vers l'exportation (chapitre III). L'opacité des contrats et l'intraçabilité des armes jettent l'ombre sur l'utilisation de matériel de fabrication française par des régimes dictatoriaux : le gaz lacrymogène français d'Alsetex et les Flash-Balls de Verney-Carron ont ainsi servi à réprimer les populations au Bahreïn, en Tunisie et au Congo. L'intensification de la répression "non létale" a engendré de nouvelles pratiques d'autodéfense populaire, qui font l'objet du chapitre suivant : de la recension des blessés et leur politisation à travers des appels au désarmement de la police, à la protection des manifestants via un équipement de circonstance, l'activité des streets medics, la solidarité et l'inventivité au sein des cortèges, etc. Paul Rocher montre comment ces pratiques sont en retour criminalisées par l'Etat. L'ultime chapitre replace l'usage des armes non létales dans le cadre d'un durcissement autoritaire de l'Etat qui cherche à imposer complètement son agenda néolibéral, longtemps freiné par la résistance populaire. Le recours à un arsenal d'origine militaire pour régler les conflits politiques domestiques, loin de correspondre à un adoucissement du maintien de l'ordre, apparaît ici comme le corollaire de la suspension des procédures démocratiques en France.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.
Pourquoi le terme "fe ? ministe" est-il librement approprie ? a` la fois par l'extre^me droite, la gauche, et le capitalisme ? Dans un contexte, ou` les notions de fe ? minisme et d'e ? ga- lite ? sont vide ? es de leur sens hier radical, que peut signi- fier e^tre fe ? ministe aujourd'hui ? Quels sont les combats a` mener ? Comment mettre au coeur des luttes des femmes l'antiracisme, l'anticapitalisme et l'anti-impe ? rialisme ? Franc ? oise Verge`s s'attache d'abord a` interroger les deux re ? cits me ? diatiques qui dominent l'histoire du mouvement des femmes des anne ? es 1970 en France, l'un qui parle d'un mouvement qui aurait mene ? a` une reconnaissance de la place des femmes franc ? aises dans la re ? publique avec ses valeurs de lai ? cite ? et d'e ? galite ? , l'autre qui de ? nonce un mouvement qui aurait e ? te ? exclusivement "blanc" et essen- tiellement inte ? resse ? par la liberte ? sexuelle. Reconnaissant une profonde asyme ? trie entre ces deux re ? cits, Franc ? oise Verge`s questionne cependant les causes de l'effacement de fe ? minismes radicaux et anticoloniaux, antiracistes et anti-impe ? rialistes des anne ? es 1970. Il faut en effet analy- ser comment le fe ? minisme e ? tatique contribua a` la pacifica- tion du mouvement radical en faisant des discriminations et de la loi l'objectif des luttes ; comment il transforma le contro^le des naissances dans le Sud global ou aupre`s des femmes pauvres et immigre ? es et l'inte ? gration des femmes racise ? es dans le monde du travail globalise ? en politiques de la sororite ? . Il a su faire de l'inte ? gration des femmes dans le monde du travail et dans celui de l'e ? ducation la mesure du progre`s des gouvernements et des institutions internatio- nales. Le fe ? minisme carce ? ro-punitif a pris peu a` peu une place majeure, donnant au tribunal et a` la police le ro^le de prote ? ger les femmes des discriminations et des abus, ignorant l'analyse sociale et politique. Violences domes- tiques et sexuelles sont devenus le fait d'individus isole ? s, Franc ? oise verge`s Leur fe ? minisme et le no^tre 208 pages 11 x 16, 8 cm 12 euros 9782358721745 enferme ? s dans une pathologie de masculinite ? s arrie ? re ? es et n'ont plus e ? te ? analyse ? es comme faits sociaux. En faisant disparai^tre le radicalisme des mouvements de femmes des anne ? es 1970 qui furent porte ? s par l'e ? nergie des grandes luttes anti-impe ? rialistes et antiracistes pour passer a` un fe ? minisme de la pacification, c'est le de ? sir de faire e ? clater les structures qui est efface ? . Dans un deuxie`me temps, a` travers une lecture critique de la me ? taphore de "vagues" , l'auteure propose une temporalite ? et une spatialite ? des luttes des femmes pour la justice et la liberte ? , contre le racisme et pour l'e ? ga- lite ? qui exce`de celles du cadre national. En partant des luttes des femmes esclavagise ? es et colonise ? es, puis des luttes des femmes des socie ? te ? s postcoloniales franc ? aises, elle montre l'internationalisme des luttes. Puis, partant des gre`ves de ces dernie`res anne ? es de femmes ouvrie`res racise ? es qui font le me ? nage dans les ho^tels ou nettoient les gares, Franc ? oise Verge`s revient sur les analyses fe ? ministes autour de la question du travail dit "fe ? minin" - le travail de soin et de nettoyage. Elle propose de mettre au coeur d'un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire ce travail dans ses dimensions de classe et de race. Enfin, Franc ? oise Verge`s fait une analyse critique des politiques gouvernementales actuelles - la parite ? et l'ine ? galite ? - et, s'appuyant sur les nombreux exemples d'offensive fe ? ministe a` travers le monde, elle sugge`re des pistes d'action et des axes de recherche pour renforcer un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire.