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Gazer, mutiler, soumettre. Politique de l'arme non létale, Edition
Rocher Paul
FABRIQUE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782358721943
Les nuages de gaz lacrymogènes et les détonations incessantes composent l'atmosphère désormais habituelle des manifestations en France : des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, toute expression d'une opposition collective à l'Etat expose aujourd'hui à la violence des armes non létales. Alors qu'un nouveau palier a été franchi avec la répression du mouvement des Gilets jaunes, ce livre propose une analyse critique du recours massif à l'arsenal non létal, principal pilier du maintien de l'ordre à la française. Les premiers chapitres s'appuient sur une typologie historique, depuis la matraque aux armes sonores, en passant par les multiples grenades, gaz et lanceurs de balles de défense, d'où il ressort que : 1) le développement de cet attirail se présente toujours comme une solution purement technologique à une crise de légitimité ; 2) l'écart est saisissant entre les prescriptions des fabricants et la pratique policière : bien que conçues comme des armes défensives, permettant de maintenir à distance un adversaire, les forces de l'ordre en font un usage offensif, disproportionné, terrorisant voire tortionnaire - et parfois létal, comme l'exemplifient dramatiquement les décès de Rémi Fraisse, Zineb Redouane et Steve Maia Caniço. Ceci n'empêche pas l'Etat et les industriels du secteur d'employer la rhétorique humanitaire pour booster un marché juteux tourné vers l'exportation (chapitre III). L'opacité des contrats et l'intraçabilité des armes jettent l'ombre sur l'utilisation de matériel de fabrication française par des régimes dictatoriaux : le gaz lacrymogène français d'Alsetex et les Flash-Balls de Verney-Carron ont ainsi servi à réprimer les populations au Bahreïn, en Tunisie et au Congo. L'intensification de la répression "non létale" a engendré de nouvelles pratiques d'autodéfense populaire, qui font l'objet du chapitre suivant : de la recension des blessés et leur politisation à travers des appels au désarmement de la police, à la protection des manifestants via un équipement de circonstance, l'activité des streets medics, la solidarité et l'inventivité au sein des cortèges, etc. Paul Rocher montre comment ces pratiques sont en retour criminalisées par l'Etat. L'ultime chapitre replace l'usage des armes non létales dans le cadre d'un durcissement autoritaire de l'Etat qui cherche à imposer complètement son agenda néolibéral, longtemps freiné par la résistance populaire. Le recours à un arsenal d'origine militaire pour régler les conflits politiques domestiques, loin de correspondre à un adoucissement du maintien de l'ordre, apparaît ici comme le corollaire de la suspension des procédures démocratiques en France.
Lewis C.S. ; Baynes Pauline ; Dutheil de La Rochèr
Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante... jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange; celui-ci oblige les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures...
Résumé : Quakers de stricte observance, Hannah et Rufus Barnes déménagent dans le New Jersey sans imaginer un seul instant que ce départ sera à l'origine de tant de bouleversements. Leur fils Solon, amoureux fou d'une jeune fille riche, Benecia Wallin, l'épouse malgré leur différence de milieu. Le jeune couple s'installe à Philadelphie où, grâce aux relations de sa belle-famille, il se voit offrir un emploi dans une banque dont les pratiques entrent rapidement en conflit avec son éthique. Il essaie d'intervenir contre l'immoralité et la rapacité de la banque, mais se heurte à un mur. Les valeurs morales issues de la tradition quaker sont également bafouées par ses propres enfants, son monde se désagrège... Publié à titre posthume, roman ultime, rageur et passionnant, "Le Rempart" clôt de manière magistrale l'oeuvre immense de Theodore Dreiser.
Cet ouvrage s'adresse aux candidats préparant les concours et diplômes de la petite enfance et plus spécifiquement le concours d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal de 2e classe. Ces 200 questions accompagnées de corrigés détaillés vous permettent de tester vos connaissances sur l'hygiène et la sécurité des établissements d'accueil de la petite enfance, mais aussi de réviser les notions essentielles sur : l'accueil et la surveillance des enfants à l'école ; l'accueil et la surveillance périscolaires ; l'accueil individualisé ; l'hygiène et la santé des enfants ; la sécurité des enfants ; les gestes de premiers secours ; l'entretien des locaux et du matériel ; les accidents de travail.
Pourquoi le terme "fe ? ministe" est-il librement approprie ? a` la fois par l'extre^me droite, la gauche, et le capitalisme ? Dans un contexte, ou` les notions de fe ? minisme et d'e ? ga- lite ? sont vide ? es de leur sens hier radical, que peut signi- fier e^tre fe ? ministe aujourd'hui ? Quels sont les combats a` mener ? Comment mettre au coeur des luttes des femmes l'antiracisme, l'anticapitalisme et l'anti-impe ? rialisme ? Franc ? oise Verge`s s'attache d'abord a` interroger les deux re ? cits me ? diatiques qui dominent l'histoire du mouvement des femmes des anne ? es 1970 en France, l'un qui parle d'un mouvement qui aurait mene ? a` une reconnaissance de la place des femmes franc ? aises dans la re ? publique avec ses valeurs de lai ? cite ? et d'e ? galite ? , l'autre qui de ? nonce un mouvement qui aurait e ? te ? exclusivement "blanc" et essen- tiellement inte ? resse ? par la liberte ? sexuelle. Reconnaissant une profonde asyme ? trie entre ces deux re ? cits, Franc ? oise Verge`s questionne cependant les causes de l'effacement de fe ? minismes radicaux et anticoloniaux, antiracistes et anti-impe ? rialistes des anne ? es 1970. Il faut en effet analy- ser comment le fe ? minisme e ? tatique contribua a` la pacifica- tion du mouvement radical en faisant des discriminations et de la loi l'objectif des luttes ; comment il transforma le contro^le des naissances dans le Sud global ou aupre`s des femmes pauvres et immigre ? es et l'inte ? gration des femmes racise ? es dans le monde du travail globalise ? en politiques de la sororite ? . Il a su faire de l'inte ? gration des femmes dans le monde du travail et dans celui de l'e ? ducation la mesure du progre`s des gouvernements et des institutions internatio- nales. Le fe ? minisme carce ? ro-punitif a pris peu a` peu une place majeure, donnant au tribunal et a` la police le ro^le de prote ? ger les femmes des discriminations et des abus, ignorant l'analyse sociale et politique. Violences domes- tiques et sexuelles sont devenus le fait d'individus isole ? s, Franc ? oise verge`s Leur fe ? minisme et le no^tre 208 pages 11 x 16, 8 cm 12 euros 9782358721745 enferme ? s dans une pathologie de masculinite ? s arrie ? re ? es et n'ont plus e ? te ? analyse ? es comme faits sociaux. En faisant disparai^tre le radicalisme des mouvements de femmes des anne ? es 1970 qui furent porte ? s par l'e ? nergie des grandes luttes anti-impe ? rialistes et antiracistes pour passer a` un fe ? minisme de la pacification, c'est le de ? sir de faire e ? clater les structures qui est efface ? . Dans un deuxie`me temps, a` travers une lecture critique de la me ? taphore de "vagues" , l'auteure propose une temporalite ? et une spatialite ? des luttes des femmes pour la justice et la liberte ? , contre le racisme et pour l'e ? ga- lite ? qui exce`de celles du cadre national. En partant des luttes des femmes esclavagise ? es et colonise ? es, puis des luttes des femmes des socie ? te ? s postcoloniales franc ? aises, elle montre l'internationalisme des luttes. Puis, partant des gre`ves de ces dernie`res anne ? es de femmes ouvrie`res racise ? es qui font le me ? nage dans les ho^tels ou nettoient les gares, Franc ? oise Verge`s revient sur les analyses fe ? ministes autour de la question du travail dit "fe ? minin" - le travail de soin et de nettoyage. Elle propose de mettre au coeur d'un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire ce travail dans ses dimensions de classe et de race. Enfin, Franc ? oise Verge`s fait une analyse critique des politiques gouvernementales actuelles - la parite ? et l'ine ? galite ? - et, s'appuyant sur les nombreux exemples d'offensive fe ? ministe a` travers le monde, elle sugge`re des pistes d'action et des axes de recherche pour renforcer un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.
Sartre et la politique : sur ce sujet, c'est toujours de son flirt avec les communistes dont on parle, et toujours pour condamner son coupable aveuglement. Le livre de Birchall n'évite pas le point mais le replace dans son contexte, celui de la guerre froide à sa pire période, où les dirigeants communistes français étaient mis en prison, les journaux saisis, les manifestations brutalement réprimées. Surtout, ce livre est comme une fresque où apparaissent des personnages fascinants avec lesquels Sartre a marché un temps dans ce demi-siècle agité : de Nizan à Leiris, de Colette Audry à Daniel Guérin, de Maurice Nadeau à Jean Genet... Et Birchall rappelle que l'attitude de Sartre pendant la guerre d'Algérie et la guerre du Vietnam lui a permis d'être à peu près le seul intellectuel de renom à pouvoir prendre la parole devant les étudiants en mai 1968. Mais il ne s'agit pas d'une hagiographie : les fragilités, les contradictions, les erreurs ne sont pas gommées, d'autant moins que Sartre lui-même les reconnaissait volontiers. Dans sa solidité documentaire, l'intérêt du livre est double : d'une part il éclaire la vie politique (et non philosophique ou littéraire, bien que par moments...) d'un personnage essentiel du XXe siècle, et d'autre part il offre la vision panoramique d'un territoire mal connu, celui de l'extrême gauche non communiste dans les années de l'après-guerre en France.
Résumé : Durant un quart de siècle, l'icône Tariq Ramadan ne serait pas montée si haut (avant de dégringoler si bas) s'il n'avait bénéficié de l'appui d'autant d'" idiots utiles ". Qu'il s'agisse de dignitaires catholiques, de responsables de la Ligue de l'enseignement et de la Ligue des droits de l'homme, de militants socialistes, trotskistes et écologistes, de chercheurs, d'intellectuels, de journalistes ou d'animateurs de télévision. Au XXe siècle, les " idiots utiles " - pour reprendre l'expression chère à Lénine - fermaient les yeux sur le goulag, les famines et les purges sanglantes. Au XXIe siècle, les nouveaux " idiots utiles " feignent d'ignorer la conception réactionnaire de l'islam promue par la Confrérie des frères musulmans, créée en Egypte en 1928 par Hassan al-Banna, le grand-père de Tariq Ramadan et enracinée en Europe à partir de 1958 par son gendre, Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan.
Fourquet Jérôme ; Gariazzo Marie ; Jaboulay Gaspar
Résumé : L'épidémie de coronavirus et l'expérience du confinement généralisé ont confronté notre pays à une épreuve inédite et singulière. Fait social total, la propagation du virus a mis à l'arrêt l'économie, bouleversé l'agenda gouvernemental et notre vie quotidienne. Durant cette période très particulière, l'IFOP, à l'initiative de Jérôme Fourquet, a réalisé une série d'enquêtes quantitatives visant à donner la mesure du niveau d'inquiétude de la population, du jugement porté par elle sur l'action des pouvoirs publics et de la façon dont ont été appliquées les consignes sanitaires. Mais, parallèlement à cette batterie d'enquêtes inédites, l'institut a également déployé, avec Le Point et la Fondation Jean-Jaurès, un dispositif d'observation au long cours : 33 Françaises et Français de toutes conditions, de tous âges et régions ont été suivis par l'équipe d'enquêteurs pendant plusieurs semaines. Comment les Français ont-ils réagi à l'évolution de l'épidémie et quelles sont leurs attentes maintenant ? Cadre télétravaillant depuis l'île de Ré versus caissière aux avant-postes, jusqu'à quel point le confinement a-t-il constitué une épreuve partagée et comment les différences ont-elles été appréhendées ? L'épidémie et le confinement ont-ils raffermi le sentiment d'appartenance collective ou exacerbé les fractures déjà à l'oeuvre ? En d'autres termes, le Covid-19 a-t-il joué le rôle d'antidote ou de révélateur de l'" archipelisation " de la société française ? L'état d'esprit dans lequel les Français abordent la nouvelle phase de l'épreuve sanitaire a mûri dans le secret du confinement. Mais c'est bien lui qui déterminera la séquence dans laquelle nous entrons maintenant. Jérôme Fourquet est analyste politique, directeur du département Opinion à l'IFOP. Marie Gariazzo, Gaspard Jaboulay, François Kraus et Sarah Wolber, travaillant également à l'IFOP, ont rédigé avec lui cet ouvrage. Postface de Gilles Finchelstein
Résumé : "L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion". Etienne Klein La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les "vérités scientifiques", en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?
Résumé : Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale - et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique. De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. A la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.