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Baby boom
Yokoyama Yuichi ; Bruel Céline
MATIERE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782916383422
Baby boom est un recueil de récits animés par deux personnages récurrents, un "oiseau" (l'animal à tête noire sous le masque duquel l'auteur aime se figurer) et un "poussin" , engagés, à deux ou en groupe, dans toutes sortes d'activités propres à l'enfance : cerceaux, cubes, baignade, pliages, dessin, goûter, constructions, bacs à sable, sauts dans les flaques... Dessinant vigoureusement à l'aide de deux couleurs de feutres, Yokoyama a laissé à ses dessins leur fraîcheur d'esquisses. Par leur (apparente) rapidité d'exécution, par leurs contrastes colorés, ses planches sont de cette façon le prolongement évident et communicatif de la joie frénétique de l'oiseau, du poussin et de leurs camarades de jeux. Nouvelle clé d'accès à une oeuvre parfois injustement jugée austère, sérieuse et froide, Baby boom est le livre de l'enthousiasme par excellence. Il expose pour la première fois au grand jour l'un des ressorts les plus puissants de l'artiste : sa part d'enfance.
Travaux publics présente une série de chantiers colossaux, énigmatiques, et pour tout dire impossibles. De ceux qui construisent on ne sait rien. De ceux qui commandent ou ordonnent les travaux moins encore. Yûichi Yokoyama ne donne à voir que la massivité des rochers, l'étendue des plaines et du ciel, le fracas des matériaux, le travail. Le dessin de Yokoyama aussi bien que ses personnages, leurs (absences de) motivations, les actions auxquelles ils se livrent restent étrangers aux codes et aux habitudes propres à la bande dessinée -? japonaise aussi bien qu'occidentale. Ici, la narration s'efface pour rendre à la bande dessinée son matériau, le dessin, et sa vocation ? : l'agencement des formes. Ce que Yokoyama met en scène n'est rien moins, et rien d'autre, que la création.
Trois personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? en cherchent un quatrième dans un pays de glace et de neige. Leur enquête les conduit à rencontrer d'autres personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? aux moeurs étranges et aux goûts violents. Ce nouveau volume très attendu de Yokoyama est présenté par son auteur comme une suite possible de La Salle de la mappemonde. On retrouve en effet de l'un à l'autre quelques protagonistes qui pourraient nous être familiers s'ils n'étaient si taciturnes et la même ambiance sombre, une atmosphère épaisse de violence latente, de crime dissimulé sous la glace. Comme dans La Salle de la mappemonde, le dessin énergique, saturé, presque frénétique de Yokoyama établit une tension inouïe avec l'attitude distanciée et le calme apparent des protagonistes. Il n'est pas indifférent que la figure emblématique, presque totémique, de ce récit soit le requin...
Extrait Exploration 1 Les éléments sonores sont omniprésents dans vos bandes dessinées. Quel est votre rapport au son, aux bruits ou à la musique ? Yûichi yokoyama - Je ne me suis jamais interrogé sur mon «rapport au son»... Vos cases sont pourtant souvent emplies d'énormes onomatopées. Et ces sons extrêmement bruyants en sont souvent le seul texte. C'est que l'onomatopée est une tradition dans la bande dessinée au japon : on dessine des onomatopées sans même y penser. Justement, on n'a pas cette impression en lisant vos récits. De votre côté, vous paraissez au contraire porter une grande attention à la présence et au tracé des onomatopées. Vous transformez quelque chose de conventionnel, quelque chose auquel on ne pense plus, en une chose radicale... Cette démarche-là est forcément consciente de votre part. Qu'est-ce qui la motive ? À vrai dire, j'utilise moi aussi les onomatopées sans trop y prêter attention. Ça m'est difficile de vous répondre. Je les dessine en caractères plus grands que les dialogues. J'ai tendance à utiliser toujours les mêmes, à en employer une variété limitée. Et enfin, je les trace avec une certaine régularité - en employant une règle, par exemple. Voilà le genre de choses dont je tiens compte. Avertissement de l'éditeur En préambule à chacune de ces trois «Explorations», on trouvera un bref extrait de l'entretien accordé par Yûichi Yokoyama entre février et mars 2011 à la revue collection (n° 2, avril 2011). Merci aux éditions En Marge et à Modèle Puissance d'autoriser la reproduction de ces extraits. Merci tout particulièrement à Sammy Stein et à Vanessa Dziuba qui ont souhaité cet entretien et l'ont conduit avec nous.
Trois hommes costumés et masqués s'aventurent dans une ville inconnue. Tel un commando en mission secrète, ils sont à la recherche d'un lieu, d'un objectif qu'ils ne connaissent qu'approximativement. Au détour d'architectures oppressantes, ils sont vite confrontés à d'inquiétants groupes d'hommes en uniforme. La tension nouée entre les protagonistes, autant que la pesanteur des situations, laisse craindre l'imminence d'un drame. Que font ici ces milices urbaines ? Qu'est-ce qui justifie qu'elles se comportent en maîtres des lieux ? Quelles activités sont réellement les leurs ? Trafic ? Crime à grande échelle ? Déprédation ? Terrorisme ? Putsch militaire ? ... En dépit de ces rencontres, nos trois hommes parviennent à destination. Sans se départir de leur feinte nonchalance, ils se présentent au portail blindé d'une luxueuse villa. Le propriétaire des lieux, un dandy aux airs mystérieux, les laisse pénétrer au coeur de cette forteresse dont il semble avoir l'usage exclusif. Après leur avoir offert quelques verres d'alcool et les avoir menacés d'une arme à feu, il leur accorde cependant le privilège d'accéder à son très vaste jardin et à une bibliothèque unique en son genre : la salle de la mappemonde... Pour ce huitième volume, Yokoyama a souhaité s'inscrire à sa façon dans la filiation du gekiga...
Trois personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? en cherchent un quatrième dans un pays de glace et de neige. Leur enquête les conduit à rencontrer d'autres personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? aux moeurs étranges et aux goûts violents. Ce nouveau volume très attendu de Yokoyama est présenté par son auteur comme une suite possible de La Salle de la mappemonde. On retrouve en effet de l'un à l'autre quelques protagonistes qui pourraient nous être familiers s'ils n'étaient si taciturnes et la même ambiance sombre, une atmosphère épaisse de violence latente, de crime dissimulé sous la glace. Comme dans La Salle de la mappemonde, le dessin énergique, saturé, presque frénétique de Yokoyama établit une tension inouïe avec l'attitude distanciée et le calme apparent des protagonistes. Il n'est pas indifférent que la figure emblématique, presque totémique, de ce récit soit le requin...
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le "jardin" et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le "jardin" est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...
Citéruine est une ville désolée, vidée de ses habitants, usée par le temps et l'abandon - guerre ? catastrophe ? génocide ? effondrement ? ... Elle est le reflet parallèle, le reste ou le cauchemar d'une ville possible, d'une grande ville étale sans centre ni périphérie, une mégalopole postindustrielle et surpeuplée, urbanisée à l'excès qui a ou qui a eu pour nom Citéville. L'une et l'autre cités ont été dessinées par Jérôme Dubois, toutes deux selon le même découpage, les mêmes cadrages, la même fatale temporalité. Mais là où Citéville grouille de stupides turpitudes, s'alimente de ses déchets et assure la reproduction des monstres humains qui l'ont bâtie, Citéruine dresse ses abattis, laisse calmement miroiter son squelette sous les durs néons qui lui restent. S'étant débarrassée de ses occupants ou bien délaissée par eux, qu'importe, ayant en tout cas abandonné tout espoir, Citéruine a quitté son pauvre statut de décor. Elle est désormais paysage, et paysage animé : ses contours et ses lieux reprennent le flambeau de la narration, rejouent la comédie urbaine pour eux seuls, et tournent dans la nuit, dévorés par le feu. Il a été confié aux éditions Cornélius de porter le destin de Citéville, tandis que les Editions Matière accueillent Citéruine. Les deux villes communiquent et se complètent en deux ouvrages distincts dont les lectures simultanées ou différées sont autant de perturbations d'un même espace par le temps et ses affres.
Dans un futur proche, une machine à explorer la mémoire fut l'objet d'une lutte entre deux agences de renseignement rivales. Après que de trop nombreux espions de valeur aient été perdus sans bénéfice probant dans l'espace virtuel du Programme Immersion, il fut décidé de passer celui-ci au " broyeur ". En théorie, presque rien ne subsiste de son contenu. Dès lors, dans quel but Monica X, l'une des têtes de l'Agence, ordonne-t-elle l'exploration des décombres du sinistre Programme ? Quel enjeu la pousse à risquer la vie de ses propres enfants, Stanley et Alexander, dans cette mission à haut risque ? Pourquoi Monica X met-elle de la sorte ses pas dans ceux de son ex-chef véreux, Per Esperen ? Que reste-t-il vraiment du Programme Immersion, des agents disparus pour lui et en lui ? Que reste-t-il de leurs clones ? Que mijote Esperen depuis la villa sicilienne où il s'est retiré avec l'atroce créature qui lui tient lieu de compagne, et avec le fils qu'ils ont eu ensemble ? Spécimens est le troisième volume de la série de Léo Quievreux amorcée par Le Programme Immersion et Immersion. A chaque épisode, à mesure que se densifient l'effroi et la noirceur, le récit autour duquel la machine resserre son étreinte exhale des bouffées paranoïaques de plus en plus épaisses.