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Le temps de guerre
Yin Ling ; Sudreau Benoît
CIRCE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782842424114
Ce choix de textes de Yin Ling, enfant de la diaspora hakka née près de Saigon, veut résonner avec la misère contemporaine des exils, les effets mutilants et sans rémission de la guerre - décidée par d'autres - sur les peuples. L'être mental et de chair des victimes subit toute la vie ce temps de guerre. Sa poésie le regarde en face : des culpabilités réelles aux derniers effets dans le crépuscule d'une existence, aux moindres tâches banales, le désastre infuse la totalité du monde, jusqu'à la pureté des éléments. Théâtralisation, ironie et narcissisme deviennent des boucliers d'art devant l'insupportable, où elle sait renforcer d'autant le sentiment de barbarie. La voix de Yin Ling, essentiellement nostalgique, pessimiste et indépendante, sert un regard fraternel, atteint un partage profondément émouvant qui dépasse les crispations collectives, et un tel regard devient à la fois urgent et nécessaire partout. Puisse cette première édition en français le servir aussi.
Ecrits d'une plume alerte et ironique par une jeune écrivaine d'une trentaine d'années, voici quatre récits comme autant de tableaux de la Chine d'aujourd'hui, dont la liberté de ton n'est pas sans rappeler le Shanghai Baby de Weihui. L'héroïne d'un de ces récits, Treize pièces éparses, pourrait bien d'ailleurs être un double de l'auteur, cette jeune femme rebelle qui prône l'amour libre plutôt que le mariage, fréquente des membres d'une "nouvelle humanité" et s'intéresse à Mickey aussi bien qu'aux romans chinois classiques. Elle veut écrire sur le peuple, un livre sérieux sur ce pilier de l'idéologie communiste, mais son enquête lui révélera que le peuple est une insaisissable notion soumise à la mode et aux différents vents de l'histoire. Nombre de personnages hauts en couleurs apparaissent dans les trois autres récits, telle cette jeune femme qui cherche par ses aventures extraconjugales à tromper son ennui, dans Amours clandestines, ou qui combat les cafards en cherchant un sens à sa vie, dans Comment m'est venue ma philosophie de la vie, ou ce nouveau Ah Q, le célèbre héros de Lu Xun, qui part en quête de son père dans Sun Zi cherche son père. Des personnages en quête de réponses dans un pays en devenir, dépeints avec une verve satirique et une allégresse inventive à la mesure d'une Chine aux stimulantes contradictions.
Dans ce deuxième tome, l?empereur aimerait faire de Tutu son alliée pour l?aider à combattre le "cerf-voleur". D?autre part, les membres d?un groupuscule clandestin, opposé à l?empereur, lui demandent de les aider à lutter contre le tyran. Enfin, tous portent le plus haut intérêt à un mystérieux papillon blanc qui, par un matin glacial, s?est posé sur l?appui de la fenêtre de Tutu. Accepterait-elle de le capturer? Tutu, elle, ne désire qu?une seule chose: revenir chez elle et redevenir une petite fille comme les autres.
Comme les industries des jeux vidéo, d'animation et du cinéma continuent à se développer, de plus en plus de gens sont concernés par ce domaine en plein essor. La chance de lire sur les techniques et les expériences d'un professionnel chevronné est à ne pas manquer. Le livre commence avec les concepts fondamentaux des créations de décors, il explique les méthodes et processus de base, couvrant toutes les conceptions créatives, les perspectives et les techniques d'expression. L'objectif de base de ce livre est sur la formation pour la conception des décors. L'auteur identifie cinq éléments distincts: les paysages, l?environnement, les bâtiments, l'atmosphère et enfin les objets. Le design de décors parfaits propose un manuel pratique adapté pour les étudiants, les enseignants et les designers professionnels qui souhaitent améliorer leurs compétences.
Fu Yin; Marquet Françoise; Zao Wou-Ki; Klinka-Ball
Les oeuvres peintes par Zao Wou-Ki au cours des années 2000 feront de l?automne 2012 à l?été 2013 l?objet de trois expositions aux musées des beaux-arts de Rouen (octobre 2012 à mars 2013), d?Orléans (juin à décembre 2013) et au Centre culturel de Chine à Paris (décembre 2012 à février 2013). Dix peintures sont confrontées à des aquarelles et des encres de Chine sur papier, part majeure de sa création récente et encore inédite. Ces oeuvres, pour la première fois exposées, montrent les nouvelles sources d?inspiration de Zao Wou-Ki ainsi que sa manière de travailler, hors de son atelier. Elles sont avant tout le témoin d?une envie de peindre et d?une technique toujours intactes, encore plus libres et audacieuses.
Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d'avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur " apprenant à parler de l'amour ". Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s'habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d'épigones durant des décennies, en dépit même de l'ostracisme officiel, de l'interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd'hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l'amour. La nouveauté radicale d'Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la " déferlante amoureuse " de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant " puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques ", elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse. " L'héroine lyrique, comme le notait dès 1923 le grand critique russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ".
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...