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Science et tradition hermétique
Yates Frances
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844853097
Le volume Science et tradition hermétique se compose de trois textes de Frances Yates encore inédits en français, qui portent sur un des sujets de prédilection de la grande historienne anglaise dont Allia publie par ailleurs les Fragments autobiographiques: le rôle joué par la tradition hermétique et la pensée magique dans l histoire des idées, en Europe, à la charnière de la Renaissance et du XVIIe siècle. On s imagine volontiers que l hermétisme a constitué un obstacle au développement de la pensée scientifique: contre cette idée reçue, Frances Yates montre que sur certains points essentiels, la tradition hermétique a au contraire amorcé le changement dans les mentalités qui a rendu possible l émergence de la science moderne. C est peut-être de la connaissance occulte du cosmos et des pouvoirs que le mage de la Renaissance prétendait détenir que dérive l ambition qui caractérise la science classique: connaître les secrets de la nature pour la maîtriser, doter l homme de moyens pour agir sur elle et pour la transformer. Et l intérêt nouveau porté alors aux mathématiques, envisagées comme la clé du réel, n est pas sans rapport avec la Cabale et les pouvoirs qu elle attribuait aux nombres... Le long essai qui ouvre le volume propose une synthèse lumineuse sur ces questions aussi complexes que passionnantes; il offre une sorte de condensé des idées que Frances Yates a développées dans son grand ouvrage Giordano Bruno et la tradition hermétique. Il est suivi de deux articles plus brefs, mais non moins stimulants, montrant que même deux grandes découvertes qui semblent emblématiques de la rationalité moderne, l héliocentrisme de Copernic et la physique de Newton, ont probablement été influencées dans une certaine mesure par la pensée hermétique. Biographie de l'auteur Frances A. Yates (1899-1981) a été l une des figures majeures de l histoire de l art et des idées au XXe siècle: avec Panofsky et Gombrich, elle a animé l Institut Warburg après son installation à Londres dans les années trente. Ses principaux ouvrages, à commencer par L Art de la mémoire, ont été traduits en français (Gallimard, Dervy, PUF, Belin).
Résumé : Comment les grands orateurs de l'Antiquité parvenaient-ils à prononcer les longs discours que nous leur connaissons sans perdre le fil ? En recourant aux "lieux" et aux "images", répondrait un Cicéron. La mémoire serait une sorte de musée dont les oeuvres seraient présentées dans des salles que l'orateur traverserait en imagination pendant son discours. L'histoire des systèmes et techniques de mémorisation est un sujet à la fois marginal et central pour comprendre la formation de notre culture. Elle se situe au croisement de l'histoire des religions et de la morale, de la philosophie et de l'art. Dans cet ouvrage majeur, Frances A. Yates permet de comprendre ce qui se passe entre le moment où Giordano Bruno fait de l'imagination le principe supérieur selon lequel organiser la psyché et celui où Pascal et tant d'autres en feront la "folle du logis", la "maîtresse d'erreur et de fausseté". L'historienne britannique jette ainsi les bases de ce que pourrait être une histoire de l'imagination dans le monde occidental : une faculté de l'esprit aussi bien liée à la magie et l'hermétisme qu'à la naissance de la méthode scientifique.
Résumé : L'art de la mémoire inventé par les Grecs, transmis par Rome, est passé dans la tradition occidentale. Frances A. Yates l'étudie depuis l'Antiquité jusqu'à la forme occultiste qu'il prit à la Renaissance et au début du XVIIe siècle. L'histoire de l'organisation de la mémoire touche des points fondamentaux de l'histoire de la religion et de la morale, de la psychologie et de la philosophie, de l'art et de la littérature ainsi que de la méthode scientifique. Mais l'apport principal de cet ouvrage tient sans doute à ce qu'il jette les bases historiques et méthodologiques de ce que pourrait être une histoire de l'imagination dans le monde occidental.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.