L'Encadrement constitutionnel du pouvoir est une étude comparative approfondie des systèmes constitutionnels béninois et congolais (RDC), analysant leur rôle dans la limitation et l'organisation du pouvoir politique. L'ouvrage explore comment les Constitutions de 1990 au Bénin et de 2006 en RDC ont cherché à instaurer un Etat de droit démocratique, en mettant l'accent sur la justice constitutionnelle comme gardienne des libertés et de l'équilibre institutionnel. L'auteur souligne les défis communs, tels que le déficit de culture constitutionnelle et les résistances autocratiques, tout en proposant des pistes pour renforcer le constitutionnalisme, notamment par une pédagogie citoyenne. Préfacé par le Pr Jean-Louis Esambo Kangashe, ce travail combine approches juridique, historique et sociologique, offrant une contribution essentielle aux débats sur la démocratie en Afrique francophone. Un livre incontournable pour comprendre les enjeux du pouvoir et des libertés dans ces deux nations.
Résumé : Foisonnante et tragique fresque s'étendant du XIIIe au XXe siècle, Le Devoir de violence raconte le destin de l'empire imaginaire de Nakem et de la dynastie des Saïfs, qui y règnent en maîtres retors. A travers elle, c'est l'histoire méconnue de l'Afrique qui nous est livrée de l'intérieur. Violences, assassinats, ruses, compromission des notables dans la traite des esclaves : pour la première fois, un auteur africain ne s'interdit rien dans le portrait séculaire de son continent. Pas plus qu'il ne se réfrène dans ses registres, de l'ironie mordante à l'érotisme débridé. En face, l'Europe et son système colonial - déconstruit autant que raillé - ne sont pas épargnés. Le récit se prolonge par l'errance poignante de Raymond Spartacus Kassoumi, fils de serfs. Paru en 1968, ce roman remporta le premier prix Renaudot attribué à un Africain. Devenu un livre culte, il fut contesté au Sud pour ses hardiesses politiques et au Nord pour ses audaces d'écriture. Aujourd'hui, dans cette réédition, il se lit comme une construction littéraire vertigineuse et une épopée qui figure parmi les plus grandes oeuvres de la littérature mondiale.
Les droits humains, la démocratie et l'Etat de droit sont des concepts d'actualité. Généralement, ils font l'objet de débats politiques, juridiques et philosophiques. C'est certainement dans ce cadre qu'il y a lieu de comprendre le sens de ces notions à partir des ouvrages choisis de trois philosophes politiques contemporains: John Rawls (Américain), Jürgen Habermas (Allemand) et Fabien Eboussi Boulaga (Camerounais). Dans ce livre, "le principe de l'inviolabilité de la dignité humaine" s'impose comme un "lieu commun" de déploiement de "la validité normative" des droits humains, de la démocratie et de l'Etat de droit. Plus précisément, il s'érige en "catégorie" de compréhension de certaines exigences de reconstruction d'un Etat de droit démocratique en Afrique. L'Enjeu décisif? Fonder, explorer et redéfinir, dans la perspective d'une discussion interculturelle, les "conditions de possibilité" d'un "philosopher" soucieux d'un enracinement socioanthropologique, au-delà des affrontements historiques, idéologiques, politiques et culturels.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.