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Les Abricots du Donbas. Edition bilingue français-ukrainien
Yakymtchouk Luba ; Dmytrychyn Iryna ; Bonin Agathe
DES FEMMES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782721012036
Ce recueil de 47 poèmes s'intitule Les Abricots du Donbas car, là où s'arrêtent les abricotiers, commence la Russie. Née et élevée dans une petite ville minière de l'Est industriel de l'Ukraine, Luba Yakymtchouk a perdu sa maison familiale en 2014 lorsque la région a été occupée par des séparatistes soutenus par la Russie. Fruits d'expériences émotionnelles très complexes, ses poèmes s'étendent du désir érotique dans une ville déchirée par la guerre à l'imitation de babillages enfantins pour décrire les outils du combat militaire, vus comme des jouets. Luba Yakymtchouk fait preuve d'espièglerie face à la catastrophe et signe ainsi sa singularité artistique, évoquant l'héritage des futuristes ukrainiens des années 1920. Une langue dénuée de tout pathos, authentique et intime pour transcrire le quotidien de tout un peuple en résistance à travers la poésie d'une femme. " Avec la famille on partage la table et tombes/Avec l'ennemi ; seulement les tombes/Que vienne à moi un tel prétendant/Partager avec moi une tombe/Me dire : Je suis plus grand que toi/Je suis plus dur que toi/Je suis plus fort que toi/Couteau après couteau se plante dans le ventre et plus bas/Lame contre lame/Sa pression est plus pressante/Mais/Il est plus petit que nous/Il est plus faible que nous/Car de lame, il n'a qu'une seule/Et nous sur la table, beaucoup. L.Y. "
Tout au long de leur tumultueuse histoire, la France et la Russie ont connu des périodes d'intense coopération mais aussi de vives oppositions idéologiques et politiques. Sachant que ce qu'elles ont en commun est plus fort que ce qui les sépare, dès 1891 elles ont opté pour une alliance visant à contrer l'hégémonisme allemand. Elles sont restées fidèles à cet impératif géographique en demeurant unies lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, ont signé en 1935 un traité d'assistance mutuelle, et ont conclu en décembre 1944, sous l'égide de Charles de Gaulle, un traité d'alliance. Le voyage du général à Moscou, en juin 1966, confirma la politique de rapprochement franco-soviétique : la France s'opposait à la politique des blocs et proposait aux pays de l'Est le programme de "détente, entente et coopération". La constitution de la Communauté économique européenne et la désintégration de l'URSS ont fondamentalement modifié les équilibres continentaux, l'UE devenant à la longue le lieu de la rencontre des intérêts stratégiques franco-russes. Tout indique que, dans un monde en perpétuel changement, les deux nations ont une vocation à se rapprocher. La visite du président Sarkozy à Moscou, en octobre 2007 a concrétisé la volonté des deux pays d'être des partenaires privilégiés, renforçant leur coopération dans tous les domaines, y compris sur le plan culturel. Les Russes ont toujours manifesté leur admiration pour la langue française et pour l'éminent apport culturel de la France à la civilisation universelle.
L'Union européenne est aujourd'hui la première puissance économique mondiale. Elle aimerait assumer sur le plan de la politique internationale un rôle qui soit en rapport avec cette situation. Le projet de Constitution européenne a proposé la fin de la présidence tournante de l'UE et a prévu la conduite de ses relations extérieures par un ministre des Affaires étrangères de l'Union. Si PUE a à son actif d'indéniables réalisations en ce qui concerne la défense des droits de l'homme et la promotion de la paix - une guerre entre les Etats membres de l'Union est désormais définitivement exclue - les crises de Yougoslavie, des Grands Lacs ou d'Irak, ont démontré les limites de ses louables ambitions : souvent, la politique étrangère européenne n'a été que déclaratoire, se référant au plus petit dénominateur commun. Les récents élargissements de l'UE ont confirmé ces difficultés : plus on est nombreux, plus il est difficile de parler d'une seule voix. On espère qu'avec le temps, les intérêts des puissances coïncideront davantage avec ceux de l'Union. On espère que, s'agissant des domaines où prime l'intérêt commun - ils sont nombreux - l'Europe se dotera progressivement d'une politique étrangère qui corresponde à ses capacités et à son remarquable potentiel économique.
De tous les peuples du Caucase, c'est le peuple tchétchène qui a livré depuis la fin du XVIIIe siècle à nos jours l'opposition armée la plus âpre et la plus résolue à l'occupation de son pays par la Russie. Pourtant, l'idée de l'indépendance tchétchène est restée lettre morte et le conflit s'éternise. Tout en dénonçant la brutalité de l'intervention russe qui avait fait des milliers de victimes parmi la population civile, et tout en critiquant les violations - flagrantes - des droits de l'homme dans ce conflit, les puissances ont réaffirmé l'intégrité territoriale de la Russie dans le Nord caucasien, ne suggérant pour les Tchétchènes qu'un statut d'autonomie dans le contexte de la Fédération de Russie. On estime que les autorités russes portent une lourde responsabilité d'avoir privilégié une solution militaire du conflit : leur refus de tout dialogue et de négociations avec les insurgés a poussé ces derniers à ne voir dans le terrorisme que leur seule arme de combat. Or, le terrorisme doit être éradiqué sans relâche partout, sans exception : aucun objectif politique ou religieux ne justifie une action meurtrière qui frappe les civils innocents. Ceci dit, le conflit tchétchène ne peut pas être vu uniquement sous l'angle d'une lutte anti-terroriste, et il ne peut pas être résolu par un interventionnisme militaire ou par l'artifice d'un règlement unilatéral : c'est un problème politique et humain, un problème du respect des aspirations nationales d'un peuple. Depuis près de deux siècles, le problème tchétchène n'a jamais reçu de solution adéquate qui corresponde aux souhaits des populations de ce pays chaque fois, après un règlement unilatéral imposé suivi d'une accalmie apparente, les conflits reprenaient et la violence redoublait. Cela doit être évité.
Depuis son accession à l'indépendance en 1991, l'Ouzbékistan s'érigea en une puissance-clé de l'Asie centrale: il a réussi à préserver des relations amicales avec les États voisins, a rééquilibré ses rapports avec la Russie avec laquelle il refuse désormais tout lien ddépendance, s'engagea ces derniers temps dans une politique d'étroite coopération avec les États-Unis, devenant leur allié privilégié dans cette région. Il occupe désormais une position de premier plan dans le maintien de la stabilité en Asie centrale. Disposant d'importantes ressources économiques, d'une infrastructure industrielle diversifiée et d'une population travailleuse et qualifiée, l'Ouzbékistan peut également prétendre à devenir unvéritable puissance économique, mais ce n'est pas encore le cas. Le rythme des investissements étrangers est resté insuffisant, la transformation des structures productrices en une économie de marché laisse encore à désirer, et la très forte expansion démographique de la population continue à poser de brûlants problèmes quant à la création d'emplois. Si sur le plan interne, l'Ouzbékistan bénéficie d'une stabilité politique, la lutte contre le fondamentalisme islamiste a ralenti, hélas, le processus de démocratisation des institutions étatiques: les atteintes aux droits de l'homme ont soulevé des réserves de l'OSCE et de l'Union européenne. La légitimité du régime politique ouzbek sera fonction du respect par l'État des finalités humaines du pouvoir et du rôle reconnu aux citoyens à la participation, c'est-à-dire à la gestion dla chose publique
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.