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La politique étrangère de l'Union européenne
Yakemtchouk Romain ; Davignon Etienne
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782747586849
L'Union européenne est aujourd'hui la première puissance économique mondiale. Elle aimerait assumer sur le plan de la politique internationale un rôle qui soit en rapport avec cette situation. Le projet de Constitution européenne a proposé la fin de la présidence tournante de l'UE et a prévu la conduite de ses relations extérieures par un ministre des Affaires étrangères de l'Union. Si PUE a à son actif d'indéniables réalisations en ce qui concerne la défense des droits de l'homme et la promotion de la paix - une guerre entre les Etats membres de l'Union est désormais définitivement exclue - les crises de Yougoslavie, des Grands Lacs ou d'Irak, ont démontré les limites de ses louables ambitions : souvent, la politique étrangère européenne n'a été que déclaratoire, se référant au plus petit dénominateur commun. Les récents élargissements de l'UE ont confirmé ces difficultés : plus on est nombreux, plus il est difficile de parler d'une seule voix. On espère qu'avec le temps, les intérêts des puissances coïncideront davantage avec ceux de l'Union. On espère que, s'agissant des domaines où prime l'intérêt commun - ils sont nombreux - l'Europe se dotera progressivement d'une politique étrangère qui corresponde à ses capacités et à son remarquable potentiel économique.
De l'Empire tsariste à l'actuel Etat de Vladimir Poutine, la Russie occupe une place importante sur la scène internationale. La politique étrangère d'un Etat est toujours étroitement liée à sa politique intérieure: la Russie en fournit un excellent exemple. Un vaste panorama des relations extérieures russes est ici dressé, au travers des grands noms de la diplomatie russe.
Alors que tout au long du XIXe siècle l'Iran féodal fut l'enjeu d'une vive compétition des puissances, notamment de la Russie et de la Grande-Bretagne, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale il est devenu l'allié privilégié des Etats-Unis, sous l'égide desquels Reza Pahlavi, "roi des rois", aurait voulu faire de l'Iran la principale puissance du golfe Persique. L'autoritarisme répressif du shah et sa mégalomanie provoquèrent la réaction du clergé chite conduit par l'ayatollah Khomeyni et amena en 1979 une République porteuse du fondamentalisme islamique dans le monde. S'alliant avec la Syrie, Téhéran s'efforça de jouer un rôle majeur dans le Moyen-Orient, et entra en conflit avec les régimes conservateurs de la région. Vivement opposé aux Etats-Unis et à Israël, le président Ahmadinejad conteste l'Holocauste et se propose de "rayer Israël de la carte du monde". L'Iran défia l'Agence internationale de l'énergie atomique, et s'engagea dans un processus d'enrichissement d'uranium pouvant mener à la fabrication de l'arme nucléaire. Persistant dans ses activités, il a rejeté en juin 2006 l'assistance généreuse que les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne lui ont offert pour la réalisation de son programme nucléaire civil. Par sa résolution 1737 du 23 décembre 2006, le Conseil de sécurité imposa à l'Iran la suspension de toutes ses activités d'enrichissement et de retraitement, y compris ses travaux liés à l'eau lourde. Que nous réserve l'avenir ? Qu'en sera-t-il du Traité de non-prolifération, déjà affaibli par l'accession à l'arme nucléaire de l'Inde, du Pakistan et de la Corée du Nord ? Un Iran doté des armes de destruction massive représentera une menace directe pour la sécurité de la région du Golfe, voire pour l'existence de l'Etat hébreu, et cette menace doit être éradiquée. A supposer que l'Iran continue à délier la communauté internationale, les Etats-Unis et Israël prendront-ils le risque d'une éventuelle intervention militaire pour anéantir les installations nucléaires iraniennes ?
Depuis les attaques islamistes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le mouvement radical d'AI-Qaida est devenu un facteur important de la vie internationale. Il prône l'établissement d'un ordre islamique mondial fondé sur une stricte interprétation du Coran et encourage les activités terroristes aveugles contre les Occidentaux ainsi que contre les pays musulmans qui prônent un islam compatible avec le modernisme étatique. La menace islamiste est-elle un mythe ou une réalité ? Annonce-t-elle un conflit durable entre les civilisations occidentale et islamique ? Si la plupart des terroristes sont des musulmans, tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Le fondamentalisme radical est considéré par la plupart des pays islamiques comme un danger virtuel. En même temps, la communauté islamique mondiale reste politiquement profondément divisée, et le fossé entre l'islam et l'Occident est profond. Si l'Occident a connu la révolution des Lumières qui a conduit progressivement à la relativisation des convictions religieuses et à la séparation de l'Église et de l'État, tel n'a pas été le cas du monde musulman chez lequel la religion prétend imprégner tous les aspects de la vie des croyants. Les esprits éclairés demandent l'ouverture d'un véritable dialogue entre les deux camps et prônent le rapprochement des civilisations islamique et occidentale, lesquelles se réclament des valeurs culturelles communes. Cela implique de la part de l'Occident une plus grande ouverture d'esprit et l'abandon d'une islamophobie gratuite, et cela appelle de la part des pays islamiques - dont la plupart se débattent dans de profondes difficultés économiques - de réelles réformes politiques et socioreligieuses conciliant les relations de l'islam avec l'État, mais aussi avec l'Occident.
Ce recueil de 47 poèmes s'intitule Les Abricots du Donbas car, là où s'arrêtent les abricotiers, commence la Russie. Née et élevée dans une petite ville minière de l'Est industriel de l'Ukraine, Luba Yakymtchouk a perdu sa maison familiale en 2014 lorsque la région a été occupée par des séparatistes soutenus par la Russie. Fruits d'expériences émotionnelles très complexes, ses poèmes s'étendent du désir érotique dans une ville déchirée par la guerre à l'imitation de babillages enfantins pour décrire les outils du combat militaire, vus comme des jouets. Luba Yakymtchouk fait preuve d'espièglerie face à la catastrophe et signe ainsi sa singularité artistique, évoquant l'héritage des futuristes ukrainiens des années 1920. Une langue dénuée de tout pathos, authentique et intime pour transcrire le quotidien de tout un peuple en résistance à travers la poésie d'une femme, portée par la voix la plus célèbre des actrices françaises, en écho à celle de l'autrice en ukrainien. "Avec la famille on partage la table et tombes/Avec l'ennemi ; seulement les tombes/Que vienne à moi un tel prétendant /Partager avec moi une tombe/Me dire : Je suis plus grand que toi/Je suis plus dur que toi/Je suis plus fort que toi/Couteau après couteau se plante dans le ventre et plus bas/Lame contre lame/Sa pression est plus pressante/Mais/Il est plus petit que nous/Il est plus faible que nous/Car de lame, il n'a qu'une seule/Et nous sur la table, beaucoup". L. Y.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.