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La politique étrangère de la Russie
Yakemtchouk Romain
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296060180
Moins de vingt ans après la dissolution de l'URSS, la Russie vient de retrouver son rang de grande puissance et est appelée à jouer un rôle de premier plan dans les affaires mondiales. Grâce à son gaz et son pétrole, elle a pris une place importante sur les marchés énergétiques, et se sert de ses hydrocarbures comme d'une arme pour reconquérir ses positions à l'étranger. Les Russes ont renforcé leurs positions dans les pays de l'espace post-soviétique, entre autres en Ukraine et en Asie centrale ; ils soutiennent le sécessionnisme de la Transnistrie, d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. La Russie a mis fin à sa confrontation avec la Chine en s'engageant avec elle dans une politique de coopération ; elle est en train de développer ses relations avec l'Inde. Or, en même temps, son régime politique s'est durci et plusieurs acquis de la démocratie réalisés tant bien que mal par Eltsine se sont effondrés sous la présidence de Pouline. On estime généralement que pour la majorité des Russes, l'État de droit, les libertés publiques et les droits de l'homme ne sont pas une grande priorité. C'est très regrettable. Comme il est également regrettable de constater le refroidissement des relations entre la Russie et les Etats-Unis : tout en s'associant à la lutte anti-terroriste, et tout en maintenant sa présence dans certaines institutions de l'OTAN, la Russie désapprouva son élargissement vers ses frontières et s'oppose à l'installation en Europe des systèmes antimissiles américains dans lesquels elle voit la menace à sa sécurité. Moscou et Washington affirment qu'il ne s'agit pas là d'un retour à la guerre froide, mais c'est pourtant bien une paix froide qui s'est installée dans leurs relations. Or, le monde d'aujourd'hui n'a guère besoin de nouvelles divisions politiques qu'on croyait disparues avec l'effondrement du communisme : il faut que les deux puissances apaisent leurs divergences et leurs heurts d'intérêts. Les Russes et les Américains doivent être des partenaires, non des adversaires.
L'Union européenne est aujourd'hui la première puissance économique mondiale. Elle aimerait assumer sur le plan de la politique internationale un rôle qui soit en rapport avec cette situation. Le projet de Constitution européenne a proposé la fin de la présidence tournante de l'UE et a prévu la conduite de ses relations extérieures par un ministre des Affaires étrangères de l'Union. Si PUE a à son actif d'indéniables réalisations en ce qui concerne la défense des droits de l'homme et la promotion de la paix - une guerre entre les Etats membres de l'Union est désormais définitivement exclue - les crises de Yougoslavie, des Grands Lacs ou d'Irak, ont démontré les limites de ses louables ambitions : souvent, la politique étrangère européenne n'a été que déclaratoire, se référant au plus petit dénominateur commun. Les récents élargissements de l'UE ont confirmé ces difficultés : plus on est nombreux, plus il est difficile de parler d'une seule voix. On espère qu'avec le temps, les intérêts des puissances coïncideront davantage avec ceux de l'Union. On espère que, s'agissant des domaines où prime l'intérêt commun - ils sont nombreux - l'Europe se dotera progressivement d'une politique étrangère qui corresponde à ses capacités et à son remarquable potentiel économique.
Mus par leurs intérêts économiques, mais aussi par des considérations visant à accroître la sécurité de leurs possessions territoriales, les rois de France pratiquèrent avec persévérance, à travers les siècles, une politique annexionniste des territoires belges. Elle se heurta à la résistance des populations de la Flandre, et provoqua l'opposition des puissances, surtout de la Grande-Bretagne, laquelle n'admettait guère que le port d'Anvers puisse tomber un jour sous l'obédience des autorités de Paris. Consécutivement à la Révolution française qui souleva l'enthousiasme des Liégeois, la Belgique fut annexée pendant une vingtaine d'années à la République française, mais lors de son accession à l'indépendance, Louis-Philippe refusa la couronne royale que les Belges auraient voulu offrir à son fils, le duc de Nemours : le gouvernement de Londres y était opposé. La francisation du pays fut néanmoins activement poursuivie : toute l'administration de l'Etat fut française, alors qu'en Flandre même, la langue et la culture françaises restèrent prédominantes. On soulignait volontiers, à Paris et à Bruxelles, qu'il n'existait pas au monde deux pays qui fussent plus rapprochés que la Belgique et la France par la géographie, par l'activité, par la parenté et par l'amitié. Elles ont pratiqué une politique commune en matière de décolonisation et d'intégration européenne, mais les Belges ont regretté que l'opposition française au transfert de souveraineté ait entraîné un certain retard dans la construction de l'Europe. Entre-temps, la prédominance française engendra la prise de conscience de l'identité néerlandophone qui fut à l'origine d'un vaste mouvement de flamandisation. Alors que l'économie wallonne perdait ses charbonnages et sa sidérurgie, l'économie des Flandres s'engagea dans une vaste expansion, et peu à peu les Flamands réclamèrent la réforme des structures fédérales adoptées en 1970 et l'accroissement substantiel des attributions communautaires au détriment de l'Etat fédéral. Ira-t-on vers un confédéralisme ? L'impact politique du nord du pays s'est considérablement accru : depuis 1979, tous les Premiers ministres de l'Etat belge sont des Flamands. Certains nationalistes flamands prônent carrément la dissolution de l'Etat belge et l'indépendance de la Flandre ; à quoi les extrémistes wallons - très minoritaires - opposent l'idée d'un rattachement de la Wallonie à la France. Capitale de l'Europe, Bruxelles, francophone, freine cet extrémisme et plaide pour le maintien de l'Etat belge. Les autorités françaises ont plus d'une fois assuré qu'elles n'avaient pas la moindre intention d'intervenir dans les affaires politiques internes belges, mais on a noté ces dernières années une très forte pénétration des intérêts économiques français en Belgique.
Depuis son accession à l'indépendance en 1991, l'Ouzbékistan s'érigea en une puissance-clé de l'Asie centrale: il a réussi à préserver des relations amicales avec les États voisins, a rééquilibré ses rapports avec la Russie avec laquelle il refuse désormais tout lien ddépendance, s'engagea ces derniers temps dans une politique d'étroite coopération avec les États-Unis, devenant leur allié privilégié dans cette région. Il occupe désormais une position de premier plan dans le maintien de la stabilité en Asie centrale. Disposant d'importantes ressources économiques, d'une infrastructure industrielle diversifiée et d'une population travailleuse et qualifiée, l'Ouzbékistan peut également prétendre à devenir unvéritable puissance économique, mais ce n'est pas encore le cas. Le rythme des investissements étrangers est resté insuffisant, la transformation des structures productrices en une économie de marché laisse encore à désirer, et la très forte expansion démographique de la population continue à poser de brûlants problèmes quant à la création d'emplois. Si sur le plan interne, l'Ouzbékistan bénéficie d'une stabilité politique, la lutte contre le fondamentalisme islamiste a ralenti, hélas, le processus de démocratisation des institutions étatiques: les atteintes aux droits de l'homme ont soulevé des réserves de l'OSCE et de l'Union européenne. La légitimité du régime politique ouzbek sera fonction du respect par l'État des finalités humaines du pouvoir et du rôle reconnu aux citoyens à la participation, c'est-à-dire à la gestion dla chose publique
De tous les peuples du Caucase, c'est le peuple tchétchène qui a livré depuis la fin du XVIIIe siècle à nos jours l'opposition armée la plus âpre et la plus résolue à l'occupation de son pays par la Russie. Pourtant, l'idée de l'indépendance tchétchène est restée lettre morte et le conflit s'éternise. Tout en dénonçant la brutalité de l'intervention russe qui avait fait des milliers de victimes parmi la population civile, et tout en critiquant les violations - flagrantes - des droits de l'homme dans ce conflit, les puissances ont réaffirmé l'intégrité territoriale de la Russie dans le Nord caucasien, ne suggérant pour les Tchétchènes qu'un statut d'autonomie dans le contexte de la Fédération de Russie. On estime que les autorités russes portent une lourde responsabilité d'avoir privilégié une solution militaire du conflit : leur refus de tout dialogue et de négociations avec les insurgés a poussé ces derniers à ne voir dans le terrorisme que leur seule arme de combat. Or, le terrorisme doit être éradiqué sans relâche partout, sans exception : aucun objectif politique ou religieux ne justifie une action meurtrière qui frappe les civils innocents. Ceci dit, le conflit tchétchène ne peut pas être vu uniquement sous l'angle d'une lutte anti-terroriste, et il ne peut pas être résolu par un interventionnisme militaire ou par l'artifice d'un règlement unilatéral : c'est un problème politique et humain, un problème du respect des aspirations nationales d'un peuple. Depuis près de deux siècles, le problème tchétchène n'a jamais reçu de solution adéquate qui corresponde aux souhaits des populations de ce pays chaque fois, après un règlement unilatéral imposé suivi d'une accalmie apparente, les conflits reprenaient et la violence redoublait. Cela doit être évité.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.