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Réflexions sur la Côte d'Ivoire
Yahot Christophe ; Dutheuil Gisèle
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343078977
Réfléchir sur la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui nous permet de présenter, pêle-mêle, un certain nombre de réalités et de pratiques qui interpellent à la fois les politiques, les décideurs et la société civile. Les sujets abordés, d'ordre politique, social, culturel, économique, spirituel, etc. sont une invitation adressée à tous les citoyens, acteurs directs ou indirects de la construction d'une société moderne articulée autour de certains principes et valeurs, notamment républicains. Cinquante ans après l'indépendance de nos Etats, le temps d'apprentissage doit pouvoir laisser place à l'avènement d'un citoyen nouveau et à l'émergence d'une classe dirigeante soucieuse de la promotion et de la préservation des biens communs. La société moderne, c'est d'abord et avant tout une manière de penser, d'agir et de coexister.
L'écologie comporte trois états. D'abord l'écologie environnementale axée sur l'étude des espèces existantes qui constituent en elles-mêmes des écosystèmes. Ensuite, l'écologie sociale traitant de la qualité de vie des humains, à diverses échelles et les crises sociétales. Soucieuse de réinventer de nouvelles manières d'être, d'habiter et de penser cette écologie ne peut faire l'économie d'une écologie mentale dont la finalité est d'examiner les pathologies de l'altérité qui relèvent de la faillite des systèmes symboliques. En écho, les articles de Koffi Kan et Zakaria mettent à nu les effets pervers des actions anthropiques et des pressions démographiques sur les écosystèmes. Ils proposent une réorientation des systèmes de production et des rapports sociaux pour limiter la conflictualité entre les hommes, entre ceux-ci et la nature... Se penchant sur le cas ivoirien Pira souligne l'urgence de sortir des clivages nihilistes pour réconcilier les Ivoiriens par la puissance de la parole. Mettant met en débat la marginalisation oppressive des femmes handicapées à Lomé, Nantob Mafobatchie plaide pour leur insertion socioprofessionnelle. Yéo pense que l'éthique de l'islam soufi soit la pierre angulaire et le ferment d'une écosophie. Ainsi, se dégage du présent volume, le souci des contributeurs de poser un regard transdisciplinaire sur les crises écologiques, en prenant, selon le voeu de Félix Guattari : "l'écologie environnementale d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie mentale, à travers une écosophie de caractère éthico-politique".
L'Afrique doit s'endetter autant que possible pour financer, en partie, son développement économique" , affirme Djelhi Yahot, contredisant orthodoxie et théorie. Cet ouvrage réfute la notion de seuil d'endettement au-delà duquel tout pays devient insolvable, rejette la thèse d'insolvabilité des pays débiteurs du Tiers-monde et l'idée de menace de faillite du système financier international évoquées lors de la crise de l'endettement des années 1980 à 1990. Il introduit une nouvelle approche : la rentabilisation de la dette contractée qui s'autorembourse et permet aux pays - surtout les pays africains - de s'endetter à l'infini, sans risque.
Cette dernière décennie présente avec acuité les vignettes cliniques d'une modernité minée par une pathologie de l'altérité. Les hommes sont pris dans les rets de scènes de violence à relents identitaires, de crises migratoires et des idéologies politiques productrices d'utopies. Ce numéro 2 de la revue Mélanges philosophiques se veut un appel à la construction des identités collectives dam une humanité partagée. Cet appel d'une portée universaliste alerte les consciences humaines sur les récurrents crimes contre l'homme, la culture et la nature. Situés dans une posture critique, les auteurs des articles éclairent les lecteurs à repenser leur rapport à l'Autre. Pour vivre ou survivre les peuples sont sommés de s'ouvrir à la diversité. Notre destin est lié à celui de l'Autre. C'est une logique mathématique existentielle. Accueillons avec ferveur ce deuxième numéro de notre revue qui s'impose progressivement comme le moule scientifique pour promouvoir la diversité de la pensée.
L'ouvrage de M. Djelhi-Yahot ouvre de nouvelles pistes, en matière de gouvernance, en proposant pour la première fois, dans la littérature économique, une formulation qu'il a appelée "la théorie générale de la gouvernance économique". De la constatation exacte que la monnaie (non réprimée) joue un rôle fondamental dans l'économie tel que préconisé par la théorie traditionnelle, il explique les effets dévastateurs de la politique monétaire répressive en Afrique, avant de passer en revue et récuser les différentes politiques, notamment les politiques monétaires discrétionnaire ou automatique et l'approche monétaire de la balance des paiements (et celle du FMI) et la gouvernance traditionnelle (parce que conceptuellement erronées et donc inefficaces), auxquelles il substitue la règle de Taylor. Mais il explique qu'une politique monétaire optimale basée sur cette dernière ne peut, à elle seule, engendrer une croissance optimale ; elle ne saurait donc, à elle seule, générer la bonne gouvernance économique qu'il définit comme "l'usage optimal des ressources économiques et financières à des fins de développement économique d'un pays", d'autant plus "qu'elle résulte de l'application du principe d'optimalité (Pareto) dans la collecte et l'allocation des ressources publiques et dans l'exécution des dépenses publiques d'un pays, à des fins de développement économique". L'auteur propose donc de combiner la politique monétaire optimale basée sur la règle de Taylor avec une politique fiscale optimale (courbe de Laffer et courbe de Barro) et une exécution optimale des dépenses publiques. D'où la formulation de sa théorie générale de la gouvernance économique qu'il a appelée "l'Equation de la bonne gouvernance économique". Il pense que l'application d'une telle théorie améliorerait considérablement la mauvaise gouvernance endémique dans les pays africains et leur permettrait d'amorcer un véritable progrès sur le chemin du développement économique. On peut ne pas partager certains de ses points de vue sur les problèmes dans les économies africaines. Mais la rigueur scientifique est indéniable dans son analyse.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.