La revue Itinéraires LTC explore la littérature et ses marges en favorisant le contact entre cultures et disciplines. Elle publie des articles et des numéros centrés autour d'axes distincts mais aux intersections fécondes : littératures francophones et postcoloniales, écritures de soi, approches théoriques, exploration des modernités et ruptures, aspects littéraires de l'analyse du discours, réflexions sur les genres (sexués, grammaticaux, littéraires). Ce numéro consacre un dossier à la question des " vies possibles " romanesques. S'interrogeant sur sa vocation, le roman découvre en effet qu'il lui revient en propre de représenter la durée d'une vie et qu'il n'est jamais mieux lui-même que lorsqu'il donne à éprouver l'espace ouvert des possibles ou les morsures du " cela aurait pu être ". Questionner ce moment de l'histoire du roman - le premier XXe siècle -, c'est aussi se demander quelle place occupe la lecture romanesque dans la conscience que l'on a de vivre sa vie.
La notion de modernité est communément associée à l'occident. Pourtant, si l'on en juge par la diversité des expressions de la modernité littéraire en Occident, il semble bien qu'il y ait des modernités occidentales, parallèles ou en concurrence. Au-delà de l'analyse de la diversité des modernités en Occident, ce volume élargit le questionnement : les modernités littéraires sont-elles essentiellement occidentales et se sont-elles diffusées hors d'Occident ? Nombreuses sont les approches qui remettent aujourd'hui en question une telle perspective occidentalo-centrée.
Une histoire genrée des manifestes, afin d'en saisir l'attrait mythique, et donc sa force de séduction actuelle. Les formes courtes du cri de protestation ou de ralliement sont au coeur de notre actualité. Les questions liées aux identités sexuées et aux relations entre les sexes le sont également. Or, depuis 1848 et le Manifeste du Parti communiste, un impensé n'a-t-il pas déterminé la rhétorique même du manifeste, qu'il s'agisse du manifeste politique, du manifeste artistique ou du manifeste de genre ? Quelles relations lient la forme générique et ses contenus de genre ? Cet ouvrage propose une histoire genrée des manifestes, afin d'en saisir l'attrait mythique, et donc sa force de séduction actuelle.
La première moitié du XXe siècle a vu un incontestable développement de réécritures de grands mythes grecs et romains et de reprises de figures de l'Antiquité, tant dans des oeuvres qualifiées de "néo-classiques" (Orphée de Cocteau, Oedipe de Gide par exemple) que dans des productions des avant-gardes qui s'affirment à cette époque (Les Mamelles de Tiresias d'Apollinaire, Ulysses de Joyce ou The Waste Land de TS Eliot, pour n'en citer que quelques-unes). Les enjeux esthétiques de la réappropriation de ces mythes et figures de l'Antiquité gréco-romaine ne peuvent être pleinement mesurés que si sont prises en compte les implications idéologiques et philosophiques de ce même phénomène. La Grèce dans l'Allemagne nazie, Rome dans l'Italie fasciste, le "mythe" et le "sacré" dans la pensée de leurs théoriciens ne revêtent évidemment pas les mêmes significations que pour des défenseurs de l'humanisme et de la démocratie. Et on ne peut plus parler de la même façon de Dionysos, d'Apollon et d'Oedipe après Nietzsche et Freud. Quelles idées de l'homme, de la cité et de l'art sont en cause et en jeu lorsque des "modernes" reviennent à la matière des mythes antiques ou utilisent des figures de l'Antiquité gréco-romaine ?
Dans ce livre-récit, l'auteur retrace son parcours de militant syndical et politique, engagé dans la réalité socio-économique d'exploitation, qu'il n'eut cesse de dénoncer dans son pays. La création de nombreuses sections syndicales débouchera sur une lutte acharnée avec le patronat, dont la grève du bâtiment, transformée en "événements" majeurs. Conséquence : la répression de mai 1967. L'auteur réclamé "mort ou vif" par les forces de la répression fut emprisonné sur place pendant onze mois.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.