Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Etudes Théâtrales N° 47 & 48/2010 : Théâtre et danse. Un croisement moderne et contemporain Volume 1
Ivernel Philippe ; Longuet Marx Anne
ET THEATRALES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782930416311
Etudes et essais, témoignages et entretiens : le présent recueil s'efforce de prendre, à travers différents modes d'expression, la mesure des nouveaux rapports entre théâtre et danse qui se développent dans nos pays (Allemagne, Belgique, France) depuis des décennies. Les multiples phénomènes d'hybridation auxquels ils donnent lieu ont aujourd'hui conquis droit de cité. Toutefois, ils demeurent difficiles à cerner dans leurs tenants et leurs aboutissants, à fixer dans leurs limites et leur portée. Le titre retenu, Théâtre et danse, ouvre très largement, par le jeu de la copule, cette question du rapport entre les deux arts, au lieu de la clore en postulant la création d'un mixte assimilé à un troisième genre codifiable. Quant à la notion de croisement, elle offre l'avantage de préserver la possibilité d'associations variables, allant de la juxtaposition à la compénétration, entre théâtre et danse. Bien évidemment, c'est le Tanztheater de Pina Bausch, une référence obligée, qui a déclenché ou inspiré l'exploration ici menée d'un territoire à l'autre. Néanmoins, on commencera par rappeler que l'appariement des deux arts a longtemps prévalu, historiquement, avant que n'intervienne leur séparation relative, non définitive. On pourrait croire que ce parcours s'est fait toujours en réaction, d'un excès à l'autre. Mais peut-être ce siècle de contrastes aura servi à en finir avec la séparation des genres. C'est ce que ce début d'enquête voudrait éclairer, revendiquant le hasard des rencontres et des curiosités pour commencer à camper un paysage qui aurait pour arrière-plan une histoire culturelle du corps. Ce paysage sera réparti sur deux volumes des Etudes théâtrales.
Résumé : La première édition de cet ouvrage remonte au temps de l?ancienne RDA. Brecht y présente ce qu?il nomme des "photogrammes" : des images de guerre mises en relation de façon saisissante avec de courts textes, souvent sous forme de petits poèmes. Un ouvrage qui ne vise pas à documenter le second conflit mondial mais qui éclaire de façon sensible toutes les guerres.
Résumé : La lecture de ce texte, d'une parfaite agilité dialectique sur fond de tragédie, laisse une impression de vertige. Que devant l'abîm e se creusant sous ses yeux le lecteur ne perde pas pied, mais sorte de l'épreuve, au contraire, le coeur plus vif et la pensée plus forte, tel est le mérite de l'auteur, qui à chaque instant parvient à intégrer le droit de mourir au droit de vivre.
Cet essai devait à l'origine figurer dans le troisième volume de L'Obsolescence de l'homme, oeuvre maîtresse de Günther Anders, volume qui n'a jamais vu le jour. Ce texte à demi dialogué, on pourrait dire théâtral, se montre riche en aperçus de tous genres, sous-tendu par une dialectique toujours surprenante. Un essai magistral, pratiquant l'exagération et le paradoxe comme sources d'insurrection permanente contre une époque glaciaire. Un texte classique au sens fort: à lire en classe, pour l'instruction des générations qui viennent.
Résumé : Le "Journal de Berlin" fait partie des journaux tenus de 1938 à 1955 qui ont paru en 1976 dans une première édition française sous le titre Journal de travail. Ici Bertolt Brecht y relate, jour après jour et pas à pas, son retour en Europe et à Berlin, où il découvre sa ville en ruines.
Plaisirs de théâtre, comme un kaléidoscope, nous propose les reflets changeants d'une réalité aux multiples couleurs. Seront saisis sur le vif la puissance évocatoire des mots et le souffle des histoires ; la magie de la métamorphose ; les mystères de la création ; le virus de la perfection ; l'alchimie des images scéniques ; les fêtes de la rencontre ; les atmosphères nées du lieu théâtral, surprenant, complice, habité ; les plaisirs solitaires ou partagés de l'attente du spectacle, ceux de l'approbation et ceux de la remémoration ; la soif d'élargir sa connaissance de la vie, de se sentir davantage acteur ou spectateur-citoyen d'un théâtre à l'écoute du monde...
Dans ce titre -Jouer le monde -se nouent les thèmes qui marquent le travail de Robert Abirached, explorateur de l'imaginaire, historien et professeur, auteur dramatique, chroniqueur de l'actualité, grand commis de l'Etat. Un oeil sur l'héritage de Vilar et de Blin, l'autre sur le théâtre à venir, sans concession aux effets de mode, RobertAbirached occupe sur l'échiquier théâtral et culturel une place primordiale et féconde. Les textes ici rassemblés, offerts par quelques-uns de ses amis -écrivains, hommes de théâtre, universitaires -, croisent très librement les champs dans lesquels il a oeuvré. Etudes sur l'acteur et le personnage, essais sur les poétiques du contemporain (Koltès, Beckett, Schéhadé, Matéi Visniec…), réflexions sur la politique théâtrale et la pédagogie, mais aussi hommages d'un poème, d'une nouvelle, d'une pièce brève inédits.
Il faut des formes nouvelles, s'écriait le Treplev de La mouette, fermant le siècle précédent. Qui dirait le contraire, mais lesquelles ? Suffit-il de prolonger les lignes de force que nous croyons distinguer dans les pièces de ces dernières années, pour nous faire une idée de l'écriture à venir ? Or, l'écriture théâtrale d'aujourd'hui impressionne d'abord par sa diversité. Se côtoient les textes les plus cohérents et les plus fragmentés, les plus accessibles et les plus obscurs, les plus univoques et les plus polysémiques, ou encore les plus poétiques et les plus improvisés. Chaque auteur parle à sa manière, de son point de vue, à partir de son propre lieu, de ce qui le touche en propre. Tout est dit, tout fait problème, cela va même jusqu'au rire sarcastique jeté à la face de la mort causée par le sida. Il n'y a pas de dogmatisme, ni de regroupement ou de mouvement qui réunisse les auteurs, leurs voix, leurs écritures. Les essais rassemblés ici, qui portent sur une quinzaine d'auteurs, permettent néanmoins de déceler dans ces voix singulières quelques notes communes. Nombre d'entre elles résonnent dans le théâtre de Koltès. Avec lui et autour de lui (sept contributions sont consacrées à des aspects particuliers de son oeuvre), l'écriture théâtrale française nous interpelle, sans illusion mais sans dérobade. Difficile de résister à la tentation d'un inventaire de fin de siècle.
Le XXème siècle a connu une série de révolutions qui ont affecté la nature et la configuration de la scène et de la salle de théâtre, éloignant celles-ci du modèle dominant du théâtre à l'italienne. Du théâtre total à l'espace vide, du lieu récupéré au lieu consacré, de la scène architecturée à la scène spontanée, cette évolution a bénéficié de l'apport de personnalités aussi diverses qu'Appia, Craig, Piscator, Meyerhold, Artaud, Grotowski, Wilson, Mnouchkine, Brook, Kantor, Vitez et bien d'autres. Des colloques significatifs ont rythmé ce mouvement, tel celui de la Sorbonne en 1948 et celui de Royaumont en 1961, où il fut estimé que le théâtre à l'italienne est chose morte. Etudes théâtrales a voulu faire le point sur l'évolution de l'architecture théâtrale, en rapport avec la dramaturgie et la scénographie, durant le dernier quart de ce siècle. Le temps de l'architecture et le temps de la représentation n'apparaissent plus aujourd'hui en coïncidence. Il s'est sécrété un autre alliage entre le texte et la scène, entre le bâtiment et la ville : l'important est le lien qui se tisse, mais aussi l'écart qui s'instaure, la tension qui naît. Médiatrice, la scénographie s'impose comme une architecture de passage. Les diverses contributions de ce volume émanent de praticiens et d'universitaires, qui établissent un bilan de la situation historique et esthétique en Belgique et en France, en faisant l'inventaire des conceptions passées et présentes, en s'efforçant de préciser le questionnement et de le mettre en perspective. Pour mieux préparer l'avenir.