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Saint-John Perse. Les années de formation, actes du colloque de Bordeaux, 17, 18 et 19 mars 1994
Corzani Jack
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738441270
Alexis Leger ne fut pas tendre envers Bordeaux : sa correspondance témoigne de jugements fort critiques sur le quartier qu'il y habitait, jeune homme ; le poète Saint- John Perse ne le fut pas davantage : maintes allusions transcrivent, au fil de l'oeuvre, l'image peu reluisante qu'il en gardait. Si les Pyrénées, Pau, la côte basque finirent par trouver quelque grâce aux yeux de l'adolescent, Bordeaux resta la ville-repoussoir, celle qui servait essentiellement de faire-valoir au rêve guadeloupéen. Elle symbolisa en effet, pour le jeune Créole, l'exil et la chute, la rupture avec le royaume de l'enfance. Loin de faire silence sur ce séjour aquitain d'Alexis Leger, il convenait d'en souligner l'importance majeure. N'en déplaise à un poète qui a toujours prétendu se dissimuler sous le Masque d'Or de la poésie, qui a toujours rêvé d'une création pure qui n'entacherait aucun vécu, Saint-John Perse doit forcément beaucoup à Alexis Leger. Ne serait-ce que par les difficultés qu'il rencontra à Bordeaux, par les dégoûts qu'il y éprouva, le poète est forcément quelque part redevable à la ville. C'est donc oublieux de tous griefs que des Bordelais ont tenu à le célébrer : en mars 1994, le C.E.L.F.A. de l'Université Michel de Montaigne a organisé un colloque "Saint-John Perse ; les années de formation" que la plupart des spécialistes du poète, venus parfois de fort loin, eurent à coeur d'honorer de leur présence. Les textes ici colligés sont le fruit de cette rencontre.
Depuis 1992, les Coordinations des intermittents du spectacle se sont construites autour d'un constat et d'une revendication: la discontinuité de l'emploi qui caractérise le secteur du spectacle concerne un nombre grandissant de travailleurs et pas uniquement les artistes et les techniciens du cinéma, du théâtre, de la télévision, du cirque, de la danse, etc. Pour combattre la précarisation et la paupérisation de couches de plus en plus importantes de la population, le régime de l'intermittence doit être élargi à tous les travailleurs soumis à la flexibilité de l'emploi. C'est avec le mouvement social qui a marqué la scène politique de juin 2003 à avril 2007 que, pour la première fois, le mot précaire fait son entrée dans l'espace public. Les intermittents en lutte assument, jusque dans le nom qu'ils se donnent, le fait d'être à la fois "intermittents" et "précaires". La Coordination des Intermittents et Précaires a ainsi porté à un niveau supérieur le conflit en le déplaçant sur un terrain politique. En démontrant que le travail déborde l'emploi, que le temps de chômage est aussi un temps d'activité, que ces activités restent invisibles à l'entreprise et aux institutions, les intermittents se battent pour des "nouveaux droits sociaux", pour la continuité des droits et du revenu en situation de discontinuité de l'emploi, plutôt que pour l'emploi à plein temps. Ce livre retrace la genèse, les développements et les résultats d'une recherche qui a été le fruit d'une coopération et d'une coproduction entre "savants" et "profanes", entre des chercheurs universitaires et les militants des collectifs et des coordinations.
Corsani Antonella ; Boutillier Sophie ; Chanteau J
Le travail salarié est-il en vole de disparition ?... Chômage, précarité, travail indépendant, monoentreprises,... pour nombre d'économistes libéraux la société de demain sera une société d'entrepreneurs. Mais cette réhabilitation médiatisée de l'individu dans la production est Lin leurre. En période d'incertitude économique aiguë, l'adaptation de l'entreprise à l'évolution de la demande exige l'utilisation flexible du travail, où les individus sont polyvalents et disponibles à tout moment. Le salariat a été à tort considéré, lors de la période euphorique des Trente Glorieuses, comme synonyme de stabilité et de réussite sociale. La crise du modèle d'après-guerre érode le travail salarié. Les friches salariales l'attestent : les mesures d'aménagement du temps de travail, l'individualisation de la rémunération ou encore la délocalisation de la production rendent le travail plus malléable, mieux maîtrisable, moins cher. Des réservoirs de travail Superflu, exploitables à tout moment, se sont constitués à coups de mesures de libéralisation et de déréglementation des marchés. Ce numéro d'Innovations présente aussi un débat important sur les défis stratégiques et politiques de l'intelligence économique dans un contexte de forte concurrence.
Tout commence à Reims, ville obligée au couvre-feu dès 18h. Seulement, la crise sanitaire n'existe pas. Le couvre-feu a été instauré à cause de crimes dans les rues devenus incontrôlables. Il faut agir vite, d'autant plus que les Rémois n'y croient pas. Un couvre-feu pour des meurtres ? Voyons, il n'y a pas de meurtres dans notre ville ! Et pourtant...
Au début du 21e siècle, le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie biologique et sociale son "coeur de métier", de l'individu conçu comme entreprise un sujet sommé d'être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Le salariat se transforme, le travail mute. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du travail et des relations de travail génère des "zones grises" entre le travail salarié et le travail indépendant classiques. Une multitude de nouvelles figures précaires du travail émergent dans ces zones, des figures doubles, en tension entre l'autonomie et l'hétéronomie. Autonomie contrainte et concurrence par la coopération sont les oxymores de la société du travail née des noces du capitalisme cognitif et du néolibéralisme. Pourtant, c'est dans ces zones grises que des stratégies originales de résistance s'inventent. Il ne s'agit pas seulement de dire "non" à la raison néolibérale, il s'agit d'affirmer positivement, de manière pragmatique, par l'expérimentation politique et sociale, des formes économiques diverses. Plus précisément, un système de protection sociale mutualiste et une entreprise coopérative "sans patrons". Chercheuse impliquée, spécialiste des mutations du travail, des métamorphoses du salariat et de l'essor d'expérimentations socio-politiques originales, notamment dans le champ de l'économie sociale et solidaire, Antonella Corsani a accompagné ces mouvements inédits pendant plusieurs années en France. Ces histoires de résistance attestent une tension permanente vers la liberté comme autonomie véritable, dans un contexte où l'autonomie individuelle est, en quelque sorte, prescrite. Les collectifs de travail qu'elle a observées in situ désirent la mutualisation et la coopération. Leur but est d'accroître l'autonomie réelle de chacune et du groupe par l'interdépendance. Et des chemins de la liberté de s'ouvrir ainsi, à tâtons.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.