Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Religions, valeurs et développement dans les Amériques
Bastian Jean-Pierre ; Aubrée Marion ; Bataillon Gi
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296036239
Les valeurs religieuses engagent un certain rapport de l'homme à la société qui s'est traduit par des types de comportements économiques. La thèse sociologique classique se trouve chez Max Weber qui s'est bien gardé d'avancer une explication causale mécaniste entre protestantisme et capitalisme, mais qui a mis en relief, à un certain moment socio-historique, l'affinité élective entre une éthique religieuse et un esprit du capitalisme. La thèse a certes suscité et suscite toujours de nombreuses discussions et critiques. Néanmoins, certains auteurs ont repris l'analyse du marqueur religieux comme élément structurant différenciant l'Amérique anglo-saxonne et l'Amérique hispanique dans leurs modes de développement. Ce thème est abordé à nouveaux frais en perspectives socio-historique dans un contexte où les rapports nord-sud sont marqués par des différences et des oppositions non seulement économiques, mais aussi culturelles et religieuses souvent englobées sous la catégorie de développement. Cet ouvrage est le fruit d'un colloque organisé en Mars 2006 à l'université Marc Bloch de Strasbourg par al Société Suisse des Américanistes (SSA) et le Centre de Sociologie des Religions et d'Ethique sociale (CSRES).
Pendant plus d'un siècle, le protestantisme vaudois a été déchiré en une Eglise liée à l'Etat et une seconde qui se voulait libre. Pour la première fois, un historien et sociologue raconte cet épisode constitutif de l'identité religieuse de la Suisse romande, soulignant notamment l'originalité d'une Eglise libre pionnière dans la mise en place de progrès sociaux. Un fait de l'histoire récente du protestantisme local, mais avec des enjeux bien plus vastes liés entre autres à la laïcité. Cette recherche abondamment illustrée intéressera à la fois les nombreux descendants des acteurs de ce moment clef de l'identité romande et les férus d'histoire contemporaine.
Défier la gravité, mettre sa résistance à l'épreuve, recourir à des produits dopants, se frotter à des environnements hostiles ou à des adversaires violents: autant de formes diversifiées d'un d'engagement corporel radical, perceptible à travers certaines pratiques sportives contemporaines. Comment expliquer ces comportements? Que signifient-ils pour leurs adeptes? Quand dépasse-t-on le seuil du socialement acceptable? Enfin, quels sont les modes de régulation mis en ?uvre? Le présent ouvrage, première synthèse du genre sur le sujet, apporte des éléments de réponse à ces questions, à travers une revue des connaissances sociologiques disponibles sur l'engagement dans des modalités risquées de pratique sportive, et sur la manière dont les dangers sont produits, identifiés et collectivement pris en charge. De nombreuses études de terrain viennent illustrer les perspectives théoriques présentées, concernant des pratiques aussi variées que les sports de glisse et de combat, en passant par les sports collectifs, le cyclisme ou encore la fréquentation de la montagne. La question du dopage figure aussi en bonne place parmi les sujets développés. L'ouvrage s'adresse aux étudiants comme aux enseignants-chercheurs des filières Sociologie et STAPS qui disposeront d'un accès facilité et thématique à l'abondante littérature traitant des risques sportifs. Les adeptes de "sports à risque", institutionnels, gestionnaires de sites de pratique et simples curieux y trouveront également des éléments de compréhension d'un phénomène qui suscite un intérêt croissant.
Le 7 octobre 1871, Flaubert écrit à George Sand : " Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! "
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.