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Quelle prédication des fins dernières aujourd'hui ?. Hors-série n°27
LA NEF
26,95 €
Épuisé
EAN :9782916343150
La prédication des fins dernières est devenue aujourd'hui incertaine. Les homélies des funérailles sont le plus souvent des panégyriques qui présument couramment du salut automatique du fidèle défunt. Un silence pudique entoure le statut actuel de celui-ci : "où" est-il ? On s'adresse à sa dépouille mortelle comme un sujet. On est bien embarassé de prier pour lui car on ne voit pas bien l'alternative qu'il pourrait y avoir à sa résurrection totale. Les accents de nos homélies visent davantage à consoler ceux qui sont dans le deuil - dessein assurément louable - qu'à les alerter sur la gravité d'un enjeu éternel et sur la responsabilité qui en échoit. Les mots "enfer", "purgatoire", "jugement" ont quasiment disparu du lexique sermonnaire et catéchétique, à moins que leur contenu n'ait changé. La crainte semble désormais correspondre à un stade infantile de la religion et ceux qui la prêchent sont assimilés à des terroristes spirituels. L' "âme" elle-même, ainsi que le faisait remarquer le cardinal Ratzinger, n'est même plus mentionnée dans la liturgie réformée. La théorie moniste de l'homme mourant tout entier et ressuscitant tout entier rend d'ailleurs incompréhensible la résurrection des corps, à la parousie. Il y a sans doute peu de domaines autant marqués par une "herméneutique de la rupture" que celui-ci. Mais à escamoter ce chapitre des fins dernières, le christianisme contemporain s'expose à esquiver les grandes questions sur le tragique de la vie, qui font l'humanisme, et, de ce fait, à devenir sans intérêt.
Fleurs cueillies sur la route de Chartres, échos du temps qui passe, variations sur les mystères chrétiens, ce recueil rassemble quelques chroniques publiées dans La Nef, sur des questions de foi, de spiritualité et de vie chrétienne : utilité de l'adoration ou des anges, intérêt de lire la Bible, le manque de temps, la mort, le carême, chasteté et mariage, pourquoi faire une retraite spirituelle, comment discerner une vocation, etc. Questions simples, questions éternelles, questions compliquées, l'auteur propose quelques pistes de méditation et de réflexion, au service d'un approfondissement de la foi. L'ensemble est précédé d'un inédit, méditations nées sur le chemin de Chartres.
Benoît XVI a publié le 7 juillet 2007 le Motu Proprio Summorum Pontificum en l'accompagnant d'une lettre aux évêques qui en indique l'esprit et les raisons. Quel est le sens de ce Motu Proprio ? C'est à ces questions que ce livre répond. Il propose notamment un historique de la réforme liturgique promulguée par le pape Paul VI en 1969 et de son application : s'il n'y avait pas eu de débordements liturgiques, en France notamment, un tel Motu Proprio n'aurait sans doute pas été nécessaire. Vingt personnalités ecclésiastiques apportent ici leur analyse de ce Motu Proprio : le cardinal Jean-Pierre Ricard, Mgr Dominique Rey, Dom Antoinne Forgeot, Dom Louis-Marie, Mgr Gilles Wach, le RP Somme, le RP Humbrecht, le RP de Blignières, l'abbé John Berg, l'abbé Gitton, l'abbé Barthe, etc.
Les prêtres sont un "immense don [... ] non seulement pour l'Eglise, mais aussi pour l'humanité elle-même" . Benoît XVI nous a offert les lumières de son magistère théologique pour éclairer le mystère du sacerdoce, qu'il a aussi illustré par la remise en exergue de la sainteté de Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars. Le pape insiste sur l'ontologie sacramentelle du prêtre dont découle la dimension fonctionnelle du sacerdoce. Celle-ci, du reste, est fortement marquée par le fait que le prêtre agit in persona Christi, laissant le Christ être le sujet de la liturgie ; quand il enseigne, le prêtre ne s'annonce pas lui-même mais annonce Dieu et sa Parole et quand il exerce son autorité pastorale, il la comprend comme un service à l'égard du sacerdoce baptismal. Enfin, l'agir sacerdotal, qui présuppose la configuration ontologique au Christ, implique à son tour la conformation morale du ministre au même Seigneur par l'identification de la personne du prêtre à sa mission, notamment à travers la pratique des trois conseils évangéliques.
La première édition de cette originale histoire de la messe est de 2003. Le livre, qui répondait à un besoin était épuisé. Et ce besoin est aujourd'hui d'autant plus grand que les visées liturgiques du pape Benoît XVI donnent à cet ouvrage une singulière actualité. Le voici donc à nouveau disponible, augmenté de deux textes fondamentaux du cardinal Ratzinger les deux conférences qu'il prononça aux Journées liturgiques de Fontgombault les 22-24 juillet 2001, textes hélas peu connus , où, dans le premier, il explique la théologie de la liturgie à travers le mystère pascal en insistant sur l'aspect sacrificiel de la messe et, dans le second, il livre l'état de ses réflexions sur la valeur de l'usage du missel traditionnel (dit de saint Pie V) dans l'Eglise. On comprendra l'immense intérêt de ces textes qui forment une introduction idéale à cette histoire de la messe : celle-ci s'intéresse tout particulièrement au Mouvement liturgique qui donne la clé de la situation liturgique actuelle. C'est pourquoi cette étude commence par le Mouvement liturgique, qui reprochait au Moyen Age d'avoir obscurci le sens de la messe. En examinant la véracité de cette assertion, l'auteur en arrive à la réaction protestante, puis à la messe des origines à laquelle les réformateurs prétendirent revenir. Un livre indispensable pour comprendre les enjeux liturgiques actuels.