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Le sacerdoce selon Benoît XVI. Préface de Mgr Jean-Pierre Batut
LA NEF
21,30 €
Épuisé
EAN :9782916343136
Les prêtres sont un "immense don [... ] non seulement pour l'Eglise, mais aussi pour l'humanité elle-même" . Benoît XVI nous a offert les lumières de son magistère théologique pour éclairer le mystère du sacerdoce, qu'il a aussi illustré par la remise en exergue de la sainteté de Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars. Le pape insiste sur l'ontologie sacramentelle du prêtre dont découle la dimension fonctionnelle du sacerdoce. Celle-ci, du reste, est fortement marquée par le fait que le prêtre agit in persona Christi, laissant le Christ être le sujet de la liturgie ; quand il enseigne, le prêtre ne s'annonce pas lui-même mais annonce Dieu et sa Parole et quand il exerce son autorité pastorale, il la comprend comme un service à l'égard du sacerdoce baptismal. Enfin, l'agir sacerdotal, qui présuppose la configuration ontologique au Christ, implique à son tour la conformation morale du ministre au même Seigneur par l'identification de la personne du prêtre à sa mission, notamment à travers la pratique des trois conseils évangéliques.
En plus de cinq années, Jacques, toujours curieux de tout, a écrit sur quasiment tous les sujets. Il l'a fait avec son style relevé qui redonne à la langue française un peu de son panache trop souvent perdu aujourd'hui. Il est rare de trouver chez un jeune écrivain une telle maîtrise de la langue. Cette maîtrise, qui seule permet le souci de la belle phrase, est au service d'une véritable pensée, structurée et militante, parfois emportée et polémique, voire désopilante : tout cela, vous le découvrirez vous-mêmes dans les pages qui suivent et qui rassemblent l'essentiel de sa production littéraire pour La Nef de 2005 à 2010. [... ] "En relisant ces pages avec le recul, on s'aperçoit combien la plupart n'ont pas vieilli et abordent des problématiques qui sont loin d'être amenées à disparaître : elles demeurent un aiguillon pour qui veut réfléchir dans un monde qui y invite si peu". Christophe Geffroy (extrait de la préface)
Alors que notre monde devient fou, obsédé par l'argent, l'hédonisme, le scientisme, de plus en plus d'intellectuels revisitent les valeurs fondatrices du christianisme. Ces voix, nous avons eu à coeur de les réunir afin de les entendre, simplement, dans l'expression subjective de leur rapport quotidien au christianisme, aujourd'hui pour demain, affirmer l'attitude chrétienne en tant que possibilité d'élévation de la personne humaine. Contre la menace d'extinction totale, reparler d'amour en acte relève de l'insoumission indispensable. Avec notamment Thierry Ardisson, Thibaud Collin, Paul-Marie Couteaux, Falk van Gaver, Christophe Geffroy, Jacques de Guillebon, Fabrice Hadjadj, Alain Santacreu, François Taillandier, etc.
La prédication des fins dernières est devenue aujourd'hui incertaine. Les homélies des funérailles sont le plus souvent des panégyriques qui présument couramment du salut automatique du fidèle défunt. Un silence pudique entoure le statut actuel de celui-ci : "où" est-il ? On s'adresse à sa dépouille mortelle comme un sujet. On est bien embarassé de prier pour lui car on ne voit pas bien l'alternative qu'il pourrait y avoir à sa résurrection totale. Les accents de nos homélies visent davantage à consoler ceux qui sont dans le deuil - dessein assurément louable - qu'à les alerter sur la gravité d'un enjeu éternel et sur la responsabilité qui en échoit. Les mots "enfer", "purgatoire", "jugement" ont quasiment disparu du lexique sermonnaire et catéchétique, à moins que leur contenu n'ait changé. La crainte semble désormais correspondre à un stade infantile de la religion et ceux qui la prêchent sont assimilés à des terroristes spirituels. L' "âme" elle-même, ainsi que le faisait remarquer le cardinal Ratzinger, n'est même plus mentionnée dans la liturgie réformée. La théorie moniste de l'homme mourant tout entier et ressuscitant tout entier rend d'ailleurs incompréhensible la résurrection des corps, à la parousie. Il y a sans doute peu de domaines autant marqués par une "herméneutique de la rupture" que celui-ci. Mais à escamoter ce chapitre des fins dernières, le christianisme contemporain s'expose à esquiver les grandes questions sur le tragique de la vie, qui font l'humanisme, et, de ce fait, à devenir sans intérêt.
Le darwinisme n'est pas seulement une théorie scientifique. Il remplit aussi la fonction d'un mythe car il est une explication des origines. Or, sous ces deux aspects, il apporte une rupture dans l'unité du savoir. Fondé sur l'idée que les êtres vivants sont apparus par le jeu du hasard des mutations et de la sélection naturelle, il retire au monde son intelligibilité et prend la place de la métaphysique qu'il rend obsolète. Quant à la théologie, le mythe darwinien entend se substituer purement et simplement à la Révélation biblique des origines de l'homme. Les théologiens contemporains essaient néanmoins d'intégrer le darwinisme dans leur réflexion, mais il en résulte souvent une altération de la foi chrétienne. N'est-il pas temps de se libérer véritablement du darwinisme, théorie devenue obligatoire, alors qu'elle échoue à prouver véritablement sa validité ? Il est vrai que le sujet est complexe et les médias ne font rien pour l'éclairer en confondant darwinisme et évolution ou en opposant évolution et création. Ce livre synthétique mais percutant permet d'y voir plus clair sur ce sujet controversé. Il expose également la position de l'Eglise sur l'évolution et aborde des sujets brulants comme le créationnisme ou l'intelligent design.