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Quelle linguistique romane au XXIe siècle ?
Alén Garabato Carmen ; Alvarez Xosé Afonso ; Brea
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296125261
L'avenir de l'enseignement de ta Linguistique Romane est aujourd'hui en jeu et dépendra de la capacité de la discipline à se réorienter et à montrer qu'elle a encore beaucoup à apporter à la Science et à ta Société en général. Par ailleurs, loin de s'éteindre, la recherche en Linguistique Romane vit aujourd'hui des moments importants avec le cumul des savoirs hérités de plus de deux siècles d'études, des bases méthodologiques de plus en plus solides et le soutien des nouvelles technologies qui permettent de traiter toutes les informations de façon optimale. Les travaux qui composent ce livre contribuent non seulement à alimenter une réflexion sur l'avenir de ta discipline, déjà initiée depuis des années dans la communauté des Romanistes, mais également à mettre en évidence la fécondité de cette spécialité et l'intérêt indéniable qu'elle présente.
Il n'existait aucun ouvrage scientifique de référence dans la littérature sociolinguistique francophone à propos de la notion d'auto-odi [haine de soi], notion pourtant essentielle dans la compréhension des processus de substitution et d'abandon individuel et/ou collectif d'une langue en situation de domination, de minoration et d'idéologisation diglossique. Ce livre tente de combler cette lacune. L'auto-odi conduit donc le locuteur d'une manière souvent radicale et définitive à l'abandon de sa langue et à sa non-transmission, mais également à un combat parfois véhément à l'égard de ses origines, singulièrement linguistiques. La violence, pour certains excessive, portée par ce mot, a provoqué de nombreuses réactions dans la communauté de chercheurs. Mais ceci n'a pas été un obstacle pour que la notion soit largement utilisée en sociolinguistique, à tel point que, citée en catalan, elle n'est parfois même pas signalée par des italiques ou des guillemets et Rafael Li Ninyoles, l'auteur qui est à l'origine de son utilisation en sociolinguistique, n'est souvent même plus mentionné en référence. Près de 50 ans après l'apparition de ce terme, nous souhaitons revenir sur ce concept clé en menant d'une part une réflexion épistémologique autour de cette notion, d'autre part en évaluant son actualité et sa pertinence dans des contextes sociolinguistiques divers, et en envisageant enfin une possible intervention glottopolitique pour une sortie de l'auto-odi.
Depuis deux décennies. dans les régions du sud de la France. l'émergence de nouveaux usages de l'occitan dans les raisons sociales d'entreprises et les noms de produits et services commerciaux constitue un paradoxe : cette langue dominée, dont les usagers natifs sont en voie d'extinction, est mise en scène sous forme de lexies et dénoncés dont la visibilité est inversement proportionnelle à la normalité, témoignant souvent d'une grande créativité. Nommer une cave " Opi d'aquí " [Opium d'ici], une bière " Trobairitz " [Femme troubadour], un vin rosé " Lo camin del còr " [Le chemin du coeur] ou des pâtes alimentaires " Camba de blat " [Jambe de blé] n'est pas anodin. Il s'agit de microactes glottopolitiques qui entrent en dissonance avec la substitution de l'occitan par le français. Ce phénomène n'est pas sans lien avec une évolution positive de la perception de l'occitan par la société : la multiplication de ces pratiques — concernant une langue en voie de disparition — est digne de mobiliser l'attention des sociolinguistes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.