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Philosophies et théologies au XXIe siècle. Actes du colloque des 7-8-9 juillet 2016 - Abbaye Saint-L
Brunier-Coulin Claude ; Petit Jean-François
ORIZONS
35,00 €
Épuisé
EAN :9791030901399
Une cloison étanche semble aujourd'hui séparer philosophie et théologie. Depuis l'époque moderne, chacune suit son propre destin, l'une sous l'autorité de la seule raison, l'autre se laissant guider par la Révélation ; l'une défend jalousement son autonomie, alors que l'autre se met délibérément à l'écoute d'une parole qui lui vient d'ailleurs. "Ose penser par toi-même", dit l'une. "Crois pour comprendre", réplique l'autre. Entre philosophie et théologie, entre Athènes et Jérusalem, la disjonction semble irréversible. Si l'hostilité entre elles n'est plus de mise, c'est au prix d'une ignorance réciproque. Mais cette logique disjonctive qui caractérise les temps modernes n'est pas un modèle standard. Au XXe siècle, le christianisme et les philosophies ont aussi continué à converser à partir du renouveau thomiste, du spiritualisme français, du criticisme kantien ou de la phénoménologie allemande, pour ne citer que quelques courants. Sans mener un bilan exhaustif, ce colloque patronné par l'Académie catholique du Val de Seine, voudrait prendre en revisiter certaines figures centrales ou plus oubliées de ces philosophies. Celles-ci furent qualifiées tantôt "d'inspiration chrétienne", de "catholique", notamment suite au célèbre débat de Juvisy de 1933 où intervinrent, pour ne citer qu'eux, Maurice Blondel, Jacques Maritain, Gabriel Marcel, Etienne Gilson, Edith Stein.
Résumé : Le pas suivant est celui que nous devons faire pour sortir des impasses et des situations répétitives qui souvent jalonnent notre vie. Plutôt que de les subir, il peut être opportun de chercher à comprendre l'éventuel sens dont elles sont porteuses. En quoi ces déceptions, ces blessures cherchent-elles à nous proposer des changements dans nos comportements et dans les valeurs qui les motivent ? Dans la perspective d'une évolution intérieure se faisant au cours de vies successives, une question semble bienvenue : que suis-je venu apprendre cette fois-ci ? A partir d'échanges recueillis dans le cadre de psychothérapies individuelles ou en groupe, ce récit nous aide à identifier dans la vie quotidienne "ce qui freine encore". Car il est possible de décoder des signes de dysfonctionnement dans notre présent qui révèlent les sources de nos difficultés récurrentes. Pour certains, cependant, c'est en cherchant des racines plus lointaines dans des vies passées qu'ils trouveront le fil rouge qui explique la détresse du présent. Une fois ces prises de conscience effectuées, il nous reste alors à apprendre affronter l'inconnu pour acquérir les outils nécessaires à la prise en main e notre destin, forts de nos acquis antérieurs et conscients des obstacles qui demeurent. Sur notre route vers la liberté et l'autonomie, nous allons devoir remettre en question notre attachement aux biens matériels, notre dépendance à certains liens affectifs , nos identifications avec des croyances et des opinions qui vont s'avérer illusoires et passagères. Afin qu'au terme de cette vie nous puissions jeter un regard apaisé sur le chemin parcouru, avec le sentiment de la tâche accomplie.
Le présent ouvrage rassemble les interventions d'un colloque qui s'est tenu du 24 au 26 septembre 2015, sous l'intitulé Institutions et destitutions de la totalité. Explorations de l'oeuvre de Christian Godin. Ce colloque s'est tenu en deux endroits : une première journée le 24 septembre à la Maison des Sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand suivie d'une journée et demi à l'Université Paris Descartes, dans les locaux de la Sorbonne les 25 et 26 septembre. Le terme "institution" laisse immédiatement penser à l'établissement d'un principe à partir duquel se déploie une économie. Ce principe, ou axiome, serait un invariant posé comme quelque chose qui inspire le respect, la crainte, la révérence d'intouchable par le fortuit. Mais "destitution", aussitôt après, semble affirmer qu'un tel principe peut apparaître transitoire. Le pluriel indique que la totalité s'institue et se destitue selon des modalités différentes. Ceci étant, une question surgit aussitôt : comment un principe qui lègue un espace d'intelligibilité peut-il être dissous, disloqué, défait ? Ce colloque tente de répondre à cette problématique.
Morphologie du divertissement, est une étude du divertissement télévisuel. L'émission est prise, comme un récit, avec une structure définie selon les principes de l'analyse sémiotique de textes : structure narrative, schéma actantiel, registre littéraire. Les procédés stylistiques retenus sont principalement : l'immolation du candidat, la grivoiserie, le rire, les applaudissements, la domination charismatique, la frénésie cathodique, la prédication, l'illusoire omniscience, le brouillage, la logorrhée permanente, l'exigence d'unanimité. Le divertissement télévisuel a un autre but : la diffusion et l'endoctrinement de l'idéologie libérale-libertaire qui entreprend de reconstruire le monde. L'émission " N'oubliez pas les paroles " n'est pas prise pour elle-même, mais comme nouveau paradigme pour toutes les émissions télévisuelles : divertissement, culture, politique, sport, jeux.
Que la philosophie soit manière de vivre plutôt que matière à discours, action quotidienne plutôt que matière à connaissance, voilà ce qui aura été établi fermement depuis les recherches pionnières de Pierre Hadot, relayées par Michel Foucault, dans son livre devenu célèbre Exercices spirituels et philosophie antique (1981). Les textes réunis dans ce livre, à la suite d'un colloque tenu en juillet 2017, tentent de définir les modalités et les enjeux de ces invitations renouvelées à une transformation radicale de nos manières de vivre.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.