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Institutions et destitutions de la totalité
Brunier-Coulin Claude
ORIZONS
35,00 €
Épuisé
EAN :9791030900897
Le présent ouvrage rassemble les interventions d'un colloque qui s'est tenu du 24 au 26 septembre 2015, sous l'intitulé Institutions et destitutions de la totalité. Explorations de l'oeuvre de Christian Godin. Ce colloque s'est tenu en deux endroits : une première journée le 24 septembre à la Maison des Sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand suivie d'une journée et demi à l'Université Paris Descartes, dans les locaux de la Sorbonne les 25 et 26 septembre. Le terme "institution" laisse immédiatement penser à l'établissement d'un principe à partir duquel se déploie une économie. Ce principe, ou axiome, serait un invariant posé comme quelque chose qui inspire le respect, la crainte, la révérence d'intouchable par le fortuit. Mais "destitution", aussitôt après, semble affirmer qu'un tel principe peut apparaître transitoire. Le pluriel indique que la totalité s'institue et se destitue selon des modalités différentes. Ceci étant, une question surgit aussitôt : comment un principe qui lègue un espace d'intelligibilité peut-il être dissous, disloqué, défait ? Ce colloque tente de répondre à cette problématique.
Une cloison étanche semble aujourd'hui séparer philosophie et théologie. Depuis l'époque moderne, chacune suit son propre destin, l'une sous l'autorité de la seule raison, l'autre se laissant guider par la Révélation ; l'une défend jalousement son autonomie, alors que l'autre se met délibérément à l'écoute d'une parole qui lui vient d'ailleurs. "Ose penser par toi-même", dit l'une. "Crois pour comprendre", réplique l'autre. Entre philosophie et théologie, entre Athènes et Jérusalem, la disjonction semble irréversible. Si l'hostilité entre elles n'est plus de mise, c'est au prix d'une ignorance réciproque. Mais cette logique disjonctive qui caractérise les temps modernes n'est pas un modèle standard. Au XXe siècle, le christianisme et les philosophies ont aussi continué à converser à partir du renouveau thomiste, du spiritualisme français, du criticisme kantien ou de la phénoménologie allemande, pour ne citer que quelques courants. Sans mener un bilan exhaustif, ce colloque patronné par l'Académie catholique du Val de Seine, voudrait prendre en revisiter certaines figures centrales ou plus oubliées de ces philosophies. Celles-ci furent qualifiées tantôt "d'inspiration chrétienne", de "catholique", notamment suite au célèbre débat de Juvisy de 1933 où intervinrent, pour ne citer qu'eux, Maurice Blondel, Jacques Maritain, Gabriel Marcel, Etienne Gilson, Edith Stein.
Que la philosophie soit manière de vivre plutôt que matière à discours, action quotidienne plutôt que matière à connaissance, voilà ce qui aura été établi fermement depuis les recherches pionnières de Pierre Hadot, relayées par Michel Foucault, dans son livre devenu célèbre Exercices spirituels et philosophie antique (1981). Les textes réunis dans ce livre, à la suite d'un colloque tenu en juillet 2017, tentent de définir les modalités et les enjeux de ces invitations renouvelées à une transformation radicale de nos manières de vivre.
Morphologie du divertissement, est une étude du divertissement télévisuel. L'émission est prise, comme un récit, avec une structure définie selon les principes de l'analyse sémiotique de textes : structure narrative, schéma actantiel, registre littéraire. Les procédés stylistiques retenus sont principalement : l'immolation du candidat, la grivoiserie, le rire, les applaudissements, la domination charismatique, la frénésie cathodique, la prédication, l'illusoire omniscience, le brouillage, la logorrhée permanente, l'exigence d'unanimité. Le divertissement télévisuel a un autre but : la diffusion et l'endoctrinement de l'idéologie libérale-libertaire qui entreprend de reconstruire le monde. L'émission " N'oubliez pas les paroles " n'est pas prise pour elle-même, mais comme nouveau paradigme pour toutes les émissions télévisuelles : divertissement, culture, politique, sport, jeux.
Il est question depuis longtemps de "théologie littéraire", pour exprimer à la fois une lecture théologique de la littérature et une écriture littéraire de la foi et de la réflexion chrétiennes. Nous avons, d'une part, des auteurs comme Kierkegaard, Baudelaire, Mauriac, Grosjean, Péguy, Bernanos, Char, Bauchau, Bonnefoy. De l'autre des genres littéraires comme le journal, le roman, les réécritures bibliques, le langage mystique, la nouvelle, le langage poétique. Dans sa grande oeuvre, La littérature et le spirituel, André Blanchet, imprégné de l'oeuvre de Claudel, considère qu'il faut réinvestir le monde après avoir trouvé Dieu, pour y retrouver les empreintes laissées par le Créateur. Peut-on sacrifier sa foi au pur plaisir littéraire, en s'engageant, pour servir la religion, dans des voies qui peuvent lui nuire ? Y a-t-il une affinité entre la théologie et la littérature pour une parole qui ne leur appartient pas et qui se promet à elles ? Permet-elle au chrétien de voir dans l'autre le visage divin ? Est-il utile de s'attarder à l'étude d'écrivains croyants ou agnostiques ou athées ? La littérature permet-elle de déceler la quête d'absolu, les affinités et les différences avec le christianisme ?
D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...